L'album est bien dans la continuité de la série.
Les deux histoires de Julie et de son fils sont traitées en parallèle et sont bien cohérentes. A la bastide, Sarah essaye de faire croire à Bernard-Marie que sa mère est morte, mais autant son ressenti de sa mère vivante est plausible, autant l'histoire de Julie n'est pas crédible. L'ambiance du bagne de Brest est bien montrée, mais le personnage de Nini est une aberration. Les critères de sélection pour la déportation sont: belle, jeune et sans enfant. Nini est vieille, moche et grosse. Alors pourquoi est-elle choisie elle aussi ? Et quand bien même elle serait belle, je trouve que ce personnage prend beaucoup trop de place. Heureusement la série a repris son souffle avec les albums "Hugo et Iris". Mais j'ai hâte de savoir ce qui arrivera à Julie à Cayenne
Avec cet album nous avons la fin d'un cycle et le début d'une génération qui a tout a apprendre...
Encore un magnifique album niveau graphique.
Yslaire est tres a l'aise avec les effets de lumiere qui donne une atmosphere a souhait.
Tres precis aussi dans les détails, du tres grand travail...
Nous sommes en 1857 a Brest, Julie est au bagne pendant que son fils a été adopté par sa tante Sarah.
Ce petit garçon qui s'appelle Bernard-Marie veut savoir la verité sur ses parents sachant qu'il est le "dernier des Sambre"
Pour Sarah c'est a lui d'ecrire la suite de "La guerre des yeux"
Un nouveau chapitre et une nouvelle génération s'ouvrent mais la malediction des yeux est toujours presente...
L'auteur joue beaucoup avec la religion qui était elle aussi tres présente a cet époque.
Bref encore un chef-d'oeuvre
L'histoire ne peut vous plaire soit mais admirer au moins ce graphisme d'exception...
Mon dieu que le temps passe vite !!! Déjà 8 ans que la révolution a pris fin…Nous voilà plongés en 1856 et Julie a beaucoup voyagé. Du bagne en passant par l’Algérie elle est maintenant de retour en France condamnée aux travaux forcés à perpétuité…Piètre destin pour cette femme que tout le monde désirait et que l’on s’arrachait. Mais son pouvoir et son aura ne sont pas totalement disparus. D’ailleurs, l’empereur lui-même lui offre la rédemption. S’exiler en Guyane afin de commencer une nouvelle et éventuellement se marier. Que dire de cela ?
Maintenant que Bernard a disparu son ombre plane toujours, morbide au dessus des Sambres.
Le destin exceptionnel de cette famille et de cette série prend fin ici ou presque, la troisième génération de Sambre en tout cas a disparu et la quatrième ouvre les portes des enfers.
Le travail de narration et de mise en page est une fois encore magnifique. Le parti pris de travailler dans les tons marron sombre et les rouges tranchants comme la guillotine, sublime cette histoire où la passion l’emporte de loin sur la raison.
Un tome qui clôt ce cycle avec Brio, nous nous laissons emporter dans cette folie familiale, bercés entre l’horreur et l’admiration, entre l’horreur et la beauté mortelle de Julie.
Aucune révélation fracassante dans ce tome, mais une logique et un destin exceptionnel qui finissent de tracer leur sillon
Julie qui jusqu'au bout hantera cette série comme l’un des caractères féminins les plus extraordinaires du monde de la BD. Son aura, son charisme, sa beauté étrange, son caractère incontrôlable marqueront à jamais de leurs sceaux l’art de la Bande Dessinée.
N’étant pas un grand fan de romantisme et encore moins de l’époque (Paris et la révolution au 19ième siècle), de ses costumes et du type de narration, il m’est impossible de crier au chef-d’oeuvre pour cette série ! Je mentirais néanmoins en disant que le dessin tout de noir (mort) et de rouge (amour) n’est pas fantastique, accrocheur et en symbiose avec un excellent scénario et une ambiance tragique, envoûtante et romantique ! C’est ce dessin et les personnages bien développés qui m’ont fait accrocher à l’histoire, à l’ambiance et à la série !
