Une véritable claque que cet ultime album de Lapinot !
Ca démarre comme on en avait pris l'habitude, avec la bande à Lapinot se distillant des répliques "cultissimes" au possible. De la bonne et franche rigolade. Pourtant, bien vite, Trondheim change le ton de l'album pour le transformer en un mélodrame burlesque et haletant.
Raconter trop l'histoire risquerait de trop la dévoiler. Mais il est impossible d'être déçu par cet album tellement il est maîtrisé par son auteur. Lorsque l'histoire tourne "au drame", Trondheim transforme cet album en chef d'oeuvre par la composition de certaines planches et sa faculté à faire monter la pression.
Drôle, décoiffant, cynique, surprenant et déroutant. Bref : culte !
Ouch, le coup de bambou !! Je suis en train de lire les "Lapinot" dans le désordre, et ça fait un effet bizarre de voir ce qu'il arrive dans cet album. Parce que Trondheim, sur le peu d'albums de lui lus jusqu'à présent, ne m'avait pas donné une telle impression de noirceur, de pessimisme. Pourtant, son récit est parfaitement maîtrisé, ses personnages bien écrits, son découpage excellent. Le rendu des couleurs est excellent, mais le côté "huis-clos" (qui est faux, mais en garde tout de même les contraintes) est carrément très fort ! Le trait de Tropndheim est toujours enfantin ? On s'en balance, Trondheim est peut-être le Franquin des années 2000 !
Que d’émotions !
Beaucoup de choses se jouent entre les personnages, dans ce tome, beaucoup de vérités, et aussi de nombreux quiproquos. On a l’impression que Trondheim se lâche, on rit énormément, mais paradoxalement cet album est aussi empreint de gravité, impression renforcée par le sentiment de catastrophe imminente qui plane au-dessus de la soirée organisée chez Nadia.
Puis les choses s’emballent, on va d’un coup de théâtre à un autre, on est ému, et on assiste médusés à la montée en puissance d’un scénario taillé au cordeau, jusqu’au final... final !
Hum. J'avais lu plusieurs chroniques sur coinbd avant de lire ce huitième Lapinot. J'avais donc déjà compris qu'il était surprenant et que la fin risquait d'être amère.
Pourtant, je n'avais pas vu arriver le final imaginé par Trondheim. Et je me suis retrouvé comme un con, l'album refermé, avec une évidente tristesse. Non seulement le sieur Trondheim va dramatiquement réduire sa production de BD, mais en plus il nous balance un émouvant Lapinot qui, par sa qualité, rend sa décision d'autant plus difficile à admettre.
Si vous ne connaissez pas la série, il vous est interdit de commencer par celui-là. Si vous ne les avez pas tous lus, il vaudrait mieux vous mettre à jour avant d'explorer "La vie comme elle vient". Parce qu'on à là une série incontournable des années 1990 et 2000, à l'image d'un auteur qui a d'ores et déjà marqué la nouvelle bande dessinée, et que ce huitième tome mérite d'être lu en connaissant les autres.
On rit encore pas mal dans cet album, même si le spectre d'un drame plane sur le récit. Les situations sont bien trouvées, Richard est toujours aussi délirant, Lapinot toujours attachant, Nadia toujours gentille... bref, tout le petit monde de Lapinot est présent, y compris les amateurs de jeux vidéo des Aventures sans Lapinot venus gentiment rendre visite. Et c'est avec un plaisir entier qu'on les retrouve, comme de vieux potes qu'on voit une fois l'an mais avec lequel le courant n'a jamais cessé de passer.
Une réussite, qui invite à la méditation après lecture, et qui devrait marquer durablement les esprits des bédéphiles.
Merci monsieur Trondheim. Et bravo pour l'ensemble de votre oeuvre.
Dire qu'il y a encore moins d'un an je jurais corps et âme que Lapinot était une série ennuyeuse, sans âme et sans aucun intérêt réel. Une lecture rapide de Blacktown ne m'avait pas laissé d'impérissables souvenirs. Et là, cet album… à n’en pas douter un incontestable chef d’œuvre.
Au fil des 7 précédents albums, les différents personnages de la série étaient devenus comme des amis. La puissance de la série Lapinot, et ce depuis le premier tome, c’est la qualité imparable de mise en scène dont fait preuve Trondheim. Ce tome ne déroge en rien à la règle. Mieux même, pour un dernier album Trondheim offre au lecteur ce qui est certainement le meilleur scénario de la série.
Sur une prémisse pourtant anodine (une soirée entre amis), Trondheim provoque l’apocalypse de l’univers que nous avions tant pris plaisir à retrouver. C’est surprenant, déroutant, surtout de la part d’une série qu’on croyait cantonnée au strict cadre de l’humour.
