Quand on me parlait des séries Donjon, ce que je comprenais était souvent qu'il s'agissait avant tout de séries décalées, légèrement timbrées, irrésistiblement drôles.
Après lecture des 3 premiers tomes de "Donjon Zenith", sympathique mais pas hilarant, après lecture des trois premiers tomes de "Donjon Crépuscule" sympathique mais encore moins drôle voir pas drôle, juste décalé, je commençais à me faire du soucis.
Enfin, j'ai trouvé ce que j'attendais avec ce premier tome de "Donjon Parade".
Ce tome qui se lit comme un One-Shot se situe comme le reste de cette série entre les tomes 1 et 2 de "Donjon Zenith", cad avant que Herbert ne conquiert ses pouvoirs. Nous le retrouvons donc fier, couard et dépourvu comme nous l'aimons
Cet album joue à fond sur l'autodérision et les situations décalées et burlesques, avec des rôles de vraies composition pour les monstres sanguinaires présentés ici sous des aspects bien différents. Ces oppositions d'idées rendent ce tome complètement inutile dans le monde de Donjon et c'est ce qui fait ça force. Nous avons une histoire qui n'est ici que pour nous divertir et cela fonctionne à plein !
Ce tome inaugure la troisième série parallèle de la saga principale, "Donjon Zenith". La série "Donjon Parade" se situe chronologiquement entre les tomes 1 et 2 de la série "Donjon Zenith" et permet de suivre les aventures d’Herbert et Marvin. Notons que le nom de la série fait explicitement référence aux Mickey Parade et que les albums de cette série contiennent un nombre de pages moins important que les albums des autres séries.
Si cet album se concentre sur mes deux personnages préférés de la série, je n’ai par contre pas été trop emballé par le scénario. L’histoire a beau s’attaquer au thème de la libre concurrence et au capitalisme, j’ai trouvé le scénario un peu trop bidon/facile. Mais ce n’est probablement pas l’attrait principal de ce tome qui a pour but de faire rire. Le graphisme de Manu Larcenet colle d’ailleurs bien au ton burlesque et décalé de cette série. Notons que Walter assure également la colorisation de cette série afin d’assurer l’unité et la cohérence graphique de l’univers Donjon.
c'est plein d'inventivité et d'humour simple mais efficace, et le plaisir de retrouver nos héros Marvin et Herbert dans un contexte vraiment drôle est un vrai bonheur. Marvin le cuisinier est irrésistible
Le dessin de Larcenet est lui aussi une agréable surprise : son style convient parfaitement à ce genre de délire, les codes graphiques de l'auteur se dissimulant dans les différentes planches de ce premier tome. On pourrait d'ailleurs croire à la lecture de cet album que le dessinateur était assez libre dans son interprétation de l'histoire et de l'univers, "Donjon Parade" se démarquant complètement du reste du monde de Donjon. Pourtant, il n'en est rien..
Ce premier tome est une belle surprise, et une introduction agréable !
Encore une série dérivée de Donjon Zénith me direz-vous… Oui, mais c’est tellement bon !
Alors pour ceux qui ne suivent pas, Parade se situe chronologiquement entre les tomes 1 et 2 de Zénith. On retrouve donc les deux héros emblématiques du Donjon, Marvin et Herbert. Cette fois-ci point de grande épopée retraçant la montée, l’apogée ou la chute du Donjon, mais une histoire par album qui, dotée d’un scénario bidon nous en apprend un peu plus sur cet univers, et surtout nous fait bien rigoler…
Cette série marque pour mon plus grand plaisir l’arrivée de Manu Larcenet aux pinceaux. Le style de Larcenet trouve ici une nouvelle dimension, et semble en parfaite adéquation avec l’univers et l’esprit de cette série crée par Sfar et Trondheim. Graphiquement, Parade est jusqu’ici la série Donjon la plus réussie avec Zénith. Autre similitude avec Zénith, un humour plus présent et plus réussi que pour Crépuscule ou Potron-Minet…
Trondheim, Sfar et Larcenet font tous les trois partie de mes auteurs et dessinateurs favoris de bd... alors, j'étais pratiquement certaine de ne pas être déçu par Donjon Parade.
