J'ai vraiment aimé ! Certes, le dessin de Rosinski est toujours un peu troublé (et troublant), encore plus en couleurs. Cela dit, procédant par petites touches, il nous livre presque un travail de peintre.
Mais il reste une histoire forte, une vengeance troublante, inetnse, à la manière du Conte de Monte Cristo.
Ça ne manque pas de rebondissements, et le scénario ne donne pas dans la facilité.
Les salons, la peinture, les marchands, tout cet univers est intéressant, bien décrit, et j'y suis entré volontiers.
Qu'y manque t'il ? Un peu moins de froideur peut être, un peu moins de manipulation.
Un peu plus d'humour sincère, sans doute.
Mais, un livre qui donne envie de se jeter sur la suite (c'est mon cas ici) n'a t-il pas atteint son objectif ?
Ne ratez pas ce diptyque, ce serait vous priver d'émotion.
L'intrigue évoque celle de Monte-Cristo.
Louis Paulus, un peintre que l'on croyait mort, et qui connut un grand succès une dizaine d'années auparavant, réapparaît en 1843, méconnaisable car défiguré, sous l'identité du comte polonais Skarbek.
Il infiltre rapidement les milieux artistiques et parvient à retrouver la trace de la belle Magdalène, son modèle et son amour d'antan.
Avec son soutien, il entend mener une vengeance contre ses ennemis personnels, le principal étant Northbrook, le marchand d'art véreux. C'est au cours d'un procès riche en rebondissements que le revenant va dévoiler son incroyable histoire..
Yves Sente s'affirme comme un scénariste avec lequel il va falloir compter. Rosisnki, lui, quitte Thorgal et nous offre le monde de l'art, à Paris au 19ème siècle qu'il rêvait de dessiner.
Mais c'est plutôt de peinture, au lieu de dessin, qu'il faut ici parler. Les planches originales de cette oeuvre mesurent un mètre de hauteur. Chacune a été réalisée au pinceau, face à un chevalet. Chaque case est ainsi devenue un petit tableau. Certaines sont de vraies merveilles d'impressionnisme. On admirera également la manière dont l'ambiance de Paris est rendue, ainsi que quelques scènes historiques épiques.
Un excellent album de 2004, préfigurant d'une très bonne suite.
Voilà une BD qui ne laisse pas indifférent. Une couverture, qui est à mon avis horrible, des planches qui sont magnifiques.
Oui, car c'est bien grâce aux dessins de Rosinski que cet album sort du lot. C'est un vrai régal pour les yeux, toutes les cases sont autant de tableaux. Je suis vraiment impressionné par le graphisme de cet album.
Par contre, j'ai été moins emballé par le scénario. Ce procès orchestré par le comte Skarbek manque un peu de piquant. Cependant, il se dégage une ambiance assez agréable et réaliste, alors finalement cela passe. Mais j'ai mis 3,5/5 surtout en raison de la qualité graphique de l'album. En espérant que l'histoire soit un peu plus approfondie dans le deuxième tome...
Je l'avoue aussi, comme Piehr, je suis complètement passé à coté du tome 1 de "la vengeance du comte de Skarbek" et je m'en mords les doigts à postériori. Le duo d'auteur pour cette BD n'augure que du bon :
Rosinski que l'on sait un peu lassé par Thorgal et ses autres séries médiévales fantastiques va pouvoir explorer une nouvelles période de l'histoire : le 18ème siècle et la période napoléonienne. Et le résultat est franchement ahurissant!!! Je pensais, à tort, que le style de Rosinski ne pouvait aller qu'avec des plaines enneigées, des arbres ou des chevalier, il n'en n'est rien! Il démontre un réel talent à mettre en images les chroniques des peintres de cette époque. Une capitale française resplendissante ainsi que de belles créatures désirables
Les scènes de bataille sont de toute beauté, on dirait de véritables toiles de maître. Les visages sont un peu spéciaux avec un caractère un peu guignolesque mais vraiment agréable.
Niveau scénario, l'idée de présenter l'histoire basé sur le déroulement d'un procès est assez intéressante et le cheminement de l'intrigue est dicté par l'évolution de l'accusation et du récit de l'accusateur : le conte de Skarbek contre Northbrook. On assiste spectateur, comme les 2 personnages annexes de la série au réquisitoire.
L'intrigue est rondement menée, elle est dense et pertinente, sans incohérence ni grosse exagération. Et jusqu'à la dernière case de ce tome 1 on est pendu aux lèvres du conte qui distille les indices sur son identité et son histoire. Coup de théâtre, manipulations et autres rebondissements sont légions dans cette introduction vraiment haletante!
Voici donc une intrigue réellement bien pensée dans une ambiance mystérieuse et historiquement forte, le tout servis par un graphisme superbe!
Juste une petite critique, dans certaines cases, un lettrage numérique est intégré au dessin de Rosinski (comme par exemple page 13, le texte sur la devanture du magasin) et de même les phylactères sont remplis de textes non manuscrit, c'est un peu regrettable je trouve de mettre des éléments graphiques si statiques au milieu du dessin si rond et si dynamique.
