Emotion, ravissement, joie, mais aussi tristesse. Voila ce que j’ai ressenti en lisant cette superbe histoire d’enfants. Quel plaisir de partager la beauté sauvage de ces paysages superbes. Quel plaisir de vivre ces moments spontanés, dénués de toutes mauvaises pensées entre ces enfants si épanouis. L’ambiance Méditerranéenne est palpable, avec ce soleil qui inonde tout et éblouit presque. La chaleur se ressent et l’envie d’aller à l’eau m’a occupé l’esprit quelques temps. Mais ce récit est aussi une histoire d’adultes, ou l’intégration d’étrangers est difficile. Il y aussi la rigidité d’une certaine société méditerranéenne, très à cheval sur les principes moraux et qui n’acceptent pas la liberté sexuelle pour les filles. Gare à qui s’y risque.
Le dessin est d’une grande finesse et les personnages sont vraiment expressifs, avec une grande personnalité. Les paysages sont grandioses et la mise en couleurs est chaude et rayonnante. Les enfants et certains personnages sont très attachants notamment le père de William, qui est d’un optimisme indestructible.
Mais dans cette histoire simple en apparence, il y a autre chose. Des pages qui s’intercalent entre celles qui sont gorgées de soleil. Des pages mystérieuses, toutes différentes, qui ouvre des portes sur des mystères à venir. On sent que dans cette histoire, quelqu’un a des pouvoirs particuliers. Mais qui ?
Voila un album intense, qui ravit le cœur et l’esprit, qui émeut très fort. Une grande réussite
L’invitation au voyage commence dès la couverture. Un paysage dépouillé, où Lisa et William nous invitent à les suivre dans cet album exceptionnel. Une intention louable apparaît dès cette couverture magnifique : celle de l’humilité. Le nom des auteurs n’apparaît pas, laissant un maximum de place à la beauté intemporelle de l’image. Dargaud avait déjà fait le coup un an plus tôt pour le tome 1 de Kabbale, de Grégory Charlet.
Alors on est intrigué, on aimerait savoir qui se cache derrière cette couverture à la fois spartiate et fascinante. Et on ouvre la BD.
Une ambiance de vacances, un cadre enchanteur qui charmerait n’importe qui. L’ensorcellement agit à plusieurs niveaux.
Le dessin, sans être exceptionnel, est empreint d’une poésie des formes, tout en rondeurs. La plupart des cases sont extrêmement travaillées, certaines sont incroyablement belles. Les corps ont subi l’influence de l’ »Ecole Vatine », comme je l’ai lu quelque part, c'est-à-dire une décontraction apparente dans le trait, qui dégage une impression primesautière, quasi enfantine. Les visages des personnages sont très expressifs, ce qui est logique, car Olivier Pont a fait ses armes dans la BD d’humour, chez Vents d’Ouest. Les décors sont à couper le souffle, comme en témoigne l’à-pic de la couverture. Rajoutons un travail très soigné sur les couleurs chaudes, des dégradés fort impressionnants, et l’on obtient un album à la picturalité incroyable.
Le scénario. Sur fond d’histoire pagnolesque (des « étrangers » tentent de s’intégrer dans une petite communauté méridionale), on suit une intrigue doucement teintée de fantastique, avec des séquences oniriques –pour l’heure- absconses. Le récit coule de (Manon de la) source, on se laisse bercer par les couleurs chaudes, le rythme lénifiant, ces moments de pure joie enfantine sur les pas de Lisa et William. Mais les séquences (oniriques ?) dessinées dans un style plus brut et narrées de manière hachée ne peuvent qu’entraîner des interrogations : qui « rêve » ? Pourquoi l’acteur semble-t-il être une personne différente d’une fois sur l’autre ? Et, pour revenir à l’intrigue principale, quels sont les réels pouvoirs de Lisa ? D’où elle et son père viennent-ils réellement ? Où va-t-elle à la fin de ce premier tome ? Que signifie ce puma que voient les quatre enfants ? Que de questions alléchantes qui devraient trouver leur réponse dans le second tome, conclusif.
