Surpris les notes vont de 2 a 5.
Parlons tout d'abord du dessin:
Les traits sont simples et peu appliqués. Pas d'originalité dans les décors.
Les couleurs sont un peu fades.
L'album raconte la vie d'une famille avec ses problemes, ses joies, ses secrets etc...
L'auteur parle de la maladie d'alzheimer entre autre.
Une histoire de vie quotidienne qui me fait penser aux albums de Tito.
Il est vrai que la lecture est agreable et on se demande ou l'auteur veut nous emmener mais malheureusement il nous emmene dans une impasse, une fin qui aurai pu etre mieux travailler.
Tres déçu par cet album...
Je ne comprend pas ce qui a pu charmer certains lecteurs pour mettre la note de 5.
A lire seulement pour passer le temps.
Un album de Davodeau mérite toujours que l’on s’y attarde. Les différentes BD-documentaires qu’il a réalisées ont souvent fait mouche (son meilleur album étant à mon sens Rural, dans ce style), mais les fictions de l’auteur ont elles aussi de grandes qualités que l’on retrouvera aussi dans ce tome.
Tout d’abord, des dialogues croustillants : cette tranche de vie à la campagne de la remise en état de vieille baraque familiale sonne vraie, non seulement grâce à une narration juste et humble, mais surtout par les interactions très réalistes et humaines qu’ont les différents protagonistes de cette histoire.
Ensuite, un sens du rythme narratif qui n’a jamais fait défaut à l’auteur. Les évènements ont beau être finalement des plus communs, Davodeau parvient tout de même à passionner le lecteur du début à la fin de l’album, en y ajoutant des éléments forts, ajoutant une tension qui ne disparaîtra pas jusqu’à la fin de l’album.
Enfin, un dessin personnel et clair qui, s’il ne respecte pas vraiment les canons du dessin d’art parfait, sait donner à cet album une humanité très appréciable.
En bref, ce one-shot mérite amplement votre lecture. Un excellent tome, d’une collection qui compte bien des chefs d’œuvre de la bande dessinée.
Avec une mamie perdue dans la nature, "Chute de vélo" dépeint le quotidien d'une famille banale dont le "chef" est Jeanne, venue remettre en état la maison de sa mère dans le but de la vendre.
L'ambiance est rude. Fascinés par les rapports entre deux hommes, les enfants vont, par accident, exacerber cette tension.
C'est le moment que choisit la vieille dame pour disparaître. M%ais commee sa mère fait la belle, voilà Toussaint qui apparaît. Toussaint ?... c'est un ami, un pauvre type malchanceux que toute la famille aide depuis des années. Pauvre comme job, sa vocation est de rendre service. Fin limier, ce type cache un secret pour une comédie rurale douce amère mise en scène par un Etienne Davodeau bien inspiré.
80 pages à lire à son aise, en prenant bien son temps de parfois voir au travers des cases. L'histoire, si simple pourtant, peut être celle de n'importe qu'elle famille. On part sur un postulat auquel s'ajoutent ou se retranchent des personnages ou des actions.
Ainsi en est-il de cette histoire qui vous emmène vers un monde et des personnages qui peuvent paraître familiers, mais qui sont là pour peut-être vous leurrer.
J'allais écrire "belles couleurs" mais je note plutôt "belles ambiances"... et c'est parfois beaucoup plus difficile à réaliser que de mettre simplement de la gouache ou de l'aquarelle.
Des notes bien sévères pour un bel album à mon avis.
Davodeau nous raconte avec simplicité et efficacité une tranche de vie d'une famille banale avec ses joies, ses douleurs et ses secrets.
Le ton est juste et sensible. Certes, aucune action. On est plus proche de la littérature que de la BD au niveau du thème ... mais qu'importe ?
Le dessin est de bonne facture et les couleurs contribuent bien à cette ambiance à la fois estivale et feutrée.
Les personnages sont tous intéressants et bien dépeints.
Non, vraiment, j'ai trouvé que cette BD valait largement le détour !
