Clostrophobiques s'abstenir. Les profondeurs abyssales de la peur humaine dans lesquelles nous amène Dorison sont dantesques. Le dessin fait d'ombres parsemées de lueurs glauques donne l'impression que tout est éclairé à la bougie, comme un léver au bout milieu d'une nuit froide. Tout est haletant et question de survie. Cela transpire comme dans le film "Das Boot". Le contexte de la découverte "civilisation abandonnée et emprisonnant le Mal" donne une dimension philsophique et biblique à cette DB envoutante. 3 ans que je l'ai lue et les frissons me parcourent encore l'échine ....
Voila une BD d’atmosphère. Atmosphère sous marine.
L’action se déroule dans un sous marin Américain ultra moderne, qui navigue dans les eaux sous marine Syrienne. Un écho sur l’écran radar va leur faire découvrir un autre sous marin, gisant par 1200 mètres de fond.
Au départ, l’histoire commence dans une ambiance très militaire et rigide dans ce bâtiment récent de la marine Yankee.
L’atmosphère à bord du bâtiment est bien rendue, et déjà on se sent rapidement pris dans cette ambiance oppressante qui habite un sous marin en plongée.
Sombres sont les couleurs, très sombres, à la limite bleu nuit, noir. De ce fait, certains dessins sont difficiles à décrypter et les personnages souvent dans l’ombre, sont parois difficiles à identifier.
Le scénario semble bien démarrer, mais le dessin ne me parle pas. Je le trouve trop froid et impersonnel même si le trait est par ailleurs fin et efficace.
J’aime sans plus, mais il faut la suite pour se faire une idée.
Quand je me laisse happer par l'ambiance d'une BD, c'est une réussite pour moi. Cette expédition sous marine m'as littéralement "glué" les yeux au papier (quelques néologismes ne font pas de mal) tant le scénario reprend des thèmes que j'affectionne particulièrement : mystères fantastico-historiques and cie.
C'a fait plus d'un mois que j'ai emprunté cette BD (c'est la médiathèque qui fait la tête !) et je ne l'avais toujours pas lue. Et bien je l'ai dévoré aujourd'hui comme un met de choix.
L'atmosphère m'a de suite semblée de la trempe du film "Alien" (véritable référence pour moi) bien que ca se passe dans les profondeurs et non dans l'espace. C'est certainement dû au traitement de l'histoire dans ce sous-marin, véritable espace confiné glauque à souhait qui n'est pas sans rappeler le Nostromo. Le scénario est un peu analogue à ce chef d'oeuvre cinématographique par certains aspects : expédition dans un lieu inconnu et mystérieux à l'aide d'équipements spéciaux, un individu est frappé de symptômes médicaux étranges, la tension monte graduellement entre les membres de l'équipage... Bref c'est du tout bon et on se laisse emporté même si ce n'est pas innovant.
L'atmosphère oppressante est vraiment bien rendue à travers des illustrations sombres et sobres. Malgré tout, autant je trouve les scènes de décors réussies, autant les personnages sont quelconques et les couleurs un peu ternes et fades. Ca reste quand même drôlement efficace mais l'album aurait certainement pris une dimension supplémentaire... Dommage.
Je passe vite fait sur une petite imvraisemblance : je doute que plonger à 1200m de profondeur en dehors d'un sous-marin soit possible.
Un très bon premier tome. Je vais lire la suite de suite !
Et oui, difficile de ne pas se laisser prendre par le scénario concocté par Xavier Dorison. Le mystère des profondeurs insondables sur fond d'intrigue historico-archéologique : classique, peut-être, mais efficacement mené.
Le lecteur passera donc allègrement sur les nombreuses invraisemblances. J'ajouterai à celles relevées par Bidibul l'ignardise du médecin de bord (il débarque de la planète Mars celui-là ?)à qui il faut expliquer ce qu'est un sous-marin de la classe "Grayback II". Et puis la vocation d'un sous-marin de guerre, c'est de rester le plus discret possible, donc de n'emettre un signal radio qu'en cas d'absolue nécessité, et surement pas pour avertir son QG qu'il change de route... Last but not least, à 1200 mètres de profondeur, la pression est telle que la moindre voie d'eau dans un compartiment remplit celui-ci en quelques secondes... Bon, d'accord, je chipotte.
Le dessin sert parfaitement bien l'intrigue, et retranscrit bien l'ambiance oppressante avec de belles couleurs sur fond noir. A déplorer effectivement le manque de lisibilité des personnages que l'on identifie mal, et un certain manque d'homogénéïté pour les intérieurs du sous-marin (on alterne entre le vaisseau spatial futuriste, le complexe hospitalier et l'atelier de Dédé, le garagiste indépendant du coin).
Pour terminer, une série bouclée en trois tomes, c'est un exemple à suivre par certains auteurs et éditeurs qui ont du mal conclure (les mauvaises langues diront volontairement) certaines saga.
Sanctuaire : Lieu saint; édifice consacré à la pratique d'un culte. Lieu fermé, secret.
