J'ai trouvé ça plus étrange, comme un autre univers.
En fait, c'est peut être ce que Charles Burns veut rendre, en montrant ses personnages sous un jour sombre, pas forcément agréable, moins facile c'est sûr.
J'ai eu plus de mal à rentrer dans le récit, avec Chris et Keith, et la drogue, je n'ai pas franchement décollé, je suis resté un peu collé au sol, semelles de plomb. J'avais l'impression d'y adhérer tout en voulant m'en extraire, malaise, et comme retenu par une colle élastique, je ne pouvais m'enfuir.
Malaise, voilà le mot qui a résumé ma lecture.
Mais, je comprends bine que ce tome au titre évocateur "Métamorphoses", ouvre des voies, et élargit le récit.
Je crois que ça va repartir, après ce tome différent, tout en rupture, à l'honneur du scénariste qui, au lieu de tomber dans le lieu commun et l'enchaînement facile, sélectionne d'autres manières de nous ficeler.
Car, ne vous y trompez pas, ça m'a férocement donné envie de savoir la suite.
Quel truand ce Burns... Mais quel créateur !