J’ai entendu parlé pour la première fois de Davodeau avec "Rural !". Mais sachant cette bd préfacée par José Bové, je n’ai jamais été tenté de la lire, à tort sans doute. Avec "Chute de vélo", c’est donc le premier Davodeau que je lis et je dois dire que ça se lit bien !
Cette histoire, ou plutôt cette tranche de vie, est simple et pleine d’émotions. On ressent bien les joies et les peines des personnages. Les sujets abordés ne sont pas de toute gaieté mais Davodeau a réussi le pari de les insérer dans le quotidien d’une famille "ordinaire" sans choquer ou rendre le récit pénible à suivre. J’ai été particulièrement touché par Toussaint, ami de la famille et personnage énigmatique. Quant au dessin, ce n’est pas vraiment un style auquel j’accroche a priori. Toutefois, il s’accorde bien avec le récit et avec la mise en couleur qui rend les planches agréables à regarder.
A force d'en entendre parler, j'ai fini par lire cette BD mais c'est clairement pas trop ma tasse de thé.
Côté dessin, j'aime bien le trait de Davodeau et j'aime bien ses décors. Par contre, je n'aime pas les visages de ses personnages et je n'aime pas trop les couleurs. Ce n'est donc pas un album que je conseillerais uniquement sur son aspect visuel.
Ensuite, côté scénario, ben... Une bonne partie de l'histoire consiste à suivre le quotidien d'une famille sans trop savoir où l'auteur veut en venir. Il y a des petites touches d'émotions distillée de manière parfois un peu artificielle à mon goût, des anecdotes qui voudraient rendre les personnages attachants mais je ne m'y suis guère attaché pour autant. Vers la fin, le scénario commence à prendre de la consistance avec la révélation de Toussaint, mais ce n'est pas pour autant que j'ai vraiment plus accroché.
Globalement c'est pas trop mal mais je ne suis pas client de ce genre de BD.
Alors là, je ne comprends plus certaines personnes ayant sous notées, à mon sens, cet album.
Chute de vélo (outre le fait d'être l'album préféré de Jean Paul Olivier et Gérard Holtz) est un chef d'oeuvre ! C'est une histoire toute bête d'une famille qui se réunit une dernière fois dans la maison familiale avant de la mettre en vente. Mais chaque famille possède ses secrets et c'est, entre autre ce que chute de vélo nous propose de découvrir.
Alors oui, l'album part d'une situation très banale mais oui, Davodeau arrive à en faire une histoire captivante, émouvante. C'est un peu comme le film "le bonheur est dans le pré" : l'intrigue casse pas trois pattes à un canard mais au final c'est plus que très réussi.
Un superbe album donc, où le trait réaliste de Davodeau s'accorde à la perfection avec le ton du récit. Et je le redis haut et fort : Chute de vélo est à lire et à relire.
c'est la première BD que je lis de Davodeau... je n'en avait jamais entendu parler jusqu'alors, et je me mettais à la lire sans aucun prejugé...
je suis rentrée facilement dans l'histoire, qui n'est pas compliqué. c'est une histoire de famille, melangée à l'apprentissage de la vie. Des mensonges, des secrets, quelques péripéties, voilà ce que j'en ai retenue. Le dessin est un peu brouillon, les couleurs rappellent la campagne de l'ouest...
non, on ne peut pas dire que j'ai adoré cette BD, mais elle est réaliste, crédible, et se laisse lire facilement...
A première vue cet album est une belle histoire de famille où le lecteur, se laissant tenter par un certain voyeurisme, suit une tranche de vie de cette famille sympathique. Il remarquera néanmoins assez vite que ces petits bonheurs et soucis quotidiens sont basés sur des relations complexes entre les personnages, que la générosité apparemment gratuite de l’ami de la famille a un prix extrêmement lourd à porter, mélangeant ce récit apparemment banal à une enquête policière, une psychanalyse des relations et une fouille de la mémoire des personnages avec de temps en temps une petite touche d’humour bien placée.