Le titre est à lui seul très parlant et nous met déjà la puce à l’oreille. De même, le prologue (un poème ougarit) et deux courtes séquences d’introduction (se déroulant en 1945 et 1957, avant d'être propulsé en 2029) nous plongent directement dans le bain (c’est le cas de le dire): il sera donc sans doute question d’une divinité qu’il serait préférable de ne pas réveiller ou déterrer…
Si Sanctuaire se révèle efficace de bout en bout, il ne révolutionne pas le genre pour autant. Il n’y a pas vraiment de surprises et les impressions de « déjà vu » foisonnent : une pincée d’aventures archéologique (Indiana Jones ?), une bonne dose de mystère dans les grandes profondeurs (Abyss, Sphere ?), une expédition à ne pas mener (Alien ?), des gens qui pètent les plombs dans un huis clos (Le vaisseau de l’au-delà ?),… les références cinématographiques semblent nombreuses. Quant à l’atmosphère oppressante et claustrophobe qui règne, je pense qu’elle est inhérente à toute histoire de sous-marin qui connaît quelques soucis.
C’est sans doute le plus grand reproche que je puisse faire à Dorisson : il ne prend aucun risque et semble viser le succès commercial avant l’originalité et la créativité (dans ce 1er tome en tout cas).
Je fermerai les yeux sur quelques invraisemblances (le gars qui tombe sur une photo en parfait état -après avoir passé 70 ans dans l’eau…- et qui devine tout de suite que c’est la clé du problème ; un ingénieur système qui décrypte des récits mythologiques ougaritiques là où plusieurs spécialistes se sont cassés les dents, …). Je ferme les yeux parce que malgré cela j’ai été pris dans l’ambiance et je demande à voir la suite.
Un mot enfin sur le dessin : je n’accroche pas spécialement au style mais là n’est pas le plus important. Le dessin devrait être au service du scénario, mettre en valeur l’histoire, et non entraver la clarté de la narration. Or ici, j’ai eu du mal à reconnaître les personnages principaux et c’est parfois agaçant.
Depuis le "Le troisième testament", série à succès qui a révélé son talent, les bédéphiles sont attentifs dès que Xavier Dorison sort une nouvelle bande dessinée. J'avoue donc que c'est sa signature qui m'a poussé à lire "Sanctuaire" ; de plus, la couverture de ce premier tome est alléchante.
Les dessins de l'album sont carrément moins réussis. Je ne connaissais pas Christophe Bec (à qui l'on doit visiblement "Zero Absolu" et "Hôtel particulier", que je n'ai pas lus) mais je trouve son dessin figé. S'il n'y avait pas une colorisation travaillée, on pourrait croire que l'album a une bonne vingtaine d'années tant le style de Bec me paraît dépassé. Certes, il sait dessiner et les decors sont réussis. Mais j'au eu du mal avec les visages des personnages tout au long de l'album.
Pourtant, le scénario de Dorsion est réussi. Au départ, j'étais un peu sceptique car la première partie du tome a des airs de longue mise en place, saupoudrée de points obscurs qui tendent à faire décrocher le lecteur. Très vite cependant, on est totalement immergé dans ce mélange d'Abyss et d'Alien. Ces références au septième art ne sont pas un hasard : Dorison a une approche très cinématographique de sa mise en scène et sait rythmer la fin du récit avec maestria. On a vraiment envie de lire le tome deux car on reste en plein suspense.
Bon album, et lancement prometteur de cette nouvelle série. Dommage que l'aspect graphique, trop décevant, fasse baisser la note globale. Cela reste un album à lire.
un tres bon album, plein de promesses pour la suite.
le mystique, c'est souvent lourdingue en BD puisqu'il est mené avec des gros sabots. Ici, il est introduit avec tout le mystere que l'on attend, et sans les lourdeurs. On est tellement dans la BD qu'on ne reagis meme pas quand le recit prend une tournure fantatstique !
les dessins de Bec sont tres tres bon... (et cette couv est magnifique) Le seul repproche que j'ai envi de faire est d'etre parfois un peu gras sur les ombres des visages. C'est vraiment trop sombre parfois.
Cette BD a été pour moi une bonne surprise! En effet, ça avait mal commencé: le dessin n'est franchement pas top au premier abord, car beaucoup trop "numérisé", ça se voit trop que ça a été colorisé sur ordinateurs. Mais ce détail s'efface rapidement au profit du reste!
L'histoire, elle, est vraiment très prenante! L’exploration tourne rapidement à la catastrophe, tout s’enchaîne mal, et on ressens vraiment la claustrophobie propre à ce genre d'histoire de sous marin coincé au fond de la mer. Un petit coté surnaturel fait rapidement son apparition, genre sauce X-Files. Bref, vraiment prenant, et je suis vraiment impatient de lire la suite!
En conclusion, si vous aimez tout ce qui est histoire militaire, et tout ce qui touche au surnaturel, cette BD est faite pour vous!
Même si je ne suis pas fan de ce genre d'illustrations (peut être un peu trop "sérieuses" à mon gout), le scénario est particulièrement intéressant. On suit avec suspens les aventures de l'équipage, et on attend avec impatience le second tome, qui apportera sûrement des réponses à bon nombre de nos questions !