Ce quatrième tome confirme le virage à 180° opéré par l’auteur lors du tome précédent.
Blain délaisse les deux histoires qu’il développait en parallèle depuis le début. Les péripéties d’Isaac à bord du vaisseau pirate semblent ainsi définitivement terminées et les aventures de sa fiancée sont abandonnées par l’auteur. Isaac n’est plus le peintre d’antan et encore moins le pirate de jadis. Son talent de peintre a maintenant fait place à celui de détrousseur.
De plus, notre héros qui ne trouve pas plus sa fiancée que l’artiste qui sommeille en lui, se fait voler la vedette par son compagnon d’infortune : Jacques le charpentier. Néanmoins, si la mer a fait place aux bas-fonds et bars parisiens, qu’Isaac n’est plus au premier plan et que le voyage initial est tombé à l’eau, Blain introduit tout de même quelques éléments intéressants dans ce quatrième tome.
Il y a d’abord cette bande de voleurs qui parvient un peu à compenser tous ces pirates passés par-dessus bord. Il y a ensuite l’amour d’Alice qui a fait place à celui d’un père heureux de retrouver son fils. Des éléments qui permettent de retrouver les qualités qui constituaient la force des deux premiers tomes, et cela, même si le scénario fait toujours plus penser à de l’improvisation qu’à de la construction minutieuse. Le graphisme continue par contre de faire des prouesses au niveau de l’ambiance, tandis que la narration demeure très efficace.
La série continue, mais on navigue de moins en moins, ou alors de bar en bar.
Isaac a beau chercher Alice, il fait chou blanc, et après tant d'absence on peut le comprendre.
Jacques et Isaac errent et ce sont eux désormais les éléments centraux du livre.
Certes, la série repart un peu après un tome 3 assez hâtif, mais elle peine à retrouver la consistance qui avait été la sienne lors des 2 premiers tomes, qu'on ne peut que regretter, avec nostalgie.
En ce qui me concerne, en tant que convaincu presque passionné du dessin de Christophe Blain, les traits de crayon, les teintes, les expression, ça m'aide à suivre.
Car, et il faut le dire, l'histoire est décousue, et on passe un peu (vite) du coq à l'âne.
Bref, j'ai trouvé que l'essor, les envolées poétiques, les pages superbes d'antan, on ne peut que les oublier.
C'est plus classique, c'est moins réussi, et plus du tout novateur.
Et, pour finir, que nous réserve le tome 5 ? J'avoue ne plus en attendre grand chose.
C'est triste.
Un 4ème tome bien meilleur que le 3ème selon moi. On retrouve plus d'action, il y a des rencontres assez interressantes, inattendues et complétement comiques dans leur façon de se dérouler bien que tragique dans le fond (par ex l'enlèvement d'Isaac et Jacques par des voleurs. L'attaque de l'amant d'Alice par les bandits est épique). Le personnage de Jacques prends beaucoup d'importance et annonce le tome suivant. Les dessins sont magnifiques car la façon de Christophe Blain de cadrer ses personnages dans un environnement donné est magnifique (les scènes dans le bar sont admirablement dessinées). On retrouve également dans son dessin un comique de situation comme la façon de dessiner les mouvements rapides des différents personnages. Un chef d'oeuvre d'humour et de subtilité en tout genre.
Embarqué sur le vaisseau pirate, Isaac n'a qu'un souhait : retrouver les siens. Le voilà à Paris. Mais pas au bout de ses peines ni de sa quête. Il est toujours pauvre, sans argent, sans travail. Sans nouvelles d'Alice aussi. Les retrouvailles avec son père et Marinette ne lui font pas oublier la jeune femme aux cheveux orange.
Et où sont passés ses copains ?... Disparu Monsieur Tarton, décédée Madame Jeannette. Et Alice ?... Aurait-elle cédé aux charmes de Philippe du Chemin Vert ?...
Retour. Tours. Détours. Blain réussit à peindre une aventure intérieure d'une grande sensibilité. L'album est bourré de charme, de tendresse, de poésie, d'humour aussi.
On a une envie en refermant ce quatrième volume : celle de découvrir la suite.
Sans avoir été conquis par cette série, j’avais jusqu’ici trouvé suffisamment d’éléments distrayants que pour apprécier la lecture des 3 premiers tomes.
Je dois cependant reconnaître que ce quatrième volet des aventures d’Isaac m’a plutôt ennuyé. De retour à la capitale, nos deux compagnons se découvrent des talents de détrousseur et de cambrioleur. Voilà le principal ingrédient narratif de l’album.
Alors qu’auparavant, le récit alternait les états d’âme d’Isaac et d’Alice, voici que la belle rousse a complètement disparu de la circulation (à l’exception d’une case). Dommage.
A ce rythme, Blain peut encore nous sortir des dizaines d’album avant que Isaac retrouve sa bien aimée. Et puis même, leurs retrouvailles ont-elles encore de l’intérêt ? Plus vraiment en ce qui me concerne. C’est d’ailleurs ce manque d’intrigue, voire de fil conducteur, qui me laisse sur ma faim.
Ha, non, alors ! C'est de pire en pire ! Isaac rentre à Paris, Isaac cambriole des apparts, Isaac se branle, Isaac cambriole des apparts, Isaac se branle ! C'est bon, on a compris ! Ma déception est à la mesure des promesses que recélaient les deux premiers tomes. Seul le dessin est d'une qualité constante, c'est largement insuffisant pour me faire acheter cet album !