La narration est fantastique, les couleurs pastel accentuent la fraîcheur de cet album et les cadrages sont judicieusement effectués afin de faire ressortir les quelques détails qui donnent une dimension supplémentaire à ce récit. C’est sensible, subtil, émouvant, passionnant et drôle. C’est un chef-d’œuvre !
Il a son style, le gars Davodeau. Loin du gros nez en série façon Dupuis ou de l'héroic fantasy vendeuse façon Soleil, il trace son petit bonhomme de chemin. Rappelons qu'on lui doit, entre autres, le mémorable "Rural !" mis en avant par la critique et préfacé par José Bové.
Davodeau se fait le champion de la vie quotidienne. Histoire de prouver qu'une tranche de vie, aussi anodine paraisse-t-elle au départ, peut prendre de la dimension dès lors qu'elle est bien racontée. Les rapports entre des gens, dans toute leur complexité, valent autant à ses yeux qu'un récit épique ou qu'un thriller particulirement bien troussé. Davodeau croit en la force de l'humain lorsqu'il s'agit de s'adresser à un humain - c'est-à-dire le lecteur.
"Chute de vélo" ne va donc pas séduire tout le monde. Y compris parmi les bédéphiles, dont certains regretteront le manque d'action. Cependant, d'autres seront charmés par les personnages, très attachants sans jamais forcer le trait, et par un récit envoûtant par sa simplicité. L'atmosphère s'installe quasi instantanément et se déroule à son rythme, sans se plier à des impératifs de pagination (76 planches, en l'occurence).
Le trait est plaisant, facilement reconnaissable si vous avez déjà eu l'occasion de voir le travail de cet auteur. Le découpage est subtil, employant à bon escient des cases sans paroles mais très expressives. Davodeau, à la fois scénariste et illustrateur, colle au plus près de son imaginaire et rend son petit monde très crédible et très vivant.
Un bel album, plein de sensibilité et qui mérite franchement le détour.
Entre rires et larmes, Chute de vélo s'inscrit bien dans la collection Aire Libre. Le temps des vacances, où tout le monde se retrouve, est un thème peu utilisé en BD, alors qu'il est riche en idées. Davodeau l'a bien compris et nous sert un album sensible.
Cet album m'a un peu rappelé "La Gloire de mon père" (Pagnol, pour les incultes, et non, ce n'est pas de la BD) : un moment privilégié où se rencontre la famille et où elle vit un peu en vase clos, se passent plusieurs petites aventures, avec un fil conducteur qui sert de prétexte.
Ce qui ne veut pas dire que Davodeau c'est du Pagnol...
Le dessin est sympa, les couleurs sont à mon avis meilleures que dans ses précédents albums, mais je pense que le n&b sied mieux au trait du bonhomme.
Du pur Davodeau, c'est toujours agréable à lire.
Selon moi, ce n'est pas le meilleur (je reste très attaché à "La gloire d'Albert") mais ça reste encore une fois une bonne tranche de vie.
C'est peut-être un de ses albums les moins engagés, mais pas le moins émouvant.
La présence des enfants est bien mise en scène par Davodeau afin de souligner leur innocence face au monde des adultes et de leurs problèmes.
On remarquera que même si le dessin de Davodeau reste le même, il y a eu un gros travail du côté des couleurs.
C'est un peu étrange de voir cet album en collection Aire Libre, mais why not après tout, ça ne change que peu de choses...
J'avais apprécié 'Rural', du même auteur, et j'ouvrais donc cet album avec un a priori positif. Une fois celui-ci refermé, je reste pourtant sur ma faim.
Je reconnais que Davodeau raconte cette tranche de vie de manière simple et sensible. Il est vrai aussi que ses personnages sont plus vrais que nature.
Cela dit, tout me paraît tellement 'ordinaire' que j'ai eu du mal à m'évader en lisant cette histoire.
Le dessin ne me convainc pas, lui non plus, mais reste agréable. Les couleurs sont douces et chaleureuses.