Cet album ne payais pas de mine. Pas très épais, dessin à première naïf et enfantin.
Bref, me disais-je, une BD purement jeunesse à découvrir.
A le bon gag, cette BD va beaucoup plus loin ! Le scénario assez simple sur la base, sait nous happer rapidement avec cette petite fille adorable avec ses grands yeux de biches, son minois angélique et sa maladie que personne ne parvient à diagnostiquer. Pour compléter le tableau, son père est veuf et elle ne sait pas vraiment comment elle a perdu sa mère. Enfin, elle vit une vie de misère en aidant son père ramoneur non officiel à déboucher les petits puits des énormes cheminées qui ornent l'ensemble du paysage urbain imaginé par les auteurs.
Le traitement pourrait vite devenir lourd et pénible. Tant de malheurs dans cette ville grise où l'on ne sait même pas à quoi ressemble la campagne...
Mais les auteurs ont trouvé les mots justes, plein de tendresses et de poésie. On s'attache à ces personnes avec une force inattendue.
Les images quasi subliminales de ces monstres au fond d'une grotte entretiennent un mystère plein de promesses pour les tomes à venir.
Le dessin, simple, réussit à dégager une véritable humanité, et présente une belle force de caractère.
L'apparente simplicité du trait (tant il devient vite naturel), correspond à merveille à la simplicité apparente d'Addidas. Un ensemble harmonieux à découvrir.
Le dessin que je trouve superbe, car pas courant, nous montre l'histoire d'une tite fille qui tombe régulièrement dans les pommes et qui aide son père ramoneur.
Cette histoire est un petit sucre qui se laisse fondre et qui est loin de nous laisser indifférent par la suite.
Etrange et touchante histoire que celle de cette petite fille qui tombe régulièrement dans les pommes. Son papa se fait du souci pour sa fille Addidas mais elle, elle s’inquiète de la bonne réalisation du boulot de son père, ramoneur . . . et des cheminées, il n’en manque pas ! En effet, Wazem imagine un monde pas très enviable où le paysage est défiguré par des cheminées qui sortent de partout, signe d’une industrialisation à outrance. La justesse du trait de Peeters participe grandement à la sensibilité du récit qui est vraiment prenante.
Au début, c'est un peu spécial. Il faut rentrer dans le livre, son univers, ses personnages. Ses couleurs opaques, pas vraiment sombres mais noircies par les fumées d'usines ou de la ville.
C'est une histoire sombre finalement et la situation difficile de ce ramoneur et de sa fille sont bien à l'image des teintes. Les illustrations n'arrangent rien à l'ambiance avec ces personnages faussement gais et dessinés quelque peu en "trompe l'oeil": ils ont l'air simplistes mais ils respirent le manque, la rupture, le vécu mal digéré qui fait mal.
Finalement, ce serait le monstre aux rouages qui repose de l'atmosphère pesante qui se sent page après page. Il est prometteur, ce monstre, et nous emmène jusqu'au tome 2, presque en nous prenant par la main. Tant mieux.
Ce livre est véritablement spécial et j'ai du mal à m'exprimer à son sujet: il est profond sans être pourtant indispensable, mais son côté attachant nous le ramène à l'esprit et on peine à s'en séparer (la preuve: je vais de ce pas lire la suite). Et pourtant, j'ai du mal à l'aimer plus, à vraiment y trouver mon compte. Alors ?
Réussir à perturber le lecteur est déjà une réussite, une belle ambition, non ?
Ouaip c'est vraiment pas mal. J'avais entendu pas mal d'éloges sur cet album, je l'ai donc lu. Je n'ai vraiment pas été déçue. Les dessins sont assez banals, bien faits, sans plus, le graphisme ne sort pas vraiment des sentiers battus donc, mais il est néanmoins très sympa.
A côté de ça, on a une histoire pas très approfondie, il faut bien l'avouer, de sorte qu'on reste un peu sur notre faim. Mais la grande force de cette Bd, c'est qu'elle fascine. Tout ce petit monde fascine réellement, les personnages sont très attachants, c'est de la poésie à l'état pur.
Donc même si à la base l'histoire est très classique, le façon dont elle est développée etc la rend vraiment intéressante...
vivement le tome 2 !
On aurait pu attendre de Peeters qu'il nous refasse un "Pilules Bleues", album qu'on ne saurait trop vous recommander s'il manque à votre culture. Mais ce prometteur auteur a préféré explorer de nouvelles voies, ce dont on ne peut que lui rendre grâce à l'heure des séries interminables car lucratives.
Peeters a laissé le scénario à Wazem pour se concentrer sur ses illustrations. On retrouve le coup de crayon déployé dans "Pilules Bleues", la couleur en plus. Il y a du Blain dans son style, mais aussi une vraie personnalité. L'ensemble est attrayant pour les petits comme pour les grands.
Le scénario est vraiment bien fichu. Le monde est peu décrit mais est fascinant, comme si ces cheminées à perte de vue étaient la seule réalité pour les personnages. Le ton aurait pu être misérabiliste, il n'est que poétique et le récit est émouvant et sacrément prenant. Les personnages sont hyper attachants.
Il y a du Caro et Jeunet ou du Tim Burton dans cet univers-là. Et quand on fait de telles comparaisons, ça ne peut vouloir dire qu'une chose : c'est à lire ! On attend impatiemment la suite.