Ah, Cosey quel raconteur d'histoires !
Quand, en plus, ce sont des histoires d'amour, c'est encore mieux.
Vraiment, j'ai regretté de ne pas avoir acheté ce livre plus tôt. Il se classe parmi le tout meilleur de ce que j'ai lu ces derniers temps.
4 aventures courtes, 4 récits différents, où l'âge, la complicité, les paysages, les audaces, la beauté, le partage, sont au rendez-vous et unifient l'ensemble.
Les couleurs sont sensas, claires, vives, dignes des plus beaux couchers de soleil. Quant au trait de Cosey, moi je l'adore. C'est simple, mais si particulier, éternel.
Vraiment, c'est un auteur que je peux reconnaître au premier coup d'oeil, jamais imité: impossible.
Ce qui porte ses livres, c'est aussi et surtout l'esprit, cette beauté intérieure, cette subtilité douce qui rayonne sur les pages.
Certains objecteront: "c'est mièvre", "les couleurs sont basiques", "Cosey ne se renouvelle pas", "Quelle convenance de bon aloi !"; ce serait superficiel.
Il s'agit d'un ouvrage avec son essence propre, de quelque chose de construit, de décidé.
Vraiment, un livre que je vous conseille.
Pour un moment de félicité. Un des meilleurs.
(Une remarque en passant: quelle somptueuse couverture aussi !).
Cosey nous propose ici un recueil de nouvelles, inspirées par le thème universel de l'amour : quatre déclinaisons qui sont autant de petits bijoux intimistes.
Un vieillard croit retrouver celle qu'il a aimée il y a fort longtemps, mais la dame ne le reconnaît pas. Une curieuse relation ambiguë va néanmoins se tisser entre eux. C'est ensuite la rencontre entre un étudiant en journalisme et la mystérieuse femme auteur qui refuse toute interview. La troisième histoire est celle d'une ballade insolite, quasi initiatique, où un jeune homme suit une grand-mère venue se recueillir sur les traces de son mari décédé. Pour terminer, c'est la nostalgie des "400 coups" de l'adolescence qui revit lors d'un retour sur un lieu de vacances, 25 ans plus tard.
Par ses talents de conteur, l'humanité de ses personnages et la magie de ses décors, Cosey nous emmène -et on le suit bien volontiers- dans une très touchante promenade.
Un bon album de ce spécialiste du roman en images.
Le grand fil conducteur des différentes oeuvres de Cosey, c'est la poésie. Ambiante, omniprésente, dans le scénario comme dans les couleurs, elle donne une véritable identité aux albums de l'auteur.
Ce recueil de nouvelles baigne particulièrement dans cette poésie latente. Les différents scénarii sentent bon la nostalgie, le temps qui s'évapore à toute vitesse, la beauté des souvenirs...
Bien sûr, tout n'est pas ultime : c'est pourquoi ma note est modérée. Toutefois, un album de Cosey est toujours générateur d'émotions chez moi...
Et puis, je suis vraiment touché par les couleurs du dessin. Elles aussi permettent une implication dans l'histoire du lecteur, en participant très activement à l'ambiance générale de l'album.
Encore un tome de qualité de la collection Aire Libre...
Une maison de Frank L. Wright et autres histoires d'amour est, comme son titre l'indique, une succession de petites "nouvelles" qui racontent à chaque fois une histoire d'amour atypique et attendrissante.
Je trouve que Cosey est assez inégal selon les récits de cette BD, mais tout cela demeure un moment plus qu'agréable ! Mes petits préférés sont les deux premiers, "Une petite tulipe rose" et "Une Maison de Frank L. Wright". Ce qui frappe dès les premières pages, c'est l'humour tendre qui parcourt toute la bande dessinée : Cosey s'intéresse à des amours empreintes de nostalgie, ou tout à fait naissantes pour "Une maison de...", mais, grâce aux petites notes d'humour parsemées çà et là, il ne se limite pas à l'aspect fleur bleue, contrairement à ce qu'on aurait pu craindre. D'ailleurs, sans vouloir faire ma féministe, j'aime assez le fait que les femmes de ces histoires soient plutôt de fortes femmes, à l'instar de Rhapsody ! Bref, du point de vue du scénar, plutôt une réussite !
Le dessin est assez particulier et plutôt chouette là encore ! Sans faire de l'esbrouffe, Cosey a son style bien à lui et qui touche souvent juste. J'ai particulièrement apprécié les dessins de la maison de Frank L. Wright, architecte américain de génie (en particulier Cosey joue très bien de la mise en page pour mettre en valeur l'architecture). Cosey a le don de nous mener dans des univers où on se sent bien et on en sort juste bien...