Manu Larcenet est un auteur particulièrement prolifique et la BD moderne lui doit bon nombre de séries et d’albums de premier ordre. Sa capacité à créer des univers loufoques à partir d’une bonne idée, souvent très simple d’ailleurs, en fait un des maîtres de la BD d’humour contemporaine. Pourtant, selon mon humble (et très subjectif) avis, il n'arrive pas encore à se hisser au niveau des ses illustres prédécesseurs (Franquin pour ne citer que lui), peut-être parce que ses nombreux albums sont un peu inégaux, l’excellent est parfois accompagné du banal.
C’est un peu mon sentiment pour cet album, recueil d’histoires courtes; de gags en quelques planches ! Au départ, nous avons un concept original et prometteur : Robin vit à notre époque, il est vieux, atteint de la maladie d’Alzheimer et terrorise les touristes dans la forêt de Rambouillet... A l’arrivée, il reste une suite de gags parfois délirants mais inégaux et une petite déception, un sentiment de « trop peu » à la lecture d’un album dont on pourrait attendre un peu plus.
Néanmoins, la légende de Robin des Bois est émaillée de bonne trouvailles et de quelques personnages particulièrement savoureux ; à ce sujet le Sheriff de Nottingham et surtout Frère Tuck m’ont particulièrement fait rire.
Le dessin porte la patte typique de Manu Larcenet (mise en couleur par Patrice Larcenet) : simple à première vue mais en réalité terriblement efficace et expressif.
Pour conclure, une lecture drôle et originale reposant sur une idée forte mais, à mon avis, sous-exploitée. Il reste un bon délire !
Déçu que je suis !...
Manu Larcenet est un de ces auteurs qui produit album sur album. Mais ce rythme effréné occasionne souvent quelques approximations tant graphiques que scénaristiques.
Cette fois, après s'être penché sur une relecture de la vie de Sigmund Freud, il s'intéresse à ce que pourrait être le quotidien de Robin des Bois s'il avait dû survivre jusqu'à aujourd'hui.
Franchement c'est drôle, vraiment drôle MAIS : cette farce aurait dû se contenter d'une bonne vingtaine de pages maximum.
Au-delà de ce quota, ce qui est le cas ici, le récit se traîne et la farce ne m'amuse pas tellement. Et pourtant, je suis bon lecteur.
Peut (beaucoup) mieux faire. "Carte jaune" pour cet album et cotation en rapport.
Cet album est un bon petit délire de Manu Larcenet qui pastiche le fameux justicier en y saupoudrant de ci de là quelques anachronismes. TATA YOYO mmmh, où en étais-je ? ah oui, je disais donc que c’est assez délirant comme ambiance. QU’EST-CE QU’IL Y A SOUS TON GRAND CHAPEAU Hem hem, désolé, quelques égarements de ma part, je continue . . . D’ailleurs, ce recueil d’histoires courtes vaut essentiellement pour l’atmosphère déjantée qui s’en dégage, le final pouvant paraître décevant car cela se termine de manière un peu abrupte. Mais qu’importe, je crois que cet album marque et qu’il est difficile d’en ressortir indemne, c’est certain !
Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande dessinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels.
Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires.
C'est bon, tout simplement.
Un bon moment de détente, dans la lignée de ce que nous propose généralement cet auteur. Si vous êtes fan de ce que fait Larcenet, « La légende de Robin des bois » devrait vous plaire. C’est frais, c’est drôle, c’est facile à lire, et c’est plein de gros délires bien débiles.
Le dessin reste dans la tradition « larcenienne », et illustre parfaitement l’histoire.
Bref, pas la BD du siècle, mais un bon moment de détente et de rigolade.
75 ans ! Et oui, ça fait 75 années que Robin des Bois et son ami Petit Jean volent aux riches pour donner aux pauvres et que le shérif de Nottingham tente de les capturer. Et en plus, depuis quelques temps les touristes - sponsorisés par Ricard - se promenant et, surtout, faisant pisser leur cabot dans la forêt de Rambouillet se vont dévaliser et tuer, souvent malencontreusement, par Robin, donc autant dire que le shérif aura de quoi s'éclater avec son 6 coups !
Après, une biographie revue et caricaturé de Sigmund Freud et de Vincent Van Gogh, voici " La Légende de Robin des Bois " où le talentueux Manu Larcenet nous conte les histoires et aventures farfelues de Robin des Bois devenu sénil et perdant la tête à cause de cette fameuse "affection du sieur Alzheimer" - une "affection" qui se soigne par un coup violent sur la tête (une histoire qui parrait sortir tout droit des Monthy Phyton).
