Cet épisode n'a absolument rien à voir avec les sept autres. On ne peut pas dire que ce soit un tome classique. Ce tome est en faite fait de onzes petites histoires qui ne font pas plus d'une dizaines de pages.Je ne sais pas ce qu'avait Frank Miller derrière la tête mais il a quand même fait, avouons-le, quelque chose de tordus.
Certaines histoires, comme la première avec Marv ou la fille en rouge sont quand même parfaites bien qu'elles soit assez courtes. Elles sont quand mêmes assez agréables à lire et à regarder. Mais certaines n'apporte absolument rien sauf l'ennuie comme celle de Shlubb et Klump. Donc niveau scénario on pourrait mettre deux étoiles voir même une.
Mais j'augmente ma note grâce au dessin de Frank Miller. Il est MAGNIFIQUE! Soyons sincère, niveau dessin, c'est le meilleur épisode! Les contrastes de noir et blanc sont éblouissants de beautés et les touches de couleurs particulièrement réussis ne font qu'ajouter de charme à Delia, la femme en rouge ou la fille à papa.
Donc je ne vais pas m'éterniser sur ma critique, scénarios tout petits ce qui ne nous donne pas trop le temps d'apprécier certaines histoires. Mais les magnifiques planches de Frank "Le Boss" Miller font contrepois pour apprécier cet épisode à la fois ridicule et magnifique.
"Des filles et des flingues" n'est pas un mauvais album, mais il frôle tout de même le médiocre.
Après différents opus complètement déroutants (les 4 premiers en particuliers), Frank Miller décide en effet de faire un break le temps de la rédaction de différentes nouvelles de quelques pages, à la qualité vraiment inconstante.
On aime retrouver ce bon vieux Marv', mais c'est souvent très basique, pas toujours spécialement abouti, et surtout bien trop éparse pour s'intégrer naturellement dans le grand cycle de Sin City.
La narration est pourtant toujours aussi sympa, particulière, noire et parfois drôle dans la déchéance des propos, mais le fondement même des différents scénarii me laisse souvent de marbre : histoires non abouties, fin en queue de poisson, facilités diverses...
Si on retrouve bien l'ambiance qui nous plait temps, Frank Miller, depuis le tome 5, semble se centrer uniquement sur cette partie de son récit, en "oubliant" petit à petit d'écrire des scénarii percutants.
Son dessin, par contre, est superbe. Et il profite de ces petites histoires pour le faire évoluer d'une page à l'autre, tout en cherchant du côté de l'expérimentation... Depuis "Cet enfant de salaud", il ajoute de petites touches de couleurs successives pour ponctuer son récit, le rehausser... C'est assez chouette, et intelligemment fait.
Reste que ce tome, que je considère plus comme un "hors-série" que comme un album intégré à part entière dans l'univers sombre de Sin City, ne casse pas des briques, rien de là. Tout au plus passerez-vous un bon moment, mais vous n'en sortirez pas bouleversé.
Fraîchement réédité chez Rackham (il n'en manque plus qu'un, les gars !), ce sixième tome de Sin City pourrait presque être un ratage.
Il faut dire que le format choisi par Miller n'est pas des plus aisés : "Des filles et des flingues" rassemble des histoires qui ne se suivent pas, parfois très courtes (quelques pages), et dont le point commun est l'ambiance glauque liée à Sin City. Les fans de la série sont tout de même en terrain balisé puisque les mini-récits reprennent généralement des personnages étant déjà apparus dans d'autres volumes. N'empêche : celui qui ne connaît pas encore l'univers créé par Miller risque de trouver certaines histoires franchement trop courtes pour être honnêtes. Il y a bien ce ton noir, cynique, désespéré qui fait l'un des charmes de Sin City, mais il est clair que le format long convient beaucoup mieux à cette oeuvre majeure du polar américain.
Mais quand même... le dessin de Miller sauve l'album de la médiocrité. Sa maîtrise du noir et blanc est telle que peu d'auteurs dans le monde peuvent l'égaler dans ce genre. Avec des taches noires, du blanc et quelques traits par ci par là, le virtuose américain parvient à créer une ambiance sombre où les gros bras et les belles demoiselles rivalisent de noirceur. Le résultat est vraiment impressionnant.
Album mineur de la série, donc, mais dont vous aurez du mal à faire l'économie si vous en êtes mordu. Pour découvrir Sin City, mieux vaut lire les premiers, ce qui vous permettra en plus d'apprécier à sa juste valeur l'ahurissant jeu de résonnances et de croisements des récits auquel s'adonne Miller.