Parlons du titre, à présent, et de sa… portée. A l’évidence, il désigne un lieu. Véritable, fantasmé, imaginaire ? S’agit-il, comme le suggère la couverture, d’un lieu simplement hors de vue, ou plus prosaïquement hors des bords (physiques) de la BD ? Ou s’agit-il du lieu où la mixture préparée par Lisa emmène les quatre enfants, un lieu où se trouve peut-être la clé de leur lien si particulier (et pourtant non encore dévoilé) ? Serait-ce le lieu où Lisa part, au-delà des mers ?
Un autre questionnement apparaît en arrivant à la fin de ce tome 1 ; à côté de la signature des auteurs se trouve la mention « 1999 ». Est-ce à dire que ceux-ci ont mis près de cinq ans pour trouver un éditeur ? Ou alors, ont-ils voulu peaufiner leur œuvre –jusqu’ici- maîtresse afin de la sortir dans les meilleures conditions éditoriales possibles ? Encore une question que j’aimerais poser aux auteurs…
En bref, un pur bijou qui m’a inspiré ces modestes épîtres :
Ô toi Barellito
Petit port bien au chaud
Savais-tu qu’en ton sein
Se trouvaient des gamins
Nés le même jour
Liés en secret pour toujours ?
Des hommes au destin tragique
Des rites chamaniques
Des images chimériques
Autour de cette petite crique
Des hommes au grand cœur
Qui se rêvent pêcheurs
Finiront par partir
Dans la peau de martyrs Venez par ici
Ô conteurs
En ces temps maussades
De bouffonnerie arlestonienne
Vous avez su enchanter
Nos yeux et nos goûts
Avec Lisa et William
Au cœur du drame
Nous irons jusqu’au bout
Laissant nos cœurs chavirer
Au fil de cette ballade italienne
Savourée à la régalade.
Du fond du cœur
Infiniment merci.
Que dire de cette Bd sinon que je l'ai beaucoup aimé. L'histoire est magique. Les personnages sont touchant, et on rentre facilement dans l'histoire et on a du mal à s'y détacher.
Les dessins ne m'ont pas trop attirés mais les couleurs font penser au sud.
Je crois que coup de coeur est un bien trop petit mot pour definir cet album ...
C'est veritablement l'une des meilleures bd que j'ai lue...
Vraiment incroyable !
Les dessins sont d'une beauté incomparable.
Quand à l'histoire, ell est vraiment trees originale!
Je suis tombé sous le charme des le debut !
D'abord la couverture, qui m'a tout de suite attirée (j'imagine que c'est pareil pour tout le monde) : ce bleu si limpide et ces deux gamins assis sur un piton rocheux au dessus du vide en train de scruter l'horizon, "Où le regard ne porte pas..." ! Bref, c'est superbe !
Ensuite, on entre dans un très bel objet (c'est je pense la plus belle BD de ma collection), et là, 96 pages de régal nous attendent. D'abord avec un bon dessin servi par des couleurs chatoyantes et si méditerranéeenes, puis par une histoire toute simple mais racontée avec talent et finesse : ça nous parle d'une Italie archaique qui a bien du mal à s'adapter à la Révolution Industrielle de la fin du XIXe siècle, symbolisée par l'arrivée de cette petite famille d'anglais.
Le tout est subtilement mélangé avec une pointe de fantastique et de mystère, qui resteront irrésolus afin de mieux faire vagabonder notre imagination.
Enfin, le titre ... poétique et extrêmement bien choisi, à plusieurs sens de lecture.
Allez, lisez-le, c'est BEAUCOUP plus intéressant que mon avis !!!!!!!
Coup d'oeil dans une librairie...
Drôle de couverture pour un album. Jolie couverture. Très jolie même. Un vrai coup de coeur. Je me renseigne. Les auteurs ont mis plusieurs années pour concevoir concept, histoire et réalisation. Résultat ?... 184 planches au final, sans contrainte de pagination. Un défi d'édition et d'éditeur. Il est néanmoins décidé d'en faire un diptyque. La sortie du premier tome sera retardée afin que le second puisse paraître dans un délai assez court.
L'histoire ?.. au départ simple. Elle se passe il y a un siècle dans un petit port d'Italie. Une famille anglaise y emménage. Le père veut y développer la pêche, ce qui est très mal vu par les habitants : ils ne tolèrent rien de ce qui est étranger à leur communauté.