J'ai été frappé par la beauté du dessin (de la peinture, en fait) dès la première case de la première page. Rosinski nous offre ici quelque chose de vraiment superbe. Hormis les visages que je n'apprécie que moyennement, les décors sont de vrais oeuvres d'arts, impressionnantes de beauté. C'est vraiment une belle oeuvre.
A cela s'ajoute un scénario qui, sans être particulièrement original, est très efficace et plutôt bon. Autant dire si tout cela se lit bien, étant presque aussi prenant que beau.
J'ai beaucoup aimé et je suis impatient de voir la suite.
Malgré mon admiration pour "Thorgal", j'avoue ne pas m'être particulièrement interessé à cette série lorsque le premier tome est paru. Pas particulièrement attiré par le dessin lors de mon feuilletage en librairie (à croire que je n'avais pas ouvert l'album aux bonnes pages), j'étais un peu passé à côté.
Dernièrement, CoinBD a organisé en partenariat avec Dargaud un concours portant sur le second tome de cette série : l'occasion pour moi de m'interesser de plus près à la vengeance du comte Skarbek...
C'est magnifique. Graphiquement au top, Rosinski nous fait rêver par le biais d'une couleur directe ultra-maîtrisée (bien qu'un peu statique, pour le coup) et dont les couleurs sont impressionnantes : la lumière filtre à travers toute case, les tons chauds se conjuguant souvent aux teintes plus froides.. les teintes de la revanche.
Le scénario de Sente n'est pas en reste : après une introduction assez classique, l'ensemle devient vite très original, le lecteur se faisant mener du bout du nez de la première à la dernière page du tome.
Ayant lu en prépublication quelques pages du second album, je ne vais pas tarder à me procurer ce second (et dernier) tome d'une série coup de coeur 2005.
J’avais déjà eu l’occasion d’admirer les planches/tableaux de "La vengeance du comte Skarbek" lors de l’exposition de Rosinski au musée Jijé à Bruxelles et je dois bien avouer que même réduites au format BD ses peintures en mettent plein la vue.
Déjà pour "Western" on avait senti une évolution graphique chez Rosinski, mais en peignant cette BD il s’est vraiment surpassé. De plus, le fait de peindre cette série permet au lecteur de se plonger dans le Paris artistique du XIXe siècle et ajoute de la crédibilité à cette histoire de trafic d’art.
L’histoire du comte Mieszko Skarbek qui revient d’exil après avoir fait croire à sa mort afin de se venger du célèbre marchand d’art Northbook en mettant en scène le plus grand procès du monde de l’art est pleine de rebondissements.
A la première lecture, ce premier tome peut néanmoins être interprété comme une grossière copie/adaptation du célèbre roman d’Alexandre Dumas, Le Comte de Monte Cristo. Ce n’est qu’en découvrant les clins d’oeil vers l’œuvre originale et les discordances que l’on se rend compte que Yves Sente nous a piégé avec une adaptation ingénieuse de l’œuvre de Dumas qui connaîtra son apogée dans le deuxième tome.
Une fois n’est pas coutume, je débuterai mon avis par le dessin. Le travail graphique réalisé par Rosinski est magnifique. Une technique proche de la peinture qui enrichit logiquement le récit. Certaines cases sont à couper le souffle. Les effets de lumière sont par moment impressionnants.
Même si le scénario n’a rien de révolutionnaire, il réunit tous les ingrédients d’un bon thriller : érotisme, argent, bassesses, trahison, meurtres, manipulation, rebondissements, etc. Le tout entremêlé de quelques faits historiques pour mieux ancrer le récit dans le Paris du 19ème siècle. Le plaidoyer du Comte est assez prenant ; le côté théâtral et l’utilisation des flash-back se révèlent plutôt efficaces.
Sur base des zones d’ombre subsistantes et de certains personnages « mystère », le tome deux risque bien de nous réserver quelques surprises.
En tout cas, je pense que je ferais moi aussi un très bon peintre et que je pourrais trouver ma voie artistique en peignant Magdalène… car elle m’inspire énormément
, le
01/06/2004
Un rien rebuté par la couverture, j'ai fait l'effort de franchir cette étape. La lecture s'est avérée intéressante, l'histoire est sympa mais ne casse pas des briques au niveau originalité. Au niveau graphisme, je suis un peu déçu toutefois. On connaissait les qualités de peintre de Rosinski depuis bien longtemps (les couvertures de Thorgal, couleur directe sur toiles, sont souvent des petits bijoux), donc pour un BD entière en couleur directe on pouvait espérer le top niveau... Certaines cases sont très belles, c'est vrai, mais l'ensemble est assez flou. La raideur de certaines attitudes n'est pas sauvée par les traits de crayons très vifs sensés souligner le mouvement et créer une vibration...
En conclusion, un album assez moyen, mais dont je lirai néanmoins la suite avec plaisir et curiosité.