Comme le titre le laisse présager (Avant le duel), ce troisième tome est un tome de transition avant le nouvel affrontement tant attendu entre Hikaru Shindo et Akira Toya.
Un scénario qui fait penser à celui du célèbre film avec Paul Newman et Tom Cruise « The color of money », avec ce vieux qui fait semblant de ne pas savoir jouer au Go pour mieux soutirer l’argent de son adversaire.
Un tome également pourvu d’une petite morale sur la tricherie dans le jeu, avec l’arrivée très attendue d’un nouveau personnage : Yuki Mitani, le troisième membre du club de Go de Hazé.
Ce tome place Akira en couverture. Il est vrai que le surdoué du go y tient une place importante : obsédé par l'idée de dépasser Hikaru (Saï, en réalité, mais il l'ignore), Akira s'est inscrit dans le club d'un collège pour affronter Hikaru en tournoi.
Un autre personnage fait son apparition : Mitani. C'est un très bon joueur de go qu'Hikaru veut recruter pour le club du collège. Le problème est qu'il joue pour gagner de l'argent dans un bar et qu'il triche pour être sûr de son gain ! Personnalité intéressante et bien exploitée par la scénariste, Mitani est sans doute l'apport le plus réussi de ce tome trois.
C'est toujours sympa. C'est toujours prenant. A partir d'une simple histoire de rivalité entre deux gamins, Yumi Hotta parvient à rendre intéressants des tournois de go, ce qui était loin d'être gagné pour un lecteur européen ! Sur ce plan, il faut reconnaître à Hikaru No Go une réelle force, qu'on constate d'ailleurs dans plusieurs autres mangas. Les scénaristes nippons semblent maîtriser les recettes pour captiver le lectorat.
C'est prenant, mais je persiste à penser que cette série n'est pas le chef d'oeuvre que des chroniques précédentes laissaient présager. J'ai entrepris cette lecture parce qu'Hikaru No Go figurait dans le best of de Coinbd. A mon avis, c'est une série sympa, amusante et bien ficelée mais elle ne séduira pas tout le monde et n'a rien d'incontournable.
Je ne la recommande pas pour découvrir le manga : il y a des choses plus accessibles et plus réussies. En revanche, si vous avez déjà dépassé les a priori sur la production nippone, vous pouvez lire cette série agréable. Je lirai la suite. Ce n'est pas pour autant que je considère qu'Hikaru doit impérativement figurer dans la bibliothèque du bédéphile.