En pleine période d’encombrement du neuvième art et afin d’échapper à l’avalanche de nouveautés de cette rentrée, un petit séjour aux Ravenelles en compagnie de Manu et Mariette fait toujours plaisir.
Alors que le premier tome décrivait le déménagement du couple de la banlieue parisienne vers ce petit village campagnard, le fil conducteur de ce deuxième tome se situe au niveau des envies de maternité grandissantes de Mariette, avec un humour principalement centré autour d’un Manu tentant de fuir ses responsabilités.
A l’aide d’histoires courtes très attachantes d’une demie planche, Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri continuent d’alterner le très bon et le plaisant, toujours dans une ambiance champêtre dépaysante et à l’aide d’un humour frais, fin et décalé.
Une balade amusante au sein de la nature humaine et de la nature rurale, qui fera certainement sourire les citadins invétérés qui décideront de prendre un bol d’air campagnard en lisant cette bande dessinée.
J’avais pris congé du tome 1 il y a quelques jours à peine mais c’est un réel plaisir de faire mes valises et de retourner aux Ravenelles, afin d’y humer cette ambiance champêtre si authentique. L’humour est assurément au rendez-vous ! Même si quelques gags sont de moindre envergure, Ferri et Larcenet frappent par moment fort, très fort.
Entre les envies de bébé de Mariette et la passion de Manu pour son potager (et pour la boulangère…), de nouvelles têtes font leur apparition dans le petit village… pour notre plus grand plaisir.
Merci donc au duo d’auteurs de nous avoir concocté des scènes et des répliques si percutantes, avec un dessin qui l’est tout autant.
Ce deuxième tome du retour à la terre est totalement dans la continuité du premier (même lieu, mêmes personnages). La différence se situe sur le fil directeur de l'album. Alors que le premier nous parlait de l'emménagement de Manu et Mariette et de l'adaptation à la campagne, ce tome 2 a pour idée directrice le désir de maternité de Mariette.
Les gags s'enchaînent toujours bien, même si je suis un peu déçu de ne pas voir apparaître de nouveaux personnages. Manu Larcenet (le vrai) dessine toujours aussi bien ainsi que son alter ego de la BD Manu Larssinet... Tout ça pour dire que le mélange entre autobiographie (de Larcenet) et fiction (c'est Ferri au scénario pas Larcenet) est à son paroxysme. Pour illustrer mes propos, je me permets de retranscrire un dialogue (p.19) qui m'a bien fait rire et qui dévoile les secrets de fabrication du retour à la terre.
- Mariette : "Je n'y comprends rien ! Comment Ferri peut-il scénariser ton autobiographie ? C'est impoossible !
- Manu : Mais c'est tout simple ! Ferri invente des histoires qui arrivent au Manu de l'album... Voilà tout.
- Mariette : Mais puisque Manu c'est toi !
- Manu : C'est moi vu par Ferri mais dessiné par moi !... Sauf que quand Manu dessine, je change de style pour pas qu'on voie qu'il dessine comme moi...
- Mariette : Qui ?
- Manu : Manu.
- Mariette : Mais alors toi, t'es qui ?"
Vivement le tome 3 !!!! Comment ça, il est sorti depuis belle lurette ?!? Alors vivement que j'ai les sous pour l'acheter.
On a vu dans le premier tome le resultat d'une complicité énorme entre Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri… pour notre plus grand bonheur, ils continuent cette Bd quasiment autobiographique et ironique à souhait !
Ainsi, dans ce second opus, l'histoire de Manu & Mariette à la cambrousse continue :
- le couple évolu, Mariette veut un enfant, ce qui effraie Manu. Lui de son coté veut faire un potager, un jardin,
- Manu va toujours voir son psy (ancien maire détesté du village) perché dans un arbre aux paroles concises et mystèrieuses,
- le chat toujours aussi dépressif et nostalgique mais qui commence à trouver du plaisir en poursuivant un gros chien à poil long à longueur de journée et de nuit,
- Manu qui a des commandes de la mairie pour faire une affiche pour la… "fête aux cochons".
et pleins d'autre choses ! Autant vous dire qu'ici le ton est annoncé et que le gag est présent à chaques pages.