Ce premier donne tout de suite le ton de la série Donjon : décalé... et... hilarant !
Je trouve ça super d'arriver à raconter une histoire avec autant de dérision, par exemple : les aventuriers qui se rendent à la fête foraine et joue au bingo pour se faire du fric...
Dans un décor digne des grands classiques de cape et d'épée, Sfar et Trondheim ont imaginé qu'un Donjon est géré comme une véritable entreprise... j'aime beaucoup ce genre d'anachronismes, surtout quand ils fonctionnent aussi bien.
Quant aux dessins de Larcenet, ils traduisent formidablement bien ce récit décalé car ils le sont tout autant !
Larcenet, ouah un super dessinateur, Sfar, ouah nominé plein de fois à Angoulême, Trondheim, ouah un de mes scénaristes humour préféré (voir mon préféré). C’est le trio de fous qui se lance dans une petite anecdote parallèle à Donjon Zénith.
Déjà je pars avec des aprioris plus que positif, mais ma surprise est telle à la lecture de cet album que je ne peux que faire exploser ma joie et mon enthousiasme. Larcenet habitué aux séries et aux blagues bien burlesques amène un vent de folie sur le donjon en pleine crise économique. Il revisite le bestiaire du château et le rend plus actif au sein de la communauté des monstres. On découvre aussi les problèmes d’intendance, de salaire et de marketing du donjon.
Sfar et Trondheim s’étaient déjà bien lâchés dans les donjons classiques mais ici c’est vraiment de la folie. Des dialogues mémorables, une ambiance vraiment drôle et une histoire bien bidon mais tellement bidonnante. Intercalée entre le tome 1 et le tome 2 de donjon Zénith, elle trouve parfaitement sa place et ravira tout les amateurs de médiéval fantastique plus rigolo que macho et ultra violent.
C’est frais, malicieux, enfantin presque, mais tellement bon que peu sont ceux qui resteront insensible a cette BD. C’est soit on adore soit on n’y voit pas grand intérêt.
Moi j’adore donjon, je trouve que cette série amène un renouveau énorme dans un style plein de codes et de préjugés. Ici les héros sont souvent des pauvres gars un peu looser ou des grosses brutes mais l’idée de voir sous cet angle le donjon (le lieu le plus prisé du héros bourrin) est fantastique et personne n’égale cette ingéniosité et cette prolifération.
Certes tout n’est pas parfait dans cette BD, mais j’ai tellement accroché que les 5 étoiles sont totalement justifiées selon moi !
Nouvelle ramification pour la surprenante série De Sfar et Trondheim. "Donjon Parade" se situe entre les deux premiers tomes de "Donjon Zenith", donc après "Donjon Potron-Minet" et avant "Donjon Crépuscule". Ca va, vous suivez ? Bon, de toute façon, cet album peut tout à fait se lire sans connaître les autres, alors inutile de se compliquer la tâche. Sachez simplement que le Gardien dirige un donjon peuplé de créatures monstrueuses qu'il embauche pour combattre les aventuriers venus s'emparer des trésors cachés dans ses murs.
Amateurs de jeu de rôle, vous serez en terrain connu et apprécierez pleinement les nombreux clins d'oeil à "Donjons et Dragons" ou à "Tunnels et Trolls". L'humour est omniprésent : l'ambiance est légèrement plus détendue que dans "Les chroniques de la Lune Noire" ! Dans cet opus, très court puisqu'il se limite à trente planches, un jeune arriviste développe un donjon aux portes de celui du Gardien. Le public se rue en masse vers ce donjon d'un nouveau genre et les monstres du Gardien sont désoeuvrés puis menacés par le chômage...
Petite histoire sympa et rigolote, "Un donjon de trop" est sans prétention mais permet de passer un agréable moment. Achat dispensable si vous avez des fins de mois difficiles, mais envisageable si vous avez apprécié les autres tomes de la série.