Pas grand chose à ajouter à ce qui a déjà été dit plus bas :
Cet album est complètement foiré, en fait.
Emmerdant, il raconte l'histoire d'un type qui après avoir passé sa vie à planter des palmiers en Afrique, décide d'en planter un au milieu de son village bien franchouillard, comme ça, pour la gloire. Voila.
Ah non, on a aussi des vilains bandits, armés comme des miliciens fachistes, qui tirent en l'air très fort en hurlant pour faire peur au père Rabier sans vraiment lui expliquer pourquoi (du moins au début de leur rencontre). On comprend vite, remarque.
Résultat des courses : Benaquista a été très mauvais sur ce coup-là : cette tranche de vie n'est pas du tout attirante, le lecteur passant le temps en tournant, page après page, ce qui ne sera enfin compte qu'un assez désagréable moment de lecture.
Berlion quant à lui, a fait bien, bien mieux, que ce soit en couleurs directes ("Histoire d'en ville", assez incroyable graphiquement) ou dans un style plus actuel ("Tony Corso").
Un agréable moment de lecture (assez court), "Coeur Tam Tam" est une surprise. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre d'histoire en regardant la couverture. Je m'attendais à une expédition en caravane ou quelque chose dans le genre. J'ai donc été surpris...
Même s'il est vrai que le scénario peut tenir sur un post it, l'histoire est plaisante et le dessin gentillet. J'aime bien le passage raconté à travers la lettre, c'est une bonne idée.
Après cet album souffre de quelques imvraisemblances...
Cette BD ne me laissera pas un souvenir monumentale mais c'était un bon petit moment de détente sans se prendre la tête.
Vite consommé, "Coeur Tam-Tam" me laisse une impression mitigée d'une histoire assez simple et pleine de bons sentiments mais qui reste peu convaincante et peu passionnante en fin de compte. La personnalité des personnages n'est qu'effleurée et c'est sans doute ce qui freine le plus le plaisir de lecture. De plus, le format de la bd ne convient pas du tout au graphisme (certaines cases sont démesurées). Seule la couleur sauve la mise et évite à cette série une étoile.
J'ai un avis assez mitigé sur cette BD.
Pour commencer, son dessin est relativement bon. J'aime assez le trait et l'encrage par contre j'aime moins les couleurs. Les couleurs des décors africains ne sont pas mauvaises mais celles des décors Français me paraissent vraiment ternes et ne valorisent pas les planches.
J'ai eu du mal à entrer dans le récit. J'ai trouvé l'ensemble assez caricatural, tant au niveau du vieil homme mélancolique de l'Afrique idéale que de cette Afrique justement qui fait vraiment carte postale. En outre, à côté d'un récit un peu mélancolique et sérieux se déroulent quelques passages assez grand-guignolesques avec l'attaque de ces brigands aux M-16 et le récit de la cavale Africaine du marchand d'arme. Le dessin lui aussi s'y modifie pour devenir presque humoristique. Ce mélange de sérieux et de rigolo n'a pas su me plaire.
Quant au scénario dans son ensemble, je le trouve assez simple et jouant trop sur la thématique de l'Afrique rêvée à la façon d'une carte postale.
Malgré cela, ça se lit relativement bien et le dessin est de bon niveau donc ça donne une BD qui n'est pas mal mais qui ne me marquera sûrement pas.
Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je pensais que Coeur Tam-Tam était un polar, mêlant les parfums envoûtants de l'Afrique à l'europe de l'Après-Guerre. Eh bien pas du tout. Il s'agit d'une tranche de vie, celle d'Eugène Rabier, qui a consacré sa vie à la culture du palmier à huile, et qui, loin des contingences du XXIème siècle et de l'Europe, a laissé son coeur (et même plus) au Congo belge. Olivier Berlion, habitué de séries "jeunesse", a ici magnifié son trait pour une histoire qui lui tenait à coeur, un one shot surprenant qui s'avère un très bon bol d'air pur. Un air d'Afrique.
Oh bien sûr, c’est loin d’être un chef-d’œuvre, mais il se dégage de cette BD une sorte de force tranquille (nan, Mitterrand n’a pas l’exclusivité de l’expression) qui nous balade tranquillement tout au long d’une histoire, certes assez brève, mais contée avec un détachement amusé ! C’est frais, léger, pépère...
Quant au dessin, c’est vrai qu’il est pas bien terrible au début, Berlion cherchant encore ses personnages, mais dès que ça commence à bouger, que ça cause de l’Afrique proprement dite (à l’arrivée des apprentis chasseurs de trésors, parfaits en barbouzes d’opérette), ça a carrément une autre gueule, avec un trait plus vif, dynamique et des cadrages collant pile poil à l’ambiance. Et puis j’avoue que la scène susnommée est particulièrement savoureuse, où Eugène Rabier ne s’en laisse pas compter... (mais du coup, je ne comprends pas les remarques de Jean-Loup... j'viens d'en profiter pour regarder les passages qui merdouilleraient, mais bon, j'ai rien vu d'horrible!)
Déjà, le dessin de Berlion est franchement décevant. On pourrait même le trouver bâclé. En tout cas, on ne peut qu'être surpris par certaines cases qui me paraissent indignes d'un dessinateur professionnel. Je pense notamment à la planche 25, où le mouvement de tête du personnage principal en troisème case est totalement raté, errant dans un no man's land entre le dessin comique et le trait réaliste. Imaginez Rosinski qui mettrait du Franquin dans son oeuvre ! Les deux sont d'immenses artistes, mais le mélange serait indigeste. C'est pourquoi Berlion se plante méchamment.
Sur la même planche 25, les erreurs de perspective des truands qui visent Rabier sont flagrantes : la bulle nous prouve qu'ils menacent le personnage, mais il est évident que leurs pétoires sont orientées totalement à gauche ! Berlion n'a pas dû passer des nuits blanches sur son travail qui laisse une franche impression de trop peu.
Il est très curieux que Benacquista ait choisi cette nouvelle de son recueil "La machine à broyer les petites filles". Sur les quinze récits, c'est celui que j'ai trouvé le plus faible. Et surtout, faire une bande dessinée de 60 planches à partir d'une nouvelle de quinze pages !!! L'adaptation est délayée au possible, les cases sont immenses y compris lorsque rien ne le justifie, et tout le récit se déroule sans que le lecteur n'accroche à l'histoire une seule seconde.