Plein d'enthousiasme, ce Londonien -jovial et courageux- s'attèle néanmoins à son projet. Il est aidé par Francesco, un solitaire, qui vit un peu en retrait avec sa fille Lisa. Celle-ci est née le même jour que William, le fils aîné des nouveaux arrivants. Une complicité particulière va naître entre ces deux jeunes gens.
Un très beau graphisme joint à la belle luminosité de la palette de couleurs traduisent ensemble l'ambiance des rivages méditerranéens "de ce temps-là".
Une très belle oeuvre concoctée par deux amis qui y ont mis coeur et talent. Et cela se ressent.
Preuve de l'intéressement des connaisseurs : on ne trouve plus l'album à moins de 70 Euro (très bon état) dans les bourses des festivals BD.
Superbe ! Et dire que j’ai attendu la sortie du second opus (et même un peu plus longtemps encore) pour entamer la lecture du premier tome.
Dès les premières pages, on est porté par la beauté des planches où les décors de "cartes postales" des calanques resplendissent sous le soleil de l’Italie. Malgré le cadre idyllique, la vie en ce début de siècle n’est pas facile, surtout lorsqu’on est étranger. L’histoire commence doucement, simplement, banalement même. Mais bien vite, le récit se focalise autour du mystère planant sur ces enfants "destinés à se rencontrer". La cadence insufflée à ce premier volume fait preuve de peu de célérité. Toutefois, ce tempo lent retranscrit idéalement le rythme de vie de ces populations méditerranéennes, bien loin du stress des grandes villes.
Côté dessin, tout le potentiel d’Olivier Pont, palpable déjà dans "Kucek", est ici confirmé et révélé au grand jour. La fluidité de son trait et la précision de l’encrage force mon admiration. De plus, la mise en couleur n’est pas en reste, l’ensemble rendant les planches très lumineuses et agréables à l’oeil.
J'ai beaucoup apprécié :
- la qualité de l'album en lui-même (grand, solide, beau). Il vaut tout à fait son prix.
- la beauté des planches, autant pour leur mise en page que pour la composition de chaque case. C'est vrai que la couverture de l'album est vraiment superbe, surtout après avoir lu l'album, et pas mal de cases sont tout aussi belles dans leur composition (par exemple, un fil contour de roches à nues baignées de soleil, un arbre solitaire, et à l'intérieur de ce cadre la mer turquoise et calme, et un ciel bleu éclatant, rien d'autre).
- l'originalité du scénario et au passage la densité de l'album : en commençant l'histoire, je croyais deviner ce qui allait se passer, mais finalement je me trompais car il y a bien plus dans ce scénario que le déjà-vu que je pensais y trouver.
Maintenant, ce qui m'ennuie un peu plus, ce sont :
- Les dessins des personnages au début de l'album (notamment les pieds qui semblent inexistants comme si les gens marchaient sur leurs tibias)
- De même, je trouve le trait un peu gras dans certains décors, mais ceci s'appelle vraiment chercher la petite bête
- Le scénario qui pour le moment ne m'a pas encore totalement convaincu ni captivé
Je suis loin de cracher sur cet album que je trouve excellement beau, tant dans sa forme que dans le fond de son histoire, mais je demande encore à être convaincu par l'histoire complète (notamment par ce mystère qui plane encore, et ces doubles planches mystérieuses comme des souvenirs d'une vie passée). L'histoire de ce tome 1, quoique déjà bonne, ne m'a pas totalement satisfait.
Si on me demande quelles étaient mes dernières vacances à l’étranger, je pourrais facilement répondre "Voyage en Italie (le)", "Chute de vélo" et ce tome de "Où le regard ne porte pas..." qui nous plonge dans un petit village côtier Italien au ciel bleu azur qui se fond au loin dans l’océan.
Ce parfum de vacances et du sud qui se hume de page en page, la quiétude de ce village de pêcheurs méditerranéen ... on s’évade à tel point qu’en refermant le tome on s’étonne de ne pas retrouver les lunettes de soleil et le chapeau de paille que les auteurs on délicatement posés sur nous pendant ce fabuleux voyage.