Larcenet parodie à merveille, c'est un pro, son humour est tordant, plaisant et agréable. Dans cet univers hors-norme, on y retrouvera par exemple un tarzan zoophile, mickey et donald délirant sur le "sarazin sec", le professeur tournesol (toujours aussi sourd), l'agent 212 et la mort qui se perd dans les cases… Un humour très proche de Fluide glacial.
Graphiquement, Larcenet garde - et c'est tant mieux - son trait exquis et nous offre une belle panoplie de personnages délirants et caricaturés à souhait.
Bref, encore une foi, avec Larcenet (l'art cenet, oui je sais, jeu de mot pourri !) on ne se lasse pas… un album à découvrir, admirer, lire et à avoir dans sa bédéthéque !
Robin des Bois, prince des voleurs, volant aux riches… pour quelles raisons déjà ??
Voilà un album véritablement hilarant. Reprendre l’histoire de Robin des Bois, et en faire un septuagénaire victime de « l’affection du sieur Alzheimer » voilà une idée réjouissante, et qui est prétexte à de nombreux tous plus réussis les uns que les autres. Les clins d’œil également vont bon train, et on voit apparaître non sans un certain plaisir des personnages connus tels que Mickey ou le Professeur Tournesol…
Le dessin si caractéristique de notre ami Larcenet « colle » parfaitement à l’ambiance de l’album. Son style si caractéristique ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais je trouve qu’il est parfait pour la bonne humeur que dégage cet album. Les couleurs sont également très belles, véritablement cet album est resplendissant de gaîté de tous les côtés…
Fan de Larcenet, je me suis jetée sur cette parodie de l'homme en collant, et je n'ai pas été déçue.
Les premières histoires sont à mourir de rire, mélant allègrement "Big Bisou" (moi, c'est ça qui m'a fait hurler de rire...), Thierry La Fronde, le pape au nom de biscuit apéritif, les touristes (je me sens une très grande affinité avec ce Robin qui déteste les touristes )...
Mais, car il y a un mais, je n'ai pas aimé la fin. Non pas qu'elle soit mauvaise, il s'agit de MON sentiment profond et viscéral.
Ce qui lui vaut un 4/5 seulement, au lieu d'un "culte" mérité.
Le prolifique Larcenet livre, avec cette version de Robin des Bois, un album plus proche de ses planches parues dans le magazine "Fluide glacial" que du "Le combat ordinaire". Il faut donc prévenir les néophytes : on a là un album de bonne déconne glacé et sophistiquée, qui pourrait surprendre ceux qui ne connaissent qu'une facette de Larcenet.
On passe un bon moment à lire les différentes histoires. Il y a différents chapitres, indépendants tout en étant liés les uns aux autres (on peut dire qu'il y a un début et une fin), ce qui renforce l'impression "Fluide" laissée par l'album : les histoires parues dans ce magazine adoptent généralement ce format.
L'humour est plaisant, avec des gags récurrents qui fonctionnent bien (le coup sur la tête de Robin quand il débloque, notamment). On peut s'amuser à repérer pas mal de personnages d'autres BD, comme Adèle Blanc-Sec, l'Agent 212 ou le professeur Tournesol, invités furtifs de ce joyeux délire.
Ce n'est peut-être pas un album indispensable (je lui préfère nettement "les aventures rocambolesques" 1 et 2), mais vous allez passer un bon moment en le lisant - ce qui justifie un éventuel achat ou une virée à la médiathèque la plus proche de chez vous.
Ah la la, j'était pliée en deux tout le long de la lecture et même après... ya pas à dire Larcenet il est trop poilant !
J'ai adoré le fait que Robin se mette subitement à chanter du Annie Cordi ou du Dave quand il fait ses crises. Les anachronismes aussi, c'est génial... et surtout le Tarzan super sexy avec la bidoche qui pendouille (miam miam). Ah oui,un autre truc aussi : les minis apparitions de personnages bien connus, comme Mickey, Donald, Adèle Blanc-Sec, le professeur Tournesol...
Mais ce qui est vraiment top, c'est que ça se prend pas du tout au sérieux là dedans, tout le monde s'envoie des vannes, d'ailleurs j'aime bien ce que dit Robin à propos de Thierry la Fronde : "Cette tapette?! Cet usurpateur?! Sache-le malandrin, Robin de Bois n'a rien à voir avec ce petit trou du cul prétentieux!"
Pour les dessins... rien à redire, c'est du Larcenet quoi : qualité graphique, couleurs apropriées, contraste saisissant, travail impressionant !
