J'ai acheté Shenzhen parce que j'avais beaucoup apprécié PyongYang du même auteur. Résultat, j'aime aussi beaucoup Shenzhen maintenant que je l'ai lu, quoique je trouve PyongYang plus réussi.
Côté dessin, le début de Shenzhen m'a un petit peu rebuté. Ca faisait trop crayonné, beaucoup moins maitrisé et épuré que PyongYang. Mais j'ai noté qu'en cours d'album, le style s'améliorait pour devenir bien meilleur sur les dernières pages.
Quant à l'histoire, j'ai eu le même sentiment : Shenzhen étant le premier "carnet de séjour" de Delisle, il est plus hésitant au départ et moins maîtrisé dans la narration que PyongYang à mes yeux. De même, le récit d'un séjour à la frontière de la Chine Populaire et plus particulièrement dans cette ville presque artificielle qu'est Shenzhen m'a moins intéressé et moins captivé que le séjour en Corée du Nord qui est décrit dans PyongYang.
Et pourtant, j'ai quand même nettement apprécié ma lecture. On retrouve l'humour de Guy Delisle, son intérêt pour ces petites choses absurdes de la vie qu'on ne voit pas du premier coup d'oeil, ses reflexions amusantes, sa façon de découvrir un pays et de nous le faire partager. Un vrai guide de voyage amusant qui donne une vision des lieux (pas vraiment appétissante, ceci étant dit) et qui donne l'impression d'y avoir été aussi.
Très sympa et intéressant.
Guy Delisle, c'est qui, c'est quoi ! Ce fut ma première réaction quand notre prof de communication visuelle nous en parla. Au début elle nous pretta cet album car il parlait un peu du monde de l'animation et des dessins dans un contexte hors du commun ; Pour un univers hors du commun, on ne pouvait pas faire mieux. Guy Delisle illustre ou plutôt s'illustre avec son ouvrage Shenzhen. Cet album se situe entre un carnet de voyage et une autobiographie, une histoire, son histoire dans un pays asiatique, la Chine.
L'auteur ici est responsable d'une équipe de dessinateur pour un projet de dessin animé. Ainsi, à travers cet opus, nous partageons son quotidien. Au fil des jours et de notre lecture nous en apprennons beaucoup plus sur les Chinois et plus spécifiquement dans une ville dortoir nommée Shenzhen. Ainsi, à travers le regard de l'auteur nous regardons la vie, le quotidien de ce peuple et autant vous dire de suite que c'est très marrant. En plus la facture naïve de Delisle n'arrange pas nos zygomatiques, mais sans scrupule. cependant malgrè une certaine naïveté, son dessin est suffisament précis et agréable.
Bref, pour un séjour dit "ennuyeux", c'est un vrai plaisir au final… "so ? understand ?"
J'ai été absolument conquis par cet ouvrage.
Delisle sait parfaitement raconter les histoires, et plus particulièrement ses histoires.
Cette BD autobiographique nous plonge dans la vie solitaire de l'auteur pendant quelques mois à Shenzen, une ville chinoise. On y découvre toutes les difficultés qu'un expatrié peut rencontrer lorsqu'il ne pratique pas la langue locale, et que personne n'y parle autre chose.
On partage ainsi la solitude de l'auteur, tout en prenant part à ses joies, ses tristesses, ses déconvenues... toujours contées avec humour, à la fois dans le dessin et dans le texte. On prend le personnage (et donc l'auteur) d'affection, on devient son "copain", son confident jusqu'à la fin du livre.
A découvrir, à lire, à relire.
Oeuvre autobiographique, elle raconte le séjour de l’auteur à Shenzhen en Chine. Shenzhen est une zone économique croissante située entre Hong-Kong et Canton. L’auteur y a vécu 3 mois pour superviser et corriger le travail des animateurs d’un studio local.
Cette œuvre nous montre pleins de petites facettes de la vie des chinois : leur façon de se tenir dans la rue, la disposition typique d’une chambre d’hôtel, comment ils font du vélo par beau ou mauvais temps… C’est très réaliste et on a l’impression d’y être. De plus, étant passionnée par la Chine et ayant eut l’occasion d’y séjourner brièvement, plusieurs scènes m’ont fait dire ou penser "oh oui, c’était comme ça pour moi aussi !".
L’auteur nous présente également comment il a organisé sa vie là bas et comment pour quelqu’un qui ne connaît pas la langue chinoise il peut être difficile de se faire comprendre et de vivre au quotidien. Mais il a réussi assez simplement à se débrouiller pour aller manger dans des restaurants et y goûter les différents plats chinois, profiter de son séjour pour découvrir et visiter Hong-Kong et Canton…
Le dessin en noir et blanc est très agréable à suivre. Au niveau de la couleur (enfin, du remplissage de gris), il y a une net séparation au milieu de l’album. Alors que la première partie ressemble plus à du coloriage/remplissage au crayon, la deuxième fait penser à de l’aquarelle. Mais dans les deux cas, le rendu est très bon. Enfin, on retrouve tout à fait dans les dessins le côté animation qui donne une impression de mouvement perpétuel au héros (enfin, sauf quand il est assis).
Rempli de petites anecdotes, cet album m’a réellement plu. D’un séjour que l’auteur qualifie d’ennuyeux, il a réussi à faire un album très intéressant. Ne vous arrêtez pas au prix, lisez cet album.
"Shenzhen" récit autobiographique ou impression de séjour sur les difficultés de communication dans une zone d’économie transitoire déshumanisée. Coincée entre la chine communiste et Hong Kong la capitaliste, Shenzhen est une chimère sur la voie du bonheur, rappelant par certains aspect les grands ensembles de nos banlieues.
Delisle raconte avec humour et un certain recul les aléas et les petits bonheurs de son séjour professionnel à Shenzhen.
La première partie du récit raconte par anecdotes successives le sentiment d’isolement et de solitude ressentie par l’auteur. Puis dans la deuxième partie du récit, Delisle décide de ne pas subir son isolement en prenant en main le quotidien de son séjour. Alors, on suit avec amusement ses activités, ses rencontres… Il y a aussi l’escapade à Hong Kong véritable bouffée d’oxygène du séjour.
Ce récit plein d’humour est soutenu par une remarquable construction graphique. La variété du dessin (crayonné, au trait, lavis), le rythme des pages avec l’agencement des cases (sans textes, avec narration, avec dialogues, explicatives) rendent très vivante et agréable la lecture.
Le témoignage de Delisle est très attachant et délivre un message optimiste sur l’homme, un peu moins sur notre monde actuel.