LA COUVERTURE:
Il y d’abord la couverture qui déjà invite au voyage et à la rêverie. Ces deux enfants assis sur un rocher, suspendus dans le vide à la limite du monde réel, le regard porté sur les nuages et le rêve.
LE SCÉNARIO:
C’est à travers le regard des enfants qu’on entre dans l’histoire. Cette touchante histoire d’amitié entre quatre enfants nous projette dans l’insouciance de notre jeunesse. William, Lisa, Paolo et Nino sont nés le même jour et un étrange objet semble les unir inexorablement. Si les quelques scènes de paranormal (visions, flash backs mystérieux et cérémonies nocturnes) donnent forme à l’énigme de fond, elles ont également tendance à casser un petit peu le rythme méditerranéen de l’histoire.
Essayant de comprendre le lien qui les uni, le lecteur savourera chaque instant passé en compagnie de nos quatre amis, tout en partageant leurs rêves. Et c’est, profitant de cette sérénité et naïveté dans laquelle ils nous plongent, qu’Abolin et Pont vont nous prendre à revers, nous confrontant à la réalité de la vie, celle des adultes.
Tandis que tout semble unir les enfants dans cet album, les rapports entre parents y semblent diamétralement opposés. A peine arrivé, Alex se heurte au sectarisme, à l’inculture et à l’autarcie des autochtones, qui ne voient pas d’un bon œil l’arrivée du modernisme et du capitalisme et feront tout pour chasser l’envahisseur de cet endroit paradisiaque, sans même essayer de le comprendre.
Cette critique sociale contraste énormément avec l’innocence juvénile et la légèreté du reste du récit, sans pour autant sombrer dans le manichéisme. Cette alternance du scénario entre la sensibilité et la cruauté nous montre l’arrière du décor de cette jolie carte postale de vacances.
Les dialogues sonnent juste, le rythme colle parfaitement à la lenteur méditerranéenne et l’histoire est narrée avec beaucoup de précision. Mais c’est dans le non-dit et les silences que l’histoire prend toute sa profondeur, dans les attitudes, les regards et les émotions que l’authenticité du récit séduit.
LE DESSIN & LES COULEURS:
Les personnages aux traits joviaux et ronds ne laissent pas indifférent. Le dessin, les couleurs et l’éclairage des planches donnent la crédibilité nécessaire à la baignade du lecteur dans l’Italie du début du XXème siècle. Les couleurs éclatantes, claires, lumineuses, douces et chaleureuses caressent les sens du lecteur de cette ambiance méditerranéenne.
Voici un album dépaysant, touchant, profond, pourvu d’une intrigue mystérieuse et que vous pouvez, comme le titre le laisse présager, acheter les yeux fermés !
J'ai remarqué cette bande dessinée à sa sortie, avant qu'elle ne connaisse son succès, grâce à ses dessins très éclairés, un cocktail soleil et mer qui vous emportent des les premieres pages.
On se laisse guider insouciamment dans les superbes decors, on est touché par les caractères des enfants, et tout ceci nous fait prendre à la légère le comportement de certains villageois vis à vis des nouveaux arrivants.
j'étais à la bibliothèque. Je ne savais pas vraiment quoi prendre, et puis j'ai vu cette BD. D'abord, j'ai trouvé la couverture super belle ! on ne sait pas vraiment ce qui nous attend quand on l'ouvre.
Et là, tout y est : de l'amitée, de l'action, du suspense, des gentils, des méchants... tout est blanc, le payasage est magnifique, on se croirait au paradis, mais la haine, la jalousie et la méchanceté arrivent...
Le contraste entre deux mondes se reconnaît très rapidement... Une Bd touchante qui donne tout de suite envie de savoir la suite... D'ailleurs quand sort elle ?
La lecture du tome 1 m’a laissée sur une impression mitigée.
Cette histoire d’amitié entre ces quatre enfants nés le même jour, les paysages méditerranéens magnifiques, la mise en couleur, superbe, la zone de mystère qui s’immisce de temps à autre, oui, d’accord, mais bon, d’autres aspects du scénario ont plutôt tendance à m’énerver : le manichéisme affiché entre les “méchants” villageois, bornés et xénophobes et les “gentils” étrangers, qui amènent le progrès, leur enthousiasme et leur désir de s’intégrer ; la progression des événements, cousue de fil blanc et, la façon “accidentée” dont sont dessinés les visages. Dommage, la couverture était si prometteuse.
