Un tome au rythme plus lent mais l'auteur s'amuse de nouveau à brouiller les pistes en faisant passer son lecteur d'une époque à l'autre.
La nouveauté, ici, c'est que nous sommes projetés dans une nouvelle époque-référence : 2014, "après que l'Humanité ait été sauvée". On découvre alors de nouveaux personnages, dont la petite Kana, devenue adolescente et un poil rebelle.
Le final de l'album est assez attendu mais a le mérite de relancer l'histoire (mais en a-t-elle besoin ?). De nouvelles questions nous assaillent et finalement, on s'aperçoit qu'on suit sans difficulté les événements de cette histoire, sans en savoir grand-chose... ce qui est assez paradoxal mais qui fait aussi tout le charme de la série.
Ce cinquième tome est un tome de transition entre deux