"Jaune" paraitra peut-être réducteur aux inconditionnels du démon de Hell's Kitchen. Mais ceux qui comme moi veulent profiter de la superbe collection 100% Marvel : Daredevil pour se lancer dans la découverte du personnage doivent impérativement débuter par ce tome.
Il offre un retour sur les origines du superhéros le plus torturé et le plus intéressant du monde Marvel (avis très subjectif).
Ses relations-clés, ses premiers pas comme sauveur, ses 1ers ennemis, son costume initial...le récit reprend chronologiquement la vie du justicier aveugle avec ce qu'il faut de raccourcis et d'ellipses pour ne pas perdre le novice.
Le dessin est perfectible mais demeure assez fin et élégant pour ne pas lasser.
Un bon tome d'introduction, mais les connaisseurs pourront certainement s'en passer.
Ce troisième tome de Daredevil dans la collection 100% Marvel regroupe six épisodes publiés aux Etats-Unis entre août 2001 et janvier 2002 (Daredevil Yellow V.1 à 6). Après deux premiers tomes dans cette collection scénarisés par Kevin Smith et dessinés par Joe Quesada, ce sont maintenant Jeph Loeb et Tim Sale qui vont revisiter les origines de ce super-héros.
Comme file conducteur pour cette rétrospective, qui emballera certainement plus les néophytes comme moi que les fans assidus de Daredevil, les auteurs utilisent une lettre posthume de l’homme sans peur à sa bien-aimée Karen.
Et, il est vrai que le titre de l’album a beau être «Jaune», faisant référence à la couleur initiale qu’arborait le démon d'Hells Kitchen en hommage à son père, le contenu est plutôt noir. En plus d’une narration en voix-off à l’amie décédée de Matt Murdock et de Froggy Nelson, ce récit nostalgique va également remémorer la mort du père de Matt.
D’un autre côté, on va pouvoir assister à la naissance de ce nouvel héros qui vient arpenter les rues de Hells Kitchen, avec un Daredevil encore jeune et fougueux, ainsi qu’à une apparition amusante des "Fantastic Four" et à la première intervention du Hibou.
Le graphisme plus sombre de Tim Sale, par rapport à celui de Joe Quesada, colle parfaitement à la mélancolie qui se dégage du scénario. De plus, de nombreuses double-pages splendides viennent, par moments, accélérer la lecture de ce récit en voix-off.
Bref, un tome très intéressant pour ceux qui, comme moi, n’ont jamais connu Daredevil en tenue jaune.
Il s'agit du premier album de Daredevil dans la collection 100% Marvel dont les épisodes ne sont pas parus en France sous forme de périodiques. Il s'agit donc d'épisodes inédits qui sont au nombre de six. Ceux-ci sont parus de août 2001 à janvier 2002 aux Etats-Unis et édités en France en juillet 2002 et réédités en 2004.
Avant de porter son actuelle tunique rouge Daredevil sortait avec un costume jaune et noir. Mais qui s'en souvient encore, c'était il y a tellement longtemps au début des années 60. C'est cette période que le scénariste Jeph Loeb et le dessinateur Tim Sale ont entrepris de revisiter. Le scénario ne nous apprend rien de vraiment neuf sur le passé de Daredevil, c'est surtout dans la manière que cela diffère par rapport aux origines. C'est bien entendu beaucoup plus moderne et dynamique. Les relations entre les personnages sont plus appronfondies et les différentes situations dans lesquelles notre héros se trouve sont une extension de ce qui a déjà été écrit par le passé.
Le style graphique de Tim Sale peut rebuter au premier abord mais après quelques pages de lecture j'ai fini par l'adopter totalement. Ce genre de dessins avec des couleurs ternes et mates vont totalement avec l'univers sombre du Diable Rouge. Il y a beaucoup de pages ou de double-pages où ne figurent qu'une seule illustration ce qui a pour effet d'accélérer la lecture. Cette BD se lit assez vite malgré ses 144 pages. On peut y voir un avantage ou un inconvénient selon la façon dont on apprécie cet ouvrage.
A noter une apparition des Quatre Fantastiques hilarante où l'on voit Red Richards demander une assistance juridique à Matt Murdock sous le regard grincheux de la Chose.
Au final une BD que j'ai trouvé très agréable à lire à défaut d'être vraiment innovante.
Loeb et Sale, qui se sont déjà frottés avec succès au sombre personnage de Batman, se lancent dans la relecture des origines d'un autre justicier de l'univers des super-héros : Daredevil. Le titre de ce tome peut paraître surprenant au premier abord : en fait, ce "Jaune" fait référence à la couleur du costume du DD des origines qu'il a vite troquée contre le rouge que la plupart des lecteurs lui connaissent.
J'ai bien aimé cet album. Je n'ai pas lu les épisodes originaux (je n'ai guère de Strange avant le numéro 100...) mais cette nouvelle version est tout à fait plaisante. On est bien replacé dans l'époque et le contexte, et les personnages sont bien décrits. Murdock, Foggy et Karen sont tous très attachants. Les commentaires en voix off sont très réussis. Il y a des scènes drôles (comme le choix de la secrétaire par les deux avocats qui se lancent dans le métier). Les supervilains sont assez peu présents, le récit étant vraiment centré sur les deux avocats et Karen.
Cela peut donc constituer une bonne introduction au personnage de Daredevil et peut-être réconcilier avec le diable rouge ceux qui ont vu le (mauvais) film.