En tout cas, si tous les vieux pouvaient être aussi marrant, ça serait vraiment le pied!
Robins des bois grabataire et atteint de la maladie d'Alzheimer il fallait oser!
Manu Larcent dans son style caractéristique nous plonge dans des aventures où l'absurde le dispute au féroce, le tout dans une joyeuse ambiance loufoque, c'est du Monthy Python à la française et je dois dire que je me suis souvent surpris à rire franchement (Robin qui fond un plomb et se met à chanter les "grands standards" de la chanson française...).
Au final une bonne Bd qui se lit cependant vite et n'est qu'un pur divertissement. Amateurs de profondeur, passez votre chemin!
Bienvenue dans le monde enchanté de Larcenet. La légende de Robin des Bois a cette faculté étonnante de rassembler dans un espace fini la plupart des délires « larcenetiens », pour concentrer d’avantage le plaisir à la lecture. Mélanger un robin des bois qui manque quelque peu d’assurance « voler aux riches pour donner aux pauvres, étrange comme concept ? », alzheimer oblige, avec un Petit Jean homosexuel, ajouter un shériff de Nottingham façon John Wayne, un tarzan zoophile, des touristes avec des bobs Ricard, le tout dans la forêt de Rambouillet, avec un soupçon de larceneteries comme les mésanges, les arbres qui pensent et parlent métaphysique, servi avec quelques réflexions sur les koalas et allusions diverses, et on obtient un bon aperçu de ce voyage gastronomique (où les touristes « façon copains des bois » ne font d’ailleurs pas de vieux os !).
Coté graphisme, comme pour Robin, la forêt demeure l’élément de Larcenet. Admirez les arbres, les feuillages, les couleurs, l’écorce des arbres, ils y a des détails graphiques à profusion. Cette BD est un petit bijou, une ode à la BD : elle est drôle, profonde, légère, surprenante, superbe, ironique, bien ficelée, on aime la lire et la relire… Bref tout ce que l’on attend d’une BD et plus encore s’y trouve. Oh oui, j’aime ça !!!!!!!
Y'a pas à dire, c'est vraiment un ouvrage à mourir de rire. Larcenet déploie ici tout son humour (qui est par ailleurs très noir) et nous fait découvrir ce Robin des Bois hors du commun. Les illustrations très simples sont agréables. Je peux dire que je ne me suis pas ennuyé en lisant cette BD qui nous offre un palmarès de GAG.
Héhé, Robin des bois revisité par Larcenet, je dois avouer que ca le fait !
Ya pas, je me suis bidoné pendant ma lecture, certes c'est très très con comme humour, mais ca a vraiment marché sur moi ! (je vous passe les details comme big bisou tibidum, la comparaison avec cette tafiole de Thierry Lafronde, la foret de Rambouillet, le pape qui a un nom de biscuit apéro etc etc etc... il ya des dizaines d'exemples de ce type ! )
Sinon le dessin, ba c'est du Larcenet, on aime ou on aime pas mais moi, je trouve ca approprié, ca colle parfaitement avec cet humour, ca l'illustre meme de la meilleur facon possible !
Donc voila, pour moi, j'avoue, cette bd est drole ! Très drole meme !
Je la conseille vivement aux fans de Larcenet et aux autres aussi !
Du Larcenet très "Fluide Glacial", a n'en pas douter. Ben, oui, c'est tout de même dans ce journal que les différentes planches de ce génial album sont nées !
Alors bien sûr, chez poisson pilote, ca choque un peu... disons que ce n'est pas l'humour que l'on a l'habitude de lire dans cette collection. Et encore, après relecture de mes vieux "fluide", je constate que la censure est passée par là concernant certains dialogues, rendant l'ensemble... un peu moins cru !
En tout cas, Larcenet frappe très fort, ici. Certes, n'essayez même pas de trouver un message dans cet album : ici, c'est déconne à plein tube, et dieu sait si Larcenet se débrouille bien dans ce genre de cas ! (Bill Baroud is my hero).
Le dessin, minimaliste comme je l'aime chez cet auteur (tellement différent de Soyons fou tome 1, par exemple, style avec lequel j'avais plus de mal), est brillament mis en couleur par Patrice Larcenet. Comme toujours, Larcenet arrive simplement à faire passer de fortes émotions par son trait, l'expression de ses personnages, et le pouvoir narratif de son dessin.
Alors, oui, moi qui ne fait que fumer des pétards de drogue et voler des CD à la fnac, je préfère des oeuvres plus fortes comme Presque, le combat ordinaire... mais avec cet album, Larcenet fait fort. Très fort !