Taniguchi nous entraîne dans une grande fresque humaine, sur les traces de Habu -un véritable dieu de l'alpinisme nippon-.
Du Japon à l'Europe, nous partons à l'assaut des plus hautes cîmes réputées imprenables. Le récit est épique, intime, émouvant et angoissant.
Le livre s'ouvre sur l'épisode des Grandes Jorasses. L'auteur parvient à nous plonger dans l'action mieux que ne le ferait un réalisateur très doué du cinéma. Le lecteur passe par une grande palette d'émotions, jusqu'à ressentir le froid qui l'envahit quand Habu doit passer la nuit sur une étroite terrasse rocheuse. Cet épisode se déroule sur une centaine de pages et tient le lecteur en haleine de manière implacable.
Taniguchi ne consent aucune économie de moyens pour aller jusqu'au bout de son oeuvre, lui donner le temps de s'imposer dans toute son ampleur.
Du grand art. 338 pages de bonheur. J'apprécie. Vraiment.
J'avais bien aimé le premier tome, j'ai eu encore plus de plaisir à lire celui-ci.
Bon c'est vrai que l'histoire me plait bien parceque j'ai toujours adoré l'escalade et la montagne. Mais l'auteur réussit ici à nous fair partager chaque souffrance de Habu, on vit cette histoire avec lui. Au niveau des dessins, on n'a rien à leur reprocher et les montagnes et autres paysages ont été très bien dessinés.
J'ai lu cet opus en une heure et pendant cette heure il aurait pu se passer n'importe quoi, je n'aurais pas pu réagir. Et lorsque l'on sort de la bd, on a qu'une envie, c'est de lire la suite que je n'ai toujours pas pu me procurer mais que j'attends avec impatience.
Ouah ! On peut pas être plus imprégné que ça ... l'auteur m'a emmené là où il voulait et le voyage est réussi !
Les exploits de Habu (que ce soit pour vaincre la montagne ou pour lui survivre) m'ont procuré un plaisir et une angoisse assez indescriptibles ...
La narration est faite de telle manière qu'on est forcément imprégné, voire absorbé par la montagne, le froid, le vent, etc ... j'ai senti tout ça et j'avais qu'une envie, c'était de retourner au camp de base !!!!
Le dessin est toujours aussi bon ... vivement la suite !
Afin de retrouver l'appareil photo de l'alpiniste Mallory disparu sur l'Everest dans les années 20, Fukamashi va d’abord tenter de retracer la vie de celui qui a retrouvé cet appareil : le mystérieux alpiniste japonais Habu Jôji !
Interrogeant tous ceux qui auraient été en contact avec Habu, il découvrira vite la parallèle qui le lie à un autre alpiniste japonais légendaire : Hase Tsuneo.
A l’aide de paysages de montagne impressionnant Taniguchi parvient à décrire avec suspens le combat de ces deux héros face aux sommets du monde et dissipe tout doucement la brume qui entoure le passé de Habu Jôji. Fabuleux !
Un seconde tome particulièrement convaincant : bien plus que le premier opus.
En effet, dans cet album, nous grimpons avec Habu, nous souffrons à ses côtés, nous survivons avec lui...
La narration est en effet particulièrement prenante, et permet une introspection très réaliste. De plus, elle nous fait prendre conscience de cette folie qui habite les grimpeurs, qui les poussent à vouloir grimper toujours plus haut, toujours en première position...
Mais ce second tome est aussi porté sur la vie de Haze, un homme qui, à l'image de Jôji, est un titan au coeur de pierre. On comprend la relation qui unie ces deux hommes d'exception, relation qui les motive et les pousse à se dépasser au jour le jour.
Hélas, les moments de la vie de Fukamachi sont par contre particulièrement chiants. Incroyable. Couper l'action haletante des périples de Habu Jôji pour avoir droit aux lamentations sentimentales d'un pseudo-héros tourmenté, voilà qui me freine net dans ma joie. Et c'est bien le défaut général de cette série, et la raison pour laquelle ce tome ne méritera qu'un bon 4/5, et non le sacro-saint 5/5 qu'il frôle...
Le dessin de Taniguchi est très minutieux, très propre, très classe ; on en attendait pas moins de cet auteur hors du commun.
Un second tome meilleur que le premier à mes yeux... j'ai hâte de découvrir la suite de cette belle histoire.