Cependant, on a quand même envie de connaître la suite.
Question ambiance, C'est retranscrit à merveille !! Je me voyait déja dans cette petite baie, attablé avec des amis, en train de siroter un pastaga avec les odeurs de lavandes plein les narines et un chapeau en paille sur la tête !! Mieux j'étais redevenu minot et je m'amusait à déambuler dans cette nature magnifique pour faire les 400 coups avec mes petits camarades ! Nostalgie quand tu nous tiens...
Car c'est bien de cela qu'il est question : la quête initiatique de jeunes gens teintée de poésie, d'innocence, de joie, de peine... Les personnages sont très attachants et les 96 pages de ce premier tome défilent avec harmonie. C'est simple mais efficace.
Ajoutez à ceci ces flashs mystérieux et un zest de paranormal lors des cérémonies nocturnes et vous obtenez un cocktail savoureux assez accrocheur.
Coté dessin c'est magnifique également. Les décors sont très lumineux et les personnages ont tous une petit style personnel qui colle parfaitement avec leur psychologie.
J'hésitais à l'acheter, cet album ne me disait rien, puis devant tant de critiques favorables j'ai craqué.... et puis ensuite j'ai totalement craqué... Lisez-le, un grand bol d'air frais !
Cela suffirait comme commentaire, mais je vais quand-même expliciter...
L'histoire est originale, elle baigne dans la nostalgie, en la lisant, je n'avais qu'une envie: être à la place des personnages... cependant, elle nous rappelle aussi à la dure "réalité", entre méfiance, haine et vengeance, de la cruauté humaine!
Le dessin, tout en étant pas des plus réaliste, est magnifique, lumineux!
Un album pour tous ceux qui aiment les histoires touchantes!
Ma vue s'est posée sur "Où le regard ne porte pas" tout simplement parce que la couverture est plus que merveilleuse, le vide et la sobrièté me plaisent énormément, c'est presque enoûtant ! c'est le récit d´une rencontre entre deux enfants dont les regards n´auraient pas dû se croiser ! ( vous allez me dire, c'est bizarre... oui et alors la vie est faite de rencontre qui provoquent des évènements aux répercussions incernables, ça s'appelle l'effet papillon ). Ainsi l´emménagement d´anglais dans un village italien en bord de mer peut sembler banal. Mais si je vous dis que ça se passe au XIXe sciècle, la révolution industrielle et tout le toutim, dans un village où l' étranger n'est pas bienvenu... hum hum je sens qu'il va yavoir problème...
Bon tout ça m'amène à vous dire que cet album à un véritable scénario, bien structuré rempli d'inhumanité et d'humanité et c´est à travers le regard d´enfants que le lecteur entre dans cette histoire... très charmant !
Niveau graphisme c'est superbement surprenant rempli à la foi de dureté et de élégance ( oui je sais ce récit est rempli de contradiction, c'est tout ce qui fait son charme...) pour les dans les paysages et les sentiments.
Bref, jetez y un regard et vous verez par vous même qu'on s'attache facilement à ce petit bijoux...
Tout d'abord une couverture magnifique qui accroche le regard et déclenche une envie irrésistible d'ouvrir cet album...
Ensuite un dessin fluide, agréable et des couleurs chaudes qui nous transportent dans l'Italie du début du siècle. L'atmosphère est palpable au travers des planches, vraiment du grand art...
Enfin un scénario qui nous provoque cet accès de nostalgie propre à nos souvenirs d'enfance. Les auteurs ont fait un énorme travail pour mettre en place une atmosphère délicieuse et ce, pour mieux nous prendre aux tripes lorsque l'horreur débarque sans prévenir, détruisant ce beau décors un brin théâtral pour mieux nous jeter en pleine face la réalité de la vie, celle des adultes.
Un très beau premier tome, j'espère que la suite sera à la hauteur.
cette bd est une merveille car on est porté dans ce monde. L'histoire est tellement belle, enrichissante, on est pris tellement dedans qu'on en rêve. Vivement le tome 2 qui sort au mois d'août. Merci à ses personnes qui font des supers bonnes bandes dessinées comme on n'en trouve plus beaucoup. Vraiment un bon coup de coeur.
