J’ai été déçu par ce tome. Je préférais nettement les « one shot » de Max Fridman, ces récits où il dénouait les fils ardus d’affaires complexes.
En choisissant cette fois une histoire à suites, des récits enchevêtrés, selon moi, Giardino fait fausse route et délaie la qualité de sa production.
C’est plus confus, avec des personnages parachutés, des intrigues parallèles qui ne s’agencent pas très bien.
Il reste la qualité d’histoire et d’analyse, le trait agréable de l’auteur, pour donner le change. Ca sauve un peu la production, mais à peine.
J’avoue quand même que je me suis un peu ennuyé, que j’ai un peu perdu le fil, et que les rapports de Fridman avec Claire, qui sont un peu le fil rouge du livre, restent bien attendus et bien conventionnels, comme si Giardino voulait faire durer les choses, exploitant ses filons au maximum, le plus longtemps possible.
Je me suis senti bien loin de l’élan des premiers tomes de la série, avec son rythme, son souffle, ses craintes répétées.
Ici, c’est plus complexe, à base de rapports humains, mais c’est plus terne, plus plat, moins intéressant, c’est tout !