Quel plaisir de retrouver une nouvelle aventure fantastique des jeunes médecins Algernon Woodcock et William McKennan. Un William McKennan qui, muni de son chapeau, m’a physiquement d’ailleurs fait fortement penser à Lucien Lurette, le personnage central de "Qui a tué l’idiot".
Cinq années après les faits contés dans le cycle précédent, Algernon Woodcock se revoit confronté aux étranges phénomènes qu’il avait tenté de refouler pendant tout ce temps. Il se voit réquisitionné par l’Instance Supérieure Juridique de l’île d’Arran dans le cadre d’une affaire impliquant une mystérieuse femme accusée d’un sanguinaire septuple meurtre sur des fillettes. L’enquête du lecteur peut commencer.
On retrouve les mêmes décors (ciel nuageux, temps pluvieux, maisons rustiques éclairées à la bougie) que dans les deux tomes précédents et on ne s’en lasse toujours pas car c’est graphiquement somptueux.
Me voilà de nouveau happé par l’ambiance de ce nouveau diptyque d’Algernon Woodcock. Un album qui commence intelligemment en faisant le point sur le premier cycle, pour finir en apothéose.
Bigre je deviens accroc à Sorel... Ce tandem Gallié-Sorel fait preuve de beaucoup de maturité avec cet album qui est le premier d'un dyptique prometteur. J'avais déja aimé "l'oeil fé" mais là "Sept Coeurs d'Arran" m'en a mit plein la vue.
Déja les deux premières pages, sous forme de journal intime servant d'ellipse entre les aventures décrites dans "l'oeil fé" et le début des nouvelles péripéties qui attendent Algernon et William, nous replongent dans cette atmosphère mystérieuse baignée de légendes. C'est une entrée en matière très intelligente et efficace.
Cette nouvelle aventure est redoutablement agréable à lire. On est scotché du début à la fin et Gallié nous montre tout son talent pour imaginer un scénario qui est ficelé à merveille. L'intensité narrative croit crescendo jusqu'à l'apothéose finale qui nous laisse sur le c..
Et que dire du travail de Sorel ?! C'est tout simplement prodigieux : on retrouve les tons sombres caractéristiques mais également des planches très claires qui dépeignent des paysages grandioses. De plus son talent pour illustrer l'horreur et la folie n'est plus à démontrer.
Du très grand art en matière de fantastique !!! A POSSEDER D'URGENCE.
Autant le premier cycle m'avait déçu, notamment le second tome qui m'a fait renoncer à l'achat, autant ce tome 3 est admirable !
Les dessins et couleurs sont superbes, je ne vois pas quoi dire d'autre concernant cela. Sorel a un style reconnaissable entre milles et c'est sublimes. Les couleurs ne font qu'accentuer cela et elles créent une ambiance oppréssante particulièrement réussie.
Pour ce qui est de l'histoire, là aussi je suis scié. J'ai lu l'album d'une traite tant elle m'a passionné. C'est très bien écrit, conté...etc J'ai frissonner par moment...etc.
Bref je suis agréablement surpris et même plus, sans doute un des albums indispensable de cette année 2004 Esperons que le 4e tome ne fasse pas retomber le soufflet comme l'a fait le tome 2...
toujours aussi Cthonien, ce nouveau diptyque mettant en scène Algernon Woodcock s'annonce de qualité.
Tout d'abord, tout est moins confu, plus maîtrisé par Gallié, qui ici semble vraiment se faire plaisir dans un univers à la fois sordide mais pourtant solidement encré à la réalité des années 18XX.
Et puis, la narration semble claire, les différents personnages détaillés... J'aime beaucoup les univers dépeints par Sorel, explorant la frontière de la folie humaine en proie à des divinités ultérieures... C'est vraiment dans cet élément que l'auteur se sent le plus à l'aise.
Et il l'est, ici ! Même si son trait n'évolue plus vraiment depuis un certain temps maintenant, sa mise en couleur directe est assez remarquable, et ce depuis la couverture. La campagne peinte dans ce tome est vraiment superbe...
Ne serait-ce que de la manière dont se ponctue ce troisième tome, la lecture de cet album est à mon sens indispensable si vous avez comme moi apprécié les deux opus précédents. Vraiment, très prometteur quant à la suite et fin de cette nouvelle aventure...
On va encore dire que je suis incapable de juger un album de Sorel avec objectivité, mais voilà ce nouvel album de la série Algernoon Woodcock est pour moi un nouveau chef-d'oeuvre du maître.
Le scénario nous permet de replonger avec délectation dans les aventures étranges d'Algernoon, le tout dans une ambiance proche des romans gothiques de la fin du 19e siècle (Dracula, Le Moine, Le chateau d'Otrante, etc.). Le narrateur est toujours William McKeenan, fidèle ami d'Algernoon, même si son rôle dans cet album est nettement plus en retrait que dans les deux précédents. Le style narratif est proche selon moi de celui d'un film comme Le nom de la rose, car en lisant les premières pages, on a presque l'impression d'entendre la voix de McKeenan relater les faits. Et nous voilà replongé dans les pérégrinations fantastique d'Algernoon Woodcock et ses rencontres avec le petit peuple...
Niveau dessin, Sorel reste fidèle à lui-même. Le style graphique est toujours aussi vif et torturé, et permet à Sorel de donner à ses personnages une remarquable expressivité psychologique. Les couleurs sont toujours aussi belles (il n'y qu'à regarder la couverture pour s'en assurer). A noter que si dans le précédent cycle la tonalité principale était le bleu, il semble que ce nouveau dyptique est placé sous des teintes beaucoup plus verdoyantes, vraiment superbes.
Au final que dire de plus de cet album, sinon qu'il s'agit là d'un nouveau coup de maître du duo Sorel-Gallié ? Cette série est pour moi en passe de devenir une nouvelle oeuvre culte de la BD fantastique. Vivement la suite !