De toute façon c'est simple, je crois qu'à chaques pages j'ai rit, allant du simple rictus, pour se retenir, à l'éclat de rire… Des gags remplis de finesse, de bons sens et si vrais…
Pour le graphisme, au risque de me répéter, c'est du haut de gamme, c'est rythmé, c'est expressif et les vignettes ne sont pas chargées de détails inutiles, c'est donc une facture épurée comme il le faut !
Bref, un excellent album, une suite génialissime, un humour florissant, ça promet fichtrement bien pour le 3e tome ! Bon et puis moi je vous laisse, faudrait p'têtre qu'j'aille travailler sur mon mac (et non pas le mac cormick cette foi-ci…mais le G5 !)
Manu commence à s'habituer à vivre à la campagne et entretient de meilleures relations avec les habitants des Ravenelles, au point même qu'il est désigné pour réaliser l'affiche de "La Fête du cochon" (qu'il devra refaire 4 fois faute de trop d'originalité...).
On découvre ici comment est née "Le retour à la terre", et l'explication de Manu : "C'est moi vu par Ferri mais dessiné par moi! Sauf que quand le Manu de l'album dessine, je change de style pour pas qu'on voie qu'il dessine comme moi..."
J'ai préféré ce deuxième tome au premier, je me suis d'avantage attachée aux personnages et les gags sont un peu mieux, style Dargeau qui appelle toutes les trois pages pour savoir où en est l'album et qui s'interroge sur la signification du radis envoyé malencontreusement par Manu.
En tout cas, bravo à Manu, qui a enfin accepté (et avoir joie en plus) d'avoir un enfant... on commençait à désespérer !
Nous retrouvons dans cet album toute la galerie de personnages dont nous avions fait connaissance lors du premier tome. Manu, Mariette, Monsieur Henry, Madame Mortemont, le Maire, l'Hermite... Ils sont tous au rendez vous dans une série de gags scénarisés par Ferri et dessinés par Larcenet.
Encore une fois, c'est pleins de petites situations toutes simples qui se produisent dans la vie d'un homme et d'une femme mais mis sur papier. Emouvant, drôle, attendrissant... en lisant cet album, on est envahi de toute une série d'émotions qui nous font passer un très bon moment. Les situations dans lesquelles se retrouvent les personnages sont simples et banales mais à un point que l'on peut facilement s'identifier ou se retrouver dans ces histoires. Les personnages secondaires sont plus creusés que dans le premier tome. Au fur et à mesure qu'on les voit, on s'attend aux réactions de Manu face à eux mais on n'est jamais déçus.
Le dessin est toujours aussi agréable. Le style épuré rajoute de la fraîcheur à l'histoire. Manu a maigri, la vie à la campagne a des répercutions mentales et physiques. Le dessin est constant, les personnages aussi. Il y a toujours autant de cartons dans la maison de Manu et Mariette
Bref, un second tome qui vient confirmer la bonne impression laissée par le premier. A lire pour passer un bon moment. On en voudrait plus des comme ça
Retour des aventures quotidiennes d’un Manu Larcenet en plein dilemme : un bébé ou un potager…
Cette idée directrice d’un joli album lui permet de mettre sur le papier sa vision de sa vie à la campagne et ceci d’une manière joviale et bon enfant. Un réel plaisir que de lire les réflexions parfois un peu bidon d’un petit citadin exilé dans une campagne « hostile » et qui tente de s’intégrer dans un monde qui lui est encore assez obscur. J’ai vraiment adoré les passages ou il se penche avec sa femme sur le fait que c’est Ferri qui va scénariser son autobiographie. Cette dérision constante et cette simplicité de trait comme du verbe sont délectable.
Même si on peut reprocher à cette série son manque d’une once d’originalité dans le contexte, il est indéniable que le style de Larcenet se fond à merveille dans ce récit plein de malice. Ces petits strips sont vraiment amusant, avec un dessin super sympa et une mise en couleur qui respire la joie de vivre. De la qualité et une conception graphique vraiment cool.
Moi ça me laisse tout chose de lire des petits trucs comme ça. Ca me fait plaisir et ça me fait du bien de rire de trucs simple, gentils et tellement vrai. Bref, je reste un inconditionnel de cet auteur qui devient fétiche pour moi et je me réjouis de voir qu’au fil de ses créations, il a toujours su innover et m’étonner.