Ce tome-là a déçu pas mal de lecteurs : lisez les autres avis disponibles ici-même pour vous en convaincre. Je les rejoindrai partiellement : ce tome quatre est le moins bon de la série. Mais il reste fort honorable.
Recul du dessin de Marini ? Cela ne me paraît pas évident. Certes, le lecteur s'est habitué à son style et l'impression est évidemment moins forte que lors du premier tome. Marini utilise moins le rouge pour ses décors, préférant des teintes moins marquantes et sans doute moins séduisantes. Mais les scènes d'action sont toujours aussi efficaces, les angles de vue sont toujours hyper dynamiques, les femmes sont toujours gracieuses et les personnages masculins sont toujours aussi charismatiques. Ne boudons donc pas notre plaisir : l'oeil se pose sur les planches avec autant de facilité que de contentement.
Finir une série qui a démarré sur les chapeaux de roue est une tâche particulièrement délicate. Je fais partie de ceux qui pensent que le meilleur tome de "Rapaces" est le premier. Le mystère y domine l'érotisme et les combats, tendance qui s'inverse progressivement et qui fait de ce dernier épisode une conclusion qui manque de révélations. Ainsi, ce qui aurait dû être le coup de théâtre de l'album (on connaît le nom du supérieur de tous les vampires, dont on n'avait vu que les mains jusqu'alors) tombe plutôt à plat. La psychologie de Vicky aurait mérité d'être plus fouillée. Un nombre de cases par planche plus serré aurait permis de densifier ce tome de clôture : Desberg n'est pas Morvan sur ce point !
Mais il y a tout de même de bonnes choses dans ce tome. Le destin des différents personnages est assez bien amené et bien vu. La conclusion semble assez logique. Les scènes d'action dominent mais sont prenantes. L'ensemble se lit avec un réel plaisir.
"Rapaces" a été salué par les lecteurs. On peut comprendre que cette conclusion soit décevante parce qu'elle n'est pas à la hauteur du premier volume. Pour autant, l'album reste très honorable et vous ne sauriez vous dispenser de sa lecture si vous avez accroché aux trois autres.
Les derniers mouvements de clans et de camps. Les pièces choisissent où elles se placent, de quel coté elles trahissent, tout simplement elles choisissent LEUR destin.
J’aime le coté désillusionné de Vicky qui se teste au poison.
J’aime la manière dont le labo G3 fait revivre les non-morts.
J’aime la vengeance de Vicky sur sa famille.
Mais pouquoi toujours ces contre plongées entre les cuisses de Camilla ou Vicky ? pourquoi ces capes qui bizarrement sont chassées par le vent arière afin de laisser percevoir un bout de fesse ? Ca me dégoute un tel tape à l’œil. Mon éducation chaste et prude ne parvient pas à comprendre une telle débauche.
L’aide d’un benito amoureux, la simili trahison dAznar qui tel Vicky veut rester libre.
La mort de Drago et Camilla,
La mort des maitres Espagnoles,
La fin du règne dans la lumière,
Le retour aux ombres,
Le retour au début,
La boucle est bouclée,
Un scénario intéressant, mais la manière sexe dont il est traité casse toute l’ambiance. L’ambiance sexy devient pornographique. Pourquoi un tel massacre ?
Je ne recommande pas cette BD. C’est du gachi.
Sinon, pour une remarque que j’ai lu concernant le dessin moins bon de Marini, déjà concernant les plans sur la ville, ce qui change c’est la couleur. Marini utilisait jusque là des teintes bleutées, maintenant il se met au vert. Couleur de l’espoir ?
Alors qu’on avait encore l’impression/l’illusion que le tome précédent était une transition vers une fin de cycle attrayante, on se retrouve ici avec une fin de cycle très décevante. En fait, ce tome ne nous apprend quasi rien et sert surtout à assurer la relève pour un nouveau cycle.
Le scénario stagne, est complètement décousu et a perdu toute son originalité. Les personnages, et en particulier Vicky, perdent toute leur crédibilité. Pour faire passer le tout, Dufaux nous sert une bonne dose d’action et d’érotisme.
Bref, un tome très maigre. Heureusement que c’est Enrico Marini qui dessine. Si la relève est assurée pour une suite éventuelle, il est à espérer que Dufaux apporte du sang frais au niveau du scénario.
Le trait de Marini est quand même pas mal !
Depuis ses débuts avec les aventures d'Olivier Varese (dès 1990), sa patte n'est plus à prouver et s'améliore encore à chaque réalisation.
On plonge à nouveau ici -sur un scénario de Dufaux- dans cet univers où les vampires ont pris le pouvoir. Mais ceux-ci sortent au grand jour et dominent le monde. Dans cette caste un peu particulière, il y a pourtant des rénégats.
Cette lutte fratricide est illustrée de toute beauté par Marini. Les décors "tiennent bien" mais c'est surtout dans l'anatomie -aussi bien masculine que féminine- que le dessinateur est une sorte d'orfèvre.
Une belle pièce. J'ai surtout été attiré par la couverture qui me rappelle les meilleures "Vampirella" de Gonzalès des années 80 et début 90. Je conseille.
Je dois avouer avoir été déçu par ce tome, j'ai conservé de cette lecture une désagréable sensation de travail bâclé de la part de Marini. Son graphisme d'habitude somptueux est bizarrement anguleux et que dire de la couverture !!!
Il parait que ce n'est que la fin d'un premier cycle, mais vu la baisse de qualité subie par cette série tant du point de vue du dessin que scénaristique, il est à se demander si un second est souhaitable.
Ce ratage me laisse un goût amer, car cette série se devait de finir en apothéose.