Un final comme celui-là élève pour moi cette série au rang de chef d’œuvre. On se retrouve pris dans un tourbillon de péripéties, de fausses pistes et de faux semblant qui nous tienne en haleine jusqu’aux dernières planches de l’album. Jusqu’à ces dernières cases, qui laisse le lecteur sans voix.
Le dessin est dans la droite lignée des précédents albums. Il n’y a rien à dire de plus ce sujet. Trondheim maîtrise son style à la perfection. On aime où on aime pas, moi personnellement j’accroche de plus en plus. Les couleurs sont un peu plus sombres que pour les précédents opus de la série, sans doute pour coller à l’ambiance de cet album.
En bref je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture de cet album mais n’hésitez surtout pas : lisez le ! Un album comme celui-ci m’a définitivement ouvert les yeux sur le talent de Trondheim. La totalité des albums de Lapinot va très vite se retrouver dans ma bibliothèque…
Avant d’avoir lu cet ultime tome des formidables aventures de Lapinot, j’avais lu quelques avis sur coin BD, j’avais lu le quatrième de couverture, et entendus quelques commentaires malgré moi. Et avec tout ça j’ai commencé à m’imaginer pas mal de trucs sur la fin de ce dernier Lapinot, à vrai dire( voir les avis ci-dessus) j’angoissais carrément et m’attendais à quelque chose de plutôt sombre voir glauque. Et bien, il faut dire que Trondheim frappe toujours là où on l’attend pas, et dans ce tome, rien n’est attendu, tout est imprévu.
Tous les ingrédients de Lapinot sont là même la légèreté et la gaieté traditionnelles, mais ces éléments sont assemblés de manière différente afin de nous offrir un Lapinot hors du commun. L’action suit une trame bien définie, ponctuée de réflexions diverses sur la vie, la mort, allégée par de nombreuses anecdotes et passages qui deviendront sans doute des passages de BD culte.
Ce tome est plus qu’une BD c’est une expérience émotionnelle, la fin d’un parcours initiatique (celui du lecteur et celui de Lapinot), c’est tout simplement grand. On dirait que l’action qui suit une mystérieuse destinée, semble guidée par un agent extérieur : un Dieu : Trondheim ?
Facile? Surfait?
Qu'on me rende mes slaloms et autres pichenettes !!!!
Je ne sais pas trop comment qualifier ce dernier album des aventures que je considerais ( à quelques exceptions prés )jusqu'alors formidables, de mon ami Lapinot et de Richard, Nadia ....
Que dire de cet album?
Ca ressemble à du Pichenette, l'humour en moins. Ici, tout semble baclé. Le dessin est de qualité moindre aux épisodes précédents, comme cela a été souligné precedemment, l'histoire est beaucoup moins subtile.
Le scénario est sans aucun doute le point qui m'a le plus deçu. Là ou
Trondheim excelle habituellement, en mélangeant cynisme bienvenu, humilité, franchise, devient ici fouilli, grotesque, facile.
Les situations sont absolument absurdes, tout va trop vite! L'idée de détruire le monde qu'il a crée, pour demontrer qu'une oeuvre, que l'on peut même assimiler à une vie, est forcément éphémere, et peut se perdre n'importe quand, n'était pas mauvaise, mais elle a été à mon sens trop balancé!
Je m'attendais a être surpris, il n'en a été rien!
L'humour m'a parut inexistant. L'ambiance que j'attendais lourde, dramatique, était super parachutée. Le scénario facile.
Peut être qu'il ya une parcelle de génie qui m'a echappé dans le concept de la mort, je trouve pour ma part que c'est peut être justement un peu facile de jouer la dessus.
En contrepartie, je trouve les deux dernieres cases absolument fabuleuses ..... Vraiment très prenantes... et c'est vrai que ça fait un petit quelque chose.
Enfin, une série géniale, mal finie selon moi.
Dommage que ce soit fini, c'était quand même bien!!
Tous ceux qui aiment cette série et ses personnages qui nous ressemblent tant vont souffrir. Il m'a fallu 2 jours pour m'en remettre !
C'est un album rare, qui fait mal.
En même temps, c'est une démonstration du chaos qui conduit la vie. Qui est responsable du destin du personnage malheureux ? A quel moment le fil ténu de sa vie aurait pu changer ? Et finalement, lequel de ces allumés à raison ou tort de vivre comme il vit ?
Et dire que cette série est classée dans la catégorie humour. Quand j'ai fini de lire cet album, je n'avais pas vraiment envie de rire.
C'est la fin d'une aventure formidable en companie de personnages devenus en peu d'album des connaissances intimes.
