N'étant pas amateur de polar, c'est uniquement parce que je l'ai trouvé d'occasion et que j'en avais beaucoup entendu parler sur le Net que j'ai acheté ce comics. Au final, je ne suis pas trop mécontent de mon achat.
Le dessin de Risso est original. Il ne fait pas du réaliste sombre comme trop souvent dans ce type de polar noir, il garde un côté sombre bien sûr mais y mêle un dessin un peu plus fun, des voitures qui sautent comme dans les cartoons, des grimaces caricaturales, etc. Ca donne une vraie atmosphère visuelle au comics qui n'est pas désagréable et qui tranche agréablement avec la dureté et la noirceur du récit.
Le récit, justement, part sur une base identique pour raconter des histoires courtes qui finissent par être liées entre elles. La base, c'est qu'un homme mystérieux, l'Agent Graves fournit à des gens les preuves et les moyens de venger par le meurtre tous les torts qu'une ou plusieurs personnes données leur ont infligés. Pourquoi ? On l'apprendra au fur et à mesure. Et pour quel résultat ? Eh bien justement, le résultat diffère dans les 2 histoires de ce tome, avec une vengeance réussie mais amère par-ci et un foirage total par-là. Bref, ce n'est pas répétitif et c'est assez original à lire.
Bon récit, bon dessin, une série polar noir sympa que j'aurais sans doute encore plus appréciée si j'étais amateur du genre.
Dans ce premier tome, on découvre deux histoires différentes, mais au scénario identique. A chaque fois, le personnage central reçoit une valise du mystérieux agent Graves. Dans cette valise : une arme, 100 cartouches, le nom et l’adresse de la personne qui est la cause de tous leurs malheurs et surtout une garantie d’immunité pour le crime à commettre.
Au niveau scénario, impossible de ne pas faire le lien avec les "Enchaînés", autre excellente série où les personnages reçoivent également une mallette, une arme et les données des personnes à tuer.
La première histoire, plus classique, se déroule au milieu des gangs. La deuxième est plus raffinée et meilleure, mais malheureusement beaucoup plus courte.
Un comics sans super-héros et un très bon polar à l’histoire très dynamique et aux dialogues excellents.
"100 Bullets" appartient à cette nouvelle génération de comics qui délaisse le monde des super héros pour s'intéresser à celui des hommes ordinaires. Des séries comme "Powers", "Marvels"ou "Gotham central" font le lien entre humain et super-héros. "100 Bullets", lui, est un pur polar où vous n'apercevrez aucun crétin costumé.
Cela peut être un avantage. Azzarello et Risso peuvent ainsi espérer séduire tous les réfractaires habituels à l'univers des comics. Certes, le découpage, la dynamique, le trait lui-même restent très comics, mais au service d'un scénario plus "grand public" (si l'on peut dire, cette série étant assez noire !). C'est donc l'occasion de constater l'efficacité de la bande dessinée américaine et de ses codes, avant de dépasser les a priori contre les formidables séries de super-héros disponibles au troisième millénaire.
Que faire quand on a un flingue entre les mains, une bonne raison de se venger et l'assurance de pouvoir agir en toute umpunité ? La question est à la fois originale et intéressante, quasi philosophique. Azzarello la décline à travers deux personnages à l'histoire et aux choix différents. Le récit est très dynamique, les dialogues sont bons. Peut-être y a-t-il quelques longueurs. On regrette aussi de ne pas en savoir davantage sur l'identité et les motivations de ceux qui remettent l'arme et les balles : il y a un énorme vide sur cette question fondamentale à la fin du premier tome, qui altère quelque peu l'impression positive laissée par l'ensemble.
Allez jeter un oeil à "100 Bullets", histoire de vérifier que Risso sait dessiner autre chose que des vampires égyptiens et de prendre contact avec une série agréable à lire et plutôt prometteuse.
Une idée intéressante, une couverture intrigante, un album qui promet…
Le scénario de Brain Azzarello est une pure merveille. Ce premier tome raconte deux histoires basées sur la même trame scénaristique, mais totalement différente ne serait-ce que par leurs personnages et leur déroulement… Il est vrai que l’on peut trouver la première histoire quelque peu classique, il n’en est rien de la seconde, véritablement plus réussie, bien que malheureusement plus courte… Quoi qu’il en soit l’ambiance sombre et violente est omniprésente et superbement exploitée…
Pour ce qui est des illustrations d’Eduardo Risso, elles sont également très réussie. Les expressions faciales sont particulièrement bien travaillées. Les personnages bien que parfois un peu caricatural de part leur allure où leur comportement (et non pas le dessin, qui lui n’est pas du tout caricatural) sont également bien représentés. Les couleurs homogènes participent pour une grande partie dans l’ambiance sombre… Le découpage est bien travaillé, et les cadrages véritablement magnifiques…
Cet album est véritablement imprégné d’une ambiance unique relativement rare, et après lecture de cet album génial, il reste principalement cette ambiance qui est véritablement marquée…