Décidément, cette série est véritablement très réussie…
Il est des séries qui partent sur les « chapeaux de roues », puis qui s’essoufflent très rapidement au fil des albums, d’autres qui démarrent lentement, mais qui s’intensifient avec le temps, et puis il y a ces séries qui sont un bonheur, un régal pour le lecteur, qui sont tout aussi bien du début à la fin… Et bien le Chant des Stryges est bien parti dans cette direction…
Cet album est doté d’un scénario très travaillé servi par Corbeyran, c’est maintenant le côté paranormal, et l’enquête sur les Stryges qui prends le dessus bien que le complot reste en arrière plan et pourrait bien resurgir au moment où on l’attends le moins… les personnages sont toujours aussi intéressants, et j’insiste encore une fois sur la belle et mystérieuse Ombre…
Les dessins de Guerineau sont également dans une parfaite continuité, avec des personnages très réalistes, des scènes très dynamiques, une alternance action/réflexion afin de ne pas nous noyer sous les informations… Les cadrages sont toujours aussi cinématographiques…
Mention spéciale aux clins d’oeils, passons celui très évident à Men In Black, pour en trouver quelques autres plus discrets…
Une fois encore, c'est du grand scénario ! Cette fois encore, les missions de l'ombre la conduisent sur de nouvelles pistes, mais qui curieusement ne sont pas si éloignée des stryges qu'il n'y paraît
Dans ce tome, l'action laisse un peu la place à plus de réflexion. Il n'y a plus de doute à avoir, les stryges sont une menace, mais que veulent-elles ? comment luter contre de telles créatures ? comment les contacter ? et cela est-il vraiment bien raisonnable ?
Comme pour les tomes précédent, le dessin est propre, Guérineau a pris pas mal d'assurance, et cela se voit. Quant aux couleurs, elles sont cette fois encore bien adaptées et créent une ambiance captivante... mis à part un camion qui change de couleur le temps d'une case, mais on ne va pas pinailler...