Ancien amateur de jeux de rôles moi-même durant de longues années, je me suis naturellement tourné vers ce "Le maître de Jeu" dont le sujet principal ne pouvait que m’intéresser.
Première constatation : Corbeyran et moi ne pratiquons pas le jeu de rôle de la même façon !
L’ensemble est tout de même palpitant. Les personnages, à la psychologie développée, sont embarqués malgré eux dans une histoire qui les dépasse totalement, le fantastique se mêlant à l’intrigue, brouillant les pistes.
La tension est ressentie tout au long de l’album, et ne retombe pas. Certains albums du scénariste (comme "Asphodèle" par exemple) sont autrement plats.
Et puis, le dessin de Charlet est vraiment agréable. Semi réaliste, il permet au dessinateur de faire passer des situations très noires sans pour autant choquer le lecteur, tout en instaurant une ambiance efficace. Et puis, les couleurs sont particulièrement belles.
Très belle surprise que ce premier tome, pour une série qui saura gagner en puissance dès le second Opus. Amateurs de l'univers des Stryges, ne ratez pas l'occasion de vous faire plaisir…
Voilà un premier tome qui plante le décor, les personnages et l’histoire, mais va également plus loin que cela. Via deux fils conducteurs, l’auteur nous fait déjà découvrir l’intrigue et palper l’ambiance et l’on sent bien que ces deux pistes vont finir par se rencontrer et que le climax est proche.
D’un côté l’on suit Quentin, un jeune paralytique bercé par l’irréel du net, et de l’autre côté 4 rôlistes se prêtant au jeu du mystérieux patron de Final Soft pour qui les enjeux financiers priment. Via une alternance réussie entre ces 2 approches et un découpage original, l’auteur nous fait converger vers une île lugubre de la côte bretonne (destination que l’on sent finale) et vers une créature étrange nommée Stryge, que Cobeyran nous fait également découvrir avec brio dans d’autres de ces séries ("Le chant des Stryges", "Le clan des chimères").
Je dois dire qu’après avoir parcouru avec un plaisir non dissimulé le Chant des Stryges, j’étais très impatient de découvrir cette série parallèle…
Le Chant des Stryges représente pour moi une des meilleurs séries de fantastique. Corbeyran a véritablement une imagination débordante et son univers est très réussi avec l’ombre des Stryges qui plane sur la race humaine… Mais pour moi, une des facettes intéressantes de la série mère était le fait de mélanger à la fois cette intrigue fantastique avec une intrigue politique et policière. Hors ici, Corbeyran décide de ne faire qu’une intrigue fantastique. Alors évidemment avec son talent il nous fait malgré tout voyager son univers au travers de plusieurs personnages qui n’ont rien en commun comme à son habitude… Malgré tout, on ne retrouve pas la même magie…
Les dessins ne sont donc plus signés Guerineau, et c’est une bonne idée en effet de varier les dessinateurs sur des séries parallèles. Mais là je dois dire que les dessins de Charlet, je n’ais pas vraiment accrocher. Je ne sais il a un trait particulier qui est un tel mélange des genres qu’au final, on ne sait plus trop quoi en penser… Les couleurs sont en revanche pas trop males, mais cela ne suffit pas à racheter le dessin, et donc par conséquent l’ambiance de l’album…
Mais bon, ce tome n’est que le premier, alors comme toujours on accorde le bénéfice du doute, et on attend la suite pour juger mieux et peut-être se prononcer…
Je voulais commencer mon incursion dans l'univers des stryges ( mon penchant pour les mythes et légendes... ) de Corbeyran et j'ai choisi de le faire par le biais de cette série parallèle.
Je ne regrette pas mon choix ! Tout simplement prenant ! J'ai dévoré cet album du début à la fin ! Il présente une histoire sur 2 tableaux différents qui se rejoignent en un chassé croisé dans lequel les évènements s'imbriquent à merveille. Corbeyran maitrise le rythme du récit impeccablement pour lancer l'intrigue tout en nous présentant les personnages. Personnellement l'univers décrit me fascine.
Coté dessin , j'apprécie le style mais bon je ne suis pas connaisseur en matière de technique... L'utilisation du fond noir pour les pages, les couleurs utilisées pour les dessins, et l'utilisation du climat Breton ( il pleut souvent dans cet albums !) sont parfaitement au service de l'ambiance oppressante qui règne.
Une Bd très plaisante qui mélange occultisme, créatures mystérieuses et révélations inquiétantes: ambiance garantie.
Bien loin des Etats-Unis et des événements du Chant des Stryges, on retrouve ces étranges créatures dans les rêves - ou plutôt les cauchemars - de Quentin, un jeune garçon qui a perdu l'usage de ses jambes.
Pas forcement des plus évident pour en faire le personnage principal de l'histoire, mais Corbeyran s'en tire plutôt bien. Il y a cependant quelques bizarreries (l'un des rôlistes se suicide sur l'île, mais c'est pas grave, on part pas et on continue de jouer hein ?! ). Mais bon, ce n'est que le premier volume, et il faut bien présenter les personnages, leur tempérament et faire découvrir les lieux au lecteur, et de ce côté ça reste assez sympa.
Pour ce qui est dessin, personnellement je n'en suis pas fan. L'aspect manga trouble un peu au début, mais au final on s'y fait, et la stryge version féminine est vraiment belle. Un bon point également pour les nombreux clins d'œil (dragon ball, marvel… et les cross-over avec la série principale (Maître Lacombe…. Par contre faudra m'expliquer comment on lit le résultat sur le "4 faces" de Beauverger
Bon, j’aimerais nuancer la critiques élogieuse du Fub.
Certes cette série est très bonne. Je comprends d’ailleurs tout à faire qu’on puisse la préférer à la série originale (Le Chant Des Stryges). L’univers y est un peu plus original et les dessins différents.
Bon par contre, puisqu’on parle des dessins, autant le dire clairement : ils sont quand même assez bizarres.. dans un style un peu manga qui pourra plaire ou déplaire. Reste quand même que les membres des personnages sont un peu carrés, et certaines proportion sont limites.
L’intrigue, elle, est bonne. Ce premier tome se contente de nous présenter les personnages et de mettre en place les fondations de l’histoire. Rien de très palpitant, mais ça passe bien… un petit 3/5, ce qui reste, je le rappelle, une bonne note ! Et ça s’arrange dans le tome 2 !