Ce troisième tome de Powers m’a vraiment beaucoup plu. Si l’intrigue reste fort classique et peu surprenante, le travail narratif de Brian Michael Bendis ("Torso", "Sam and Twitch", "Daredevil (100% Marvel)", "Goldfish", "Jinx") est tout bonnement excellent. Il parvient cette fois à ne pas tomber dans le piège des dialogues abusifs et peu utiles, pour nous servir une narration incisive, précise et pourvue d’un humour qui fait mouche.
La seule partie qui m’a moins plu est le petit passage intégrant des pages de magazines (avec pubs et tout), qui fait penser au one-shot "Ultra" et qui n’a pas vraiment du ravir le traducteur Alex Nikolavitch, qui est également le scénariste de "Central Zero", "Spawn Simonie", "La dernière cigarette", "Tengu-do" et "L'escouade des ombres".
Le style d'Oeming ne me plaît toujours pas trop. Je trouve les décors et les personnages trop simples, trop vides et ne dégageant vraiment pas l’ambiance propice à cette enquête policière. Mais le travail de Bendis étant très réussi sur ce tome, cet aspect m’a moins dérangé que lors des deux tomes précédents.
Bref, un très bon tome et une série très plaisante, mais dans le style «flics traditionnels dans un univers de super-héros», je préfère quand même la série "Gotham central".
Autant le dire tout de suite ... c'est mon "Powers" préféré !!!!
J'avais trouvé le 1 très bon et original, le 2 sympa mais celui-là !!!! j'avoue avoir été bluffé !!!
Je ne m'attendais pas à tant de cynisme dans un comic... on est en pleine dérision de notre monde, de la presse à scandales et du monde des super-héros.
Tout le monde en prend pour son grade, et c'est fait tellement simplement et intelligemment que je dis "chapeau" !!!!!
La mise en page de l'album est très originale (elle l'était déjà avant mais là, en intégrant les pages de journaux, c'est très bon !!!), l'humour acide est omniprésent (voire les publicités pour les voitures ou les cosmetiques ou les affiches de films) et les dessins sont toujours aussi en phase avec la série.
Que dire des dialogues ? c'est précis, net, impudique, corrosif et drôle.
Si comme moi, vous n'êtes pas amateur de comics à la base, oubliez vos a priori et fouinez dans ce vivier !!!! il y a vraiment de petits bijoux ... "Powers" en est un !
Après deux albums efficaces et originaux, Bendis s'attaque à un nouveau penchant du monde moderne : le voyeurisme transcendé par la presse People.
Olympia, un des plus populaires super héros du monde contemporain, décède brutalement. Crise cardiaque ? Meurtre ? Tout est-il que la presse à scandale se rue sur ce fait divers pour exposer au grand jour les frasques sexuelles du héros, alors que Walker et son équipière, de leur côté, enquêtent tant bien que mal sur cette mort étrange.
On retrouve des personnages connus : Johnny Royale, bien sûr (qui au passage aura perdu un L à son pseudo... problème de traduction, ou changement similaire dans la vo ?) mais aussi tous les autres.. Zora, Powers that be, etc. Tout ce petit monde que Bendis construit tome après tome, pour nous faire oublier l'espace d'un album notre univers et nous plonger plus profondemment dans celui de Powers.
C'est très bien fait, on a droit à plusieurs pages du canard à scandale : introspection garantie, même si certains articles sont tout de même assez pompant à lire et ne nous apporte rien (comme dans la vie réelle, en fait ).
Bon point pour la mise en page de l'album, donc.
Le dessin, égal à lui-même, géométrique et bien pensé, fait vraiment mouche. Dynamique, gras mais précis à la fois, sans être de la haute voltige, c'est vraiment sympa.