Je me réjouis donc de ce cinquième tome moins romantique que les précédents. De plus, ce premier tome d’un second cycle annonce un exile vers Cayenne, loin de Paris et de sa révolution. Une thématique différente et un changement de décor tout en restant dans la lignée sombre de la série, ça promet !
Alors voici donc le premier tome du second cycle de Sambre, ce qui correspond à la troisième génération… ça a l’air compliqué dit comme ça, mais en fait ça ne l’est pas du tout…
Alors là je doit admettre que j’ai été un peu déçu, et je sais qu’en disant ça je vais me faire des ennemis, tant je sais que Sambre est considéré comme un chef d’œuvre du neuvième art, et loin de moi l’idée de dire le contraire… Tout ce que je dis c’est que cet album perd un peu de la magie que contenait le premier cycle…
En effet, l’album est toujours aussi sombre, et Yslaire a de plus amélioré son coup de crayon, les couleurs (noire et rouge), si contrastées, sont très réussies… Mais je ne sais pas, c’est comme si il manquait quelque chose… Bernard n’étant plus il n’y a plus cette quête entre Julie et lui de l’un vers l’autre, le destin jouant contre eux…
Julie n’a pas plus de chance pour autant, dorénavant en prison… Un autre changement majeur est Julie, la Julie déterminée et forte, mais pourtant si fragile est devenue plus dure, et semble avoir perdu une grande part de sa fragilité qui faisait toute l’ambiguïté et toute la beauté du personnage… Julie n’en reste pas moins énigmatique…
Bon sang !
J'en ai lu quelques unes, des BD dont les personnages avaient une forte et riche personnalité, mais là...
Julie dépasse tout ! Ce n'est pas le scénar classique du "ma vengeance sera terrible, trrrrrrrrrrremblez !", non c'est beaucoup plus complexe. Julie a une telle force en elle qu'on en reste cloué ! Au moment on le lecteur croit pouvoir définir ce personnage, de nouveaux aspects apparaissent. Un regret cependant. Julie est dure. Pour moi ce qui faisait le succès du personnage, c'était son incroyable force mais aussi sa grande fragilité. Or là elle s'est endurcie à tel point que la fragilité...J'espère qu'Yslaire ne délaissera pas ce côté, ele perdrait un peu de son charme...
Et Sarah ! Ah ce personnage est si torturé qu'il en est fascinant ! Elle aussi dégage une telle force que l'ont est parfois pris dans le moment, tellement Sarah est imprévisible et vraie.
Côté graphisme, je clamais haut et fort qu'on ne pouvait faire mieux, et bien je me suis (encore) trompée : Yslaire repousse ses propres limites. Qu'un auteur évolue, je veux bien, mais déjà que Sambre est un bijou au niveau graphique, il me paraissait difficile de faire mieux dans ce cinquième tome, et bien si ! Encore et toujours de l'amélioration ! C'est également un album très sombre, donc toujours cette atmosphère si particulière de la série...
Ca nouveau cycle a l'air très riche lui aussi ! Vivement la suite !
Avec ce nouvel album de Sambre, que les lecteurs de la série attendaient depuis bien des années, Yslaire ne fait que confirmer le statut de chef d'oeuvre du 9e art de la série.
Yslaire tire profit des experimentations graphiques des Mémoires du XXe Ciel pour faire de ce nouvel album de la tragédie des Sambres un ouvrage visuellement époustouflant. Les couleurs sont tout bonnement splendides, et nous replongent avec délectation dans l'univers rouge et noir des précédents opus. Les cadrages sont diablement maîtrisés. On pourrait juste reprocher parfois à l'auteur de se simplifier la vie en réemployant certaines cases (notamment lors des zooms et autres plan serrés), mais ce détail est bien mineur en comparaison avec la perfection du trait, toujours si vibrant d'émotion, qui donne vie à des personnages psychologiquement très poussés.