Je suis plutôt avare en superlatifs et en avis 5 étoiles ; je préfère les réserver aux bd’s qui sortent vraiment du lot et qui me font vibrer, afin de les mettre au mieux en valeur. C’est bien le cas ici puisque les 94 pages sont à la hauteur de la couverture : simple, belle, contemplative.
Dessin et couleurs nous offrent des paysages de toute beauté, baignés par la lumière d’un soleil de plomb ; on a presque la gorge sèche sous l’effet de la chaleur et on sent sur le visage cette petite brise qui vient du large…
L’histoire est simple, sobre, touchante. On partage avec autant de plaisir les péripéties des enfants que celles des adultes. Je suis entré sans effort dans la peau de chaque personnage ; j’ai pu comprendre les motivations de chacun d’eux et éprouver les mêmes sentiments.
Les auteurs privilégient les instants de silence ; ils font passer les émotions à travers les gestes, les regards. C’est d’une rare efficacité. J’ai eu la chair de poule en parcourant les dernières pages…
Ils ajoutent également au récit une pincée de mystère (de fantastique ?), sans que celui-ci ne déborde l’histoire principale. Ils le distillent à petites doses, suffisamment pour nous tenir en haleine jusqu’au bout.
Chapeau bas messieurs. Mes étoiles sont bien pâles à côté de votre talent.
Cette bande dessinée est excellente à tous les niveaux... Par la qualité de ses dessins, de ses couleurs, de sa mise en page ; la couverture elle-même est un enchantement. Mais ce qui attire vraiment mon attention c'est la dualité de son scénario. Au premier abord, on lit une petite histoire réaliste, narrée par des enfants, à la fois drole et dramatique, tout à fait touchante. Ce petit scénario à la Marcel Pagnol mérite à lui tout seul "une bonne note" mais ce tome ne s'arrète pas là. OU LE REGARD NE PORTE PAS est bien plus qu'un drame de campagne joliment décrit... Une dimension plus fantastique se profile au fil des pages. Le hasard explique trop peu de choses... De plus, de mystérieuses pages noires font régulièrement irruption dans la bd, scénarios aliens, intrusions inexpliquables... quelles sont leurs significations ? Vivement le tome 2 !!!
Evidement, je ne peux que rejoindre les avis dithyrambiques concernant cette magnifique série !
J'ai pourtant hésité à acheter cette BD, je suis passé devant plusieur fois avant de me decider ! Mais sous la menace de Cha (tout relative mais quand meme ), je l'ai acheté (la BD pas Cha ).
Et bien, c'est tout simplement magnifique comme BD, c'est 95 pages de bonheur, de plaisir de lecture. Rarement à la fin de la 1ere lecture d'une BD, j'ai eu envi de la relire immédiatement histoire de re-profiter de la BD ! "Où le regard ne porte pas..." en fait parti...
C'est parfois drole, parfois triste, emouvant, magique, que du bonheur...
Et puis le dessin, j'adore carrement ! Un style ultra original, très particulier mais tellement beau ! Il va tellement bien avec l'histoire, c'est parfais !
Les couleurs pastels sont aussi vraiment belles, en accord parfais avec le dessin.
Bref une harmonie se dégage de cette bd ! Assurément une des bd de l'année !
"Où le regard ne porte pas..." est une vrai bouffée d'oxygène et un moment magique de lecture...
La couverture tout d'abord incite à ouvrir l'album, elle est tout bonnement somptueuse, une invitation au voyage et à la rêverie.
L'histoire est touchante et émouvante. Le rythme est très bien choisi et berce la lecture. Les incrustations de scènes de fantastique cassent un peu le rythme, mais amènent un mystère qu'il nous tarde de découvrir.
Le dessin est beau dans son ensemble, bien sûr les mains ou autres chsoses ne sont pas très belles, mais d'un point de vue générale, il retranscrit parfaitement les émotions et les paysages grandisoses d'Italie.
C'est un album superbe qui nous livre le destin de deux personnages attachants, sur fond de pêche et décors d'Italie sublime. Bref, beaucoup de superlatifs pour un album qui pourrait se suffire à lui-même, mais dont on attend tout de même la suite...