Toujours autant de qualités dans ce deuxième tome. Ce sont d'ailleurs les mêmes que dans le premier.
Tout tourne autour d'un polar efficace : un tueur en série, des familles mafieuses et un Batman qui enquête et qui patauge. Loeb laisse bien mariner le lecteur en distillant de temps quelques indices qui nous impliquent dans l'enquête. Mais comme dans tout bon polar, impossible deviner qui est le coupable.
Sinon, on continue dans l'approfondissement des personnalités de Batman et de Gordon. C'est sombre et désespéré. Tout ce que j'attends d'un Batman.
Les vilains de la série sont toujours utilisés avec parcimonie et à bon escient. Là aussi, il n'y a pas grand chose à redire.
Enfin, pour finir, le graphisme est dans le ton de la BD. C'est sombre et les jeux d'ombres et de lumières font ressortir le côté inquiétant de la silhouette du Batman.
Bref, j'adore.
Plusieurs des policiers corrompus, auxquels James Gordon avait du faire face lors de son arrivée à Gotham City dans "Batman - Année 1", sont victimes du jeu du pendu de ce nouveau tueur en série qui arpente les rues de Gotham City.
Depuis la nuit d’Halloween et l’évasion du Joker, de l’Epouvantail, de l’Homme Calendrier, de Solomon Grundy, de Holiday et de Pile-ou-Face de l’asile d’Arkham, des policiers sont retrouvés pendus lors de jours fériés.
Tout en continuant de peaufiner la psychologie d’un Batman affecté par la disparition de Harvey Dent et d’un commissaire Gordon dont la vie privée dérape complètement, Jeph Loeb va également étoffer son intrigue et habilement laisser quelques indices au lecteur qui sera vite tenté de jouer au détective.
L’auteur nous éclaire partiellement sur les motivations de Janice Porter, la femme procureur venue remplacer Harvey Dent, donnant ainsi de l’importance à ce nouveau personnage. En arrière-plan, la mafia de Gotham City continue de se disputer les nombreux territoires avec les criminels masqués fraîchement évadés d’Arkham.
Et ceux qui voudront savoir où est partie Catwoman pendant ce deuxième tome, devront aller lire "Catwoman - à Rome" des mêmes auteurs, et qui se déroule pendant les événements de "Batman - Dark Victory", entre la St. Valentin et Thanksgiving.
Le premier tome était déjà prometteur en diable. Ce deuxième volet de "Dark victory" confirme tout le bien que l'on peut penser du duo Loeb et Sale. Si vous appréciez le justicier de Gotham, n'y allez pas par quatre chemins : vous devez lire cet album.
Le scénario est vraiment bien conçu. Loeb opte pour une ambiance très polar, avec présence de mafieux, de flics en activité ou à la retraite, d'une femme procureur aux motivations obscures et d'un commissaire Gordon rongé par ses problèmes de couple. Du coup, la présence de Batman paraîtrait presque épisodique.
On croise cependant de nombreux vilains typiques de la saga de l'homme chauve-souris : l'Epouvantail, Catwoman, le Pingouin, le Joker ou Pile-ou-Face. Loeb considère le lecteur averti : le néophyte sera donc peut-être désorienté quand ces supervilains font leur apparition, mais cela ne gêne pas la lecture. "Dark victory" peut tout à fait constituer une introduction à Batman : c'est peut-être d'ailleurs ce qui explique son succès (j'ai lu quelque part que c'était la meilleure vente en Semic Books).
Pour dire un mot du graphisme, Tim Sale est à la hauteur. Comparse régulier du sieur Loeb, il marque les séries sur lesquelles il oeuvre par l'élégance de son trait, sa maîtrise des ombres et lumières et par une capacité à capter un public pas forcément conquis par le style des comics.
C'est fort régulièrement que des titres de la collection "Semic Books" sont mis à l'honneur dans les chroniques de CoinBD. On peut ajouter "Dark Victory" à ce panthéon et en recommander chaudement la lecture.