Au niveau du sénario, il s'avère que ce nouveau tome pose les jalons d'un deuxième cycle qui risque d'être riche en rebondissemnts tragédiques et sénaristiques. L'histoire de cet album est centré autour des personnages de Julie Saintange, certainement la plus belle et la plus touchante de toutes les héroines de bande dessinée à ce jour, et de son fils Bernard-Marie, élevé par Sarah, dernière survivante de la famille Sambre. ans se connaître, ces deux personnages ont tous deux de nombreux liens (hors celui de aenté): ils sont tous les deux lancés dans une quête desespéré et tragique de la vérité. Julie cherche à savoir ce qu'est devenu son fils, Bernard-Marie voudrait en savoir plus sur sa vraie mère. Les bases de cette nouvelle étape de la saga Sambre sont désormais posées, la suite risque d'être au niveau de nos attentes.
En bref, une bande dessinée qui dépasse toutes mes espérances. J'avais adoré le premier cycle, ce nouveau cycle va peut-être me faire investir dans la totalité de la série. Vous ne connaissez pas encore Sambre ? Mais sur quelle planète vivez-vous donc ??
Le trait d'Yslaire a mûrit avec son personnage principal. Julie, l'égérie maudite qui apparaît si abîmée par les douleurs du coeur et les maltraitances du bagne, n'en reste pas moins le personnage le plus flamboyant de Sambre. Les blessures de son visage expriment tous les déchirements de sa vie : son amant est mort, on lui a volé son enfant et ses co-détenues la harcèlent de haine ou d'appétits lubriques. Mais, loin de la terrasser, ces épreuves n'ont fait que la grandir.
Avec Julie Saintange, Yslaire a sans aucun doute créé l'une des héroïnes les plus attachantes et les plus fascinantes de la bande-dessinée, mais le personnage de Sarah n'est pas moins remarquable car on aura rarement rencontré une personnalité aussi torturée dans le 9eme art. Tantôt cruelle (au point d'enfermer un petit enfant dans un caveau mortuaire pendant toute une nuit), tantôt compatissante jusqu'aux larmes, Sarah est tout simplement bouleversante de psychologie freudienne.
Les tonalités sombres du décor, rehaussées de pourpre, de rouge ou d'écarlate (marque de fabrique de la série) souligne avec toujours autant de justesse le désespoir romantique qui se dégage de ce chef d'oeuvre pictural et littéraire.
Ce 5° tome le montre bien et il m'a nettement moins emballé que les précédents albums. Le dessin est toujours bien fichu, aucun problème de ce côté là même si les plans rapprochés de profil de Julie et de ses cheveux courts rappellent immanquablement certains traitements graphiques d'un certain Bilal sur la trilogie Nikopol... Mais bref, ce n’est qu’une impression personnelle, persistante certes mais qui relève plus de l’anecdote que de tout autre chose. Certaine planches sont toutefois exagérément sombres, c’est peut-être romantique mais en attendant c’est pénible à déchiffrer.
Car ce qui est important avec ce tome 5 c’est qu’il s’agit du début d’un deuxième cycle dans lequel Yslaire se lance après une pause de 7 ans. Et justement le ton adopté, même s’il n’est guère différent de celui des 4 premiers opus, est plus faible à mon avis. Car pour moi Sambre est un tout, des dialogues qui vont avec l’époque, avec le graphisme et avec les personnages de Julie et de Bernard. Après l’évolution apportée dans le scénario au tome 4, le destin de Julie, si tragique qu’il est ne m’a pas vraiment retourné. Je trouvais Sambre beau et poignant, je trouve ce nouvel opus beau, et puis c’est tout.
Il ne se passe finalement pas grand chose, il n’y a pas beaucoup de personnages auxquels on s’intéresse de près dans ce 5° tome, ce qui va à l’encontre de la démarche d’Yslaire dans les 4 premiers volumes. Il n’y a plus de présent historique aussi fort que dans les premiers épisodes de la saga, ce qui donne certainement cette impression. En plus certaines questions soulevées ou quelques interrogations ébauchées dans le tome 4 tombent complètement dans l‘oubli (comprenez par là : « attendez la suite… »). Dommage, dommage, il va falloir que le T6 fasse machine arrière pour que je l’achète.