Morvan nous dévoile cette fois-ci une planète en guerre. Mais fait nouveau, la guerre oppose les indigènes aux machines qu’ils ont créés. Seulement cette guerre dure depuis si longtemps qu’on ne sait même plus comment elle a commencée. Voilà le pitch de départ, Morvan n’as plus qu’à broder là-dessus.
Premier point important on note plus d’humour dans ce tome que dans les précédents, mais également beaucoup d’action. Sur fond de guerre perpétuelle, Morvan aborde également avec humour le machisme et la condition des femmes lors de conflit d’envergure. Nävis va faire évoluer les mœurs de cette planète en peu de temps, et le souvenir de son passage n’est pas prés de s’effacer…
Les dessins de Buchet sont de très bonne qualité, et on retrouve un découpage plus travaillé et plus agréable. Le design des machines est réussi sans être non plus extrêmement original. Au final un nouveau tome plutôt réussi.
J'ai beaucoup aimé ce tome. Enfin quelque chose digne du tome 3, qui était pour l'instant le meilleur de la série. Il y a vraiment pour une fois beaucoup d'humour là-dedans, et le scénario manie un peu tous les poncifs du genre sans jamais tomber dans le piege de la lourdeur ou du cliché. Les auteurs réutilisent un peu la recette du tome 3 pour les extra terrestres locaux, mélange de chat et d'humain. C'est si mignon un petit chaton !
Bien sûr, dès que Navis apprends que les combattants sont ravitaillés par une entité inconnue, le lecteur peut deviner facilement la trame du scénario. Mais comme toujours, c'est le dénouement qui nous tient en haleine, même si on connait le ressort, comment va-t-il jouer ?
Le coté Macho des chatons est truculent, le coté soumis des chattes l'est aussi, et la baguarre de Navis contre le gros matou est une réussite. Il y a aussi un héros malgrè lui très sympathique, cette histoire finalement se dévore du début à la fin.
Seule critique peut-être, le coté machine super intelligente qui controle tout pourrait être mieux exploité (on pense notament à Terminator). Mais le scénario à un fil à la patte, c'est que Navis est indétectable aux ondes mentales, et c'est ce qui lui permettra de vaincre son adversaire, il fallait donc bien exploiter ce coté là ...
Un excellent tome, qui relance la série avec brio, et qui vous convaincra définitivement de lire ou de relire cette série depuis le début.
Nävis se trouve sur une nouvelle planète en compagnie de Nivel. Une guerre interminable fait rage sur cette planète où une intelligence artificielle c’est retournée contre ses créateurs, les Gunjinns, en leur faisant la guerre.
Côté scénario Morvan aborde ici intelligemment l’émancipation des femmes, la guerre des tranchées et la lutte de l’homme contre la machine.
Cette intelligence artificielle qui fait durer sadiquement une guerre interminable pour son seul plaisir peut paraître cruelle, mais quand on tire le trait vers notre monde où c’est souvent le même pays qui fournit les armes et les convois alimentaires à un pays en guerre, on ne peut qu’apprécier l’habilité et la profondeur du scénario de Morvan. On peut également apprécier l’allusion aux dirigeants qui envoient leurs troupes à l’aveugle face à un ennemi invisible qui crée des pertes importantes avec des moyens limités. En abordant en plus la bêtise de la guerre et l’émancipation des femmes avec humour on ne peut que s’incliner face au scénario.
Le dessin du Buchet est de nouveau irréprochable et nous livre un nouveau monde, divisé en deux couleurs principales : le brun pour la guerre et le vert pour le repère de l’intelligence artificielle.
Les multiples de trois sont vraiment à conseiller dans cette série. Vivement le neuvième tome si cette logique est respectée.
Après la petite pause rafraichissante du tome cinq qui nous permettait de voir Nävis sous toutes les coutures on la retrouve dans une autre aventure trépidante à la "T3 : the rise of the machines" ( en gros des machines douées d intelligence qui veulent exterminer la race humanoïde indigène juste pour rire). Ce numéro nous permet encore une fois de nous délecter du superbe dessin de M. Buchet qui donne vie a ce petit monde avec des couleurs à dominantes rouges.
Bref du bon boulot de tout ceux qui ont participés a cet album.
NEANMOINS (et oui il en faut ) je regrette que la trame principale ( la quète de Nävis pour retrouver son humanité ) soit totalement mise de côté ( et ce depuis le tome 4, à part les quelques éléments sur les objets humains dans le tome 5 ).
Mais bon cela reste néanmoins un bon albm et on attends déjà la suite.
See you jimmies!
Le voila ce 6ème de Sillage ! Un tome de toute facon très attendu pour un amateur de cette série comme moi !
Les différents albums de Sillage sont assez inégaux, certains sont carréments cultes (comme le 3e) et d'autres très indigestes (comme le 2e)... Ce 6e tome est pas mal, mais on ne peux pas dire qu'apres ma lecture, je fus emballé... C'est un album agréable à lire, un bon divertissement mais pas marquant...
Sinon le dessin de Buchet est toujours aussi impécable, le seul petit reproche, c'est la multiplication des cases par planche ! On retrouve sur la pluspars des planches 11 voir 12 cases... ok, ca rend la lecture dynamique etc, mais personnelement, je suis pas super fan... enfin bon...