Alors là je ne comprends pas les lecteurs qui ont postés un avis avant moi. Je ne sais si c'est encore et toujours cette pensée de "c'était mieux avant" qui leur fait dire ce genre de choses, où si c'est juste afin de glorifier encore plus les premiers albums de cette série qu'ils disent du mal de cet album....
Personnellement, j'ai découvert les 4 tomes en même temps et pour les avoir lu à la suite, je ne trouve aucune discontinuité de scenar ou de dessin.... c'est parfait.
Je suis totallement de l'avis de pierrino, cet album est une apothéose ! C'est une magistrale et surprenante fin à cette série. Je pense que Marini a tout donné pour arriver à un album magnifique avec des vues trés cinématographiques et que Dufaux a su éviter le piège d'une fin déja toute tracée et nous offre des retournements à souhait...
Bref un chef-d'oeuvre culte et incontournable...
Il mérite amplement 5 étoiles...
Quel dommage de boucler une série - qui avait pourtant si bien commencé - avec un album aussi décevant ! Ça ressemble à de l'automutilation : une apothéose de scènes aguicheuses et de rebondissements à n'en plus finir tandis qu'à l'inverse, certains détails du scénario sont expédiés à la va-vite... On finit par se demander si Jean Dufaux n'a pas été à son tour victime d'une sorte de mutation génétique !
Je n'ai pas eu la sensation que le trait d'Enrico Marini était de moins bonne qualité... en revanche, moins original, oui, sans doute un peu. Les "Rapaces" sont toujours aussi séduisants (visages racés et plastiques de mannequins) mais je regrette que le dessinateur ait cédé à l'influence de l'esthétique Matrix (guêpières et pantalons ultra-moulants en latex noirs) avant de revenir (ouf !) au rouge d'origine qui sied si bien aux vampires. C'est vrai que les plans de rues en plongée sont peut-être un peu moins impressionnants que dans les précédents volumes... mais peut-être aussi sommes-nous plus exigeants avec les dessinateurs comme Enrico Marini qui nous ont habitués à tant d'éblouissement.
Pour être tout à fait honnête, il me semble que les premiers symptômes de cette déliquescence étaient visibles dès le troisième tome : l'alternance de plus en plus fréquentes de scènes d'action et de scènes érotiques (jolies certes, à défaut d'être nécessaires). Mais à ce stade, on pouvait encore se dire que le tandem Dufaux/Marini se laissait aller à quelques penchants plus ou moins avouables dans le seul but de se faire plaisir. Hélas, le tour que prend le dernier volume porte à croire qu'ils ont plutôt cédé à la facilité.
Le tome 4 est arrivé est c'est une grosse déception : dessins largement moins bons et scénario qui part en vrac. Les personnages principaux des 2 flics semblent avoir perdu leur âme en même temps que Marini a perdu son inspiration et son trait de génie.
Alors évidemment si quelqu'un d'autre de totalement inconnu avait sorti le tome 4 de Rapaces en 1ere BD tout le monde aurait crié au génie. Oui, sauf que là le scénario et le dessin m'ont terriblement déçu, et venant du tandem Dufaux/Marini on est en droit de s'attendre à bien mieux.
Je ne serait aussi catégorique que Piehrounet mais c'est quand même le coup de bambou derrière ma caboche!
Ouille, moi qui est porté cette série au nue, chaque fois que je passais devant je m'accroupissais pour la saluer, je dormais même avec...quelle déception ce tome 4!!!
C'est sur le scénario que la déception est la plus grande. Il ne se passe pas grand chose et on n'apprend rien de nouveau. Mais alors quand je dit iren, c'est vraiment rien. Des scènes d'actions a la suite, voila ce qu'est l'histoire de rapaces 4. On apprend rien sur les personnages, pas de suspense, de découverte...ouaaah, quel ennuie. Dufaux a gaché cette fin de série, on est pas plus avancé que le tome 3.
Pour les dessins, c'est vrai que Marini à baissé en qualité. Bon il est tellement bon que même quand il dessine moins bien, c'est toujours beau. Il a fait des progrès dans la peinture au dépend du trait. A force d'avoir 3 projets en même temps et une cadence de sortie infernale, la qualité s'en ressent.
Bref je conseil toujours rapaces car les trois premiers tome sont exceptionnel mais n'allez pas plus loin. Le tome n'apporte rien a part de la déception alors pourquoi continuer??
Je met quand même un 3 car des dessins de Marini même s'il sont moins beau mérite le respect...
Il était grand temps que cette série se finisse, car, manifestement, Dufaux n'était pas plus motivé que Marini pour clore ce premier cycle.
Le scénario, hyper-convenu, ne fait pas vraiment avancer les choses, et ne nous révèle rien de nouveau, ni même de surprenant. Je me suis toujours demandé à la lecture du tome 3 comment Dufaux pourrait clore le cycle en 1 tome. J'ai trouvé la réponse : il n'a pas réussi. Tout tombe à plat, l'album est vide, et les personnages ont perdu tout caractère. Les dialogues frisent parfois le ridicule... hard, là.
D'un coup, hop, une série exceptionnelle devient tout juste "sympa, mais tu verras, la fin est naze, par contre, c'est dommage".
Mais le pire à mon sens est encore la régression graphique de Marini. Trait rapide, brouillon et pas fini, mise en couleur parfois très sale (on croirait qu'il en a pleuré sur ses planches, le pauvre, au vu des différentes taches qui salissent certaines planches de l'album), palette chromatique super restreinte et qui tranche complètement avec les ambiances suggérées lors des albums précédents... C'est bien simple, rien n'est plus là. (Comparez donc la ville verte et orange du tome 4 à la vue plongeante de nuit du tome 2... y'a comme un bug).
Alors, oui, lisez cet album pour connaitre la fin du premier cycle... mais ne vous attendez surtout pas à un chef d'oeuvre.