Deuxième tome de cette série parallèle qui se situe chronologiquement entre les tomes 1 et 2 de la série "Donjon Zenith" et permet de suivre les aventures d’Herbert et Marvin. Notons que le nom de la série fait explicitement référence aux Mickey Parade et que les albums de cette série contiennent un nombre de pages moins important que les albums des autres séries.
Alors que le tome précédent s’attaquait au thème de la libre concurrence et au capitalisme, celui-ci revisite l’histoire de la lampe à vœux et son fameux génie et dresse une caricature amusante des peuples soumis à des dictatures impitoyables. De plus, le scénario est construit sous forme de boucle temporelle totalement déjantée et très réussie.
Mais ce qui m’a le plus plu dans ce deuxième tome est l’humour complètement débile (Grogo qui bouffe n’importe quoi, le concours de flatulences, etc). Un humour très con qui m’a bien fait rire au fil des pages. L’excellent graphisme de Manu Larcenet colle d’ailleurs bien au ton burlesque et décalé de cette série.
Pour moi, ce second tome de "Donjon Parade" était un régal.
Parvenir en 32 pages seulement à monter un univers cohérent, des personnages tordants et des situations burlesques est un véritable tour de force.
En effet, le rythme est là, et on rit joyeusement page après page de cet opus.
Il faut dire aussi que le pouvoir graphique de Larcenet joue un grand rôle dans votre appréciation de cet album : son trait qui peut être vraiment très drôle illustre à merveille les gags les plus loufoques et transforme la scène la plus basique en grand moment de rigolade (le concours de pet, par exemple.. ).
De plus, une attention a particulièrement été portée sur les dialogues ici : cela donne à Herbert et ses compagnons beaucoup d'humour et parvient réellement transformer "Donjon Parade" en une série pas prise de tête, sans réel message si ce n'est celui de rire un bon coup.
"Le sage du ghetto" est un très bon album ! et "Donjon Parade" est une série particulièrement rafraîchissante et drôle. A lire !
Après un premier tome très réussi, Parade nous sert un second album en demi teinte…
Bien que l’humour soit toujours de la partie et le scénario toujours bidon à souhait, les gags sont plus potaches et moins réussis. Certains gags traînent quelque peu en longueur (les flatulences), dommage… Avec une trentaine de planches seulement, comme sont prédécesseur, cet album nous laisse un peu sur notre fin et semble ne pas avoir de réelle consistance.
Reste les dessins toujours aussi agréables de Larcenet et l’ambiance toujours déjantée de Donjon. Les couleurs et le trait très simple font de cet album un plaisir les yeux aussi bien pour les petits que pour les grands (enfants).
Encore une fois, Donjon nous offre une grande partie de rigolade et de délires en tous genres !
Ce qui est le plus intéressant dans ce tome, ce n'est pas l'histoire en elle même, mais toutes les petites anecdoctes qui s'y greffent par ci par là (du genre, les oiseaux qui doivent être à poil, le concours de pêts, Grogo bouffeur de lapin...).
Même si tout au long de la bd, c'est surtout la déconne totale qui prime, la fin s'annonce plus spirituelle et pleine de sagesse.
En gros, le message c'est :"On peut tout à fait délirer un moment mais il faut bien un jour redescendre sur terre et affronter la réalité de la vie et de son destin".
Encore et toujours une bonne tranche de rigolade et de déconnade avec donjon, cette fois c’est le thème des milles et une nuits qui est revisité avec son histoire de lampe a vœux, mais celle-ci en possède mille…
Le décors planté, les persos principaux du Donjon (a savoir le patron du donjon, Herbert, Marvin et Grogro) parte dans une quête à la recherche du sage du ghetto qui est sensé les aider a utiliser a bon escient les vœux. C’est vraiment pas mal comme intrigue, du donjon pur, donc sans réelle histoire ni profondeur mais plus basé sur les dialogues et les situations cocasses. Mais ici ça ne marche pas si bien que dans les autres albums de cette série. Le verbe est juste et rigolo, les personnages caricaturés à point mais 32 pages c’est vraiment trop léger pour aboutir à une réelle histoire qui tienne la route. Ca fait plutôt anecdote et ça perd en intérêt. C’est finalement un peu décevant.
Le dessin reste égal a lui-même et dans le pur style Larcenet-ien c'est-à-dire un truc un peu brouillon mais plein de zolis couleurs et un trait vraiment simple qui est on ne peut plus abordable. Une très bonne prestation.
Voila donc un des premiers albums un peu légers à mon goût de la série Donjon. Un des premiers qui me déçoive un peu, 16 pages de plus n’auraient vraiment pas fait mal. Mais le travail de Larcenet mérite l’intérêt de plus fans. Pas indispensable mais sympa a lire, sans se stresser…