Mais j'aurai du me méfier car tout est dit dans le titre: c'est vraiment la vie avec tout ce que celà comporte y compris le fait que la vie peut s'en aller brutalement et soudainement.
Je n'ai pas le coeur a parler graphisme ou qualité de scénario, même si une fois de plus, et de façon magistrale Trondheim a su mener le lecteur: lente mise en place avant la soirée, accélération soudaine des événements pendant, tourbillon entrainant le lecteur ensuite, pour un final incroyable.
Question: peut on avoir les boules à la lecture d'une BD.
Réponse: à la lecture des 2 dernières cases oui.
Trondheim félicitation, et merde.
Mettons de côté les considérations dues au fait que c'est bien le dernier album d'une série originale et rafraichissante, par sa diversité et sa richesse. Que nous reste-t-il?
Et bien tout d'abord je dois dire que j'ai trouvé les premières pages de cet album lourdes, lourdes dans le sens où l'on a une accumulation de poncifs moralisateurs, et ce à très forte dose, au point de nous mettre mal à l'aise, que l'on soit d'accord ou pas d'accord avec ce qui est dit (volonté de l'auteur?).
Une fois la mise en place des personnages terminée (passées les 10 premières pages), "la vie comme elle vient" prend une toute autre tournure. Le scénario gagne en punch, les personnages deviennent un peu plus humains, pour notre plus grand plaisir ...
Je ne reviendrai pas sur le graphisme ou la mise en page, tout ayant été dit dans les précédents avis...
Quand à la fin de cette album, c'est du grand art, tout à fait le genre de fin que j'apprécie, bien loin des Happy End que l'on nous sert à longueur de temps.
La vie n'est pas rose et merci de nous le rappeler.
Eh bien c'est à mon tour de déballer ma tristesse et mon malheur...
Comme Piehr, je ne suis pas ressortit indemne de cette lecture du DERNIER tome des formidables aventure de Lapinot. Il y a quelque chose de très dérangeant dans cet album. Autant on rigolait franchement dans les précédents avec des blagues fines et malicieuses, autant Trondheim nous montre qu'avec quasiment le même procédé, il peut nous décimer.
Le malaise est palpable, tout s'effondre, j'espère que cela ne retranscrit l'état d'esprit actuel de l'auteur, mais j'ai vraiment été touché, atteint et époustouflé par ce dernier tome qui s'inscrit comme une référence de la BD d'humour, car finalement pas vraiment drôle...
Le coté graphique est comme on peut s'y attendre à la hauteur, les couleurs de très bonne facture, mais ce qui fait avant tout la force de cet album c'est bien son histoire et surtout sa narration saisissante de réalisme et de réflexion humaine. De la bonne BD qui fait réfléchir aux relations avec les autres, à la mort, à l'amour bref, à la vraie vie (euh, je m'embrouille... la vraie vie c'est pas la mort, mais j'espère que vous me suivez ).
En définitive, cet album est a lire, peut être pas en première expérience de Lapinot, mais plutôt en conclusion logique de cette série qui est et qui restera dans mon cœur et bien en évidence dans ma bibliothèque. A mon goût la BD de ce début d'été 2004!
PS : cette BD est en pré parution dans 20 minutes, le quotidien gratuit, et je trouve assez étonnant qu'un tel journal publie ce genre d'histoire, c'est pas trop roman de l'été...
Ce nouveau et dernier tome de la série se veut, comme le souligne Pierrizan, plus noir, plus mature. Plus que ça, il sonne surtout comme la fin de la carrière de Lewis Trondheim en tant que dessinateur, comme il l'avait annoncé précedemment.
Malgré l'humour toujours présent de cet album, un malaise s'installe donc au fur et à mesure de la lecture de ce huitième tome, ainsi qu'un sentiment de vulnérabilité et d'incapacité chez le lecteur à empêcher, petit à petit, le monde de Lapinot de s'écrouler durant ces 48 pages qui auront été, pour moi, une des lectures les plus dures émotionnellement dernièrement.
En fait, cet album m'a fait mal. Très mal. Je l'ai lu ce matin, et j'en ai encore mal au coeur.. Je ne pensais pas que la lecture d'un tome me mettrait dans un état pareil.
Attention ! Les albums de Lapinot sont sortis chronologiquement ainsi : Tome 7, 9, 8. Afin de ne pas vous "gâcher" le plaisir de la lecture du tome 9, je ne puis que vous conseiller de le lire après le tome 7, et de laisser cette destructuration, cette destruction de l'univers de Lapinot, que représente le tome 8, pour la toute, toute fin.
Un tome superbe, une carrière magnifique, Lewis Trondheim, bravo.