J’aime beaucoup Moebius/Giraud. Mais ici, je n’ai pas trop compris les visions fantastiques de cet auteur hors normes. Si le premier tome développe un postulat « compréhensible », il n’en n’est pas de même ici.
J’ai suivi une curieuse balade de deux êtres qui redécouvrent une sorte de simplicité de la vie, comme boire de l’eau et manger des pommes. J’ai suivi leurs changements physiques qui s’opèrent, leurs caractères qui s’affermissent.
J’ai suivi une balade.. une quête initiatrice ?… je ne sais car je me demande toujours où Moebius a voulu m’entraîner.
Un album étrange et beau dans sa (fausse) simplicité graphique. Une mise en page « sage » qui m’a permis d’apprécier ses idées, ses projections « couchées » sur papier. J’ai apprécié ces personnages, ce monde « vert », le calme qui se dégage des planches, ces couleurs qui ne heurtent pas l’œil.
Mais je n’ai pas compris entièrement le « but du jeu ». Et ça, ça m’embête ! J’ai lu ces « jardins » comme un beau livre d’images. J’ai essayé d’entrer dans cette histoire, de la cerner, de la comprendre tant soit peu. Ben non. Manque-t-il des pièces à cette sorte de puzzle de l’esprit ?… Seul Moebius en connaît vraiment la réponse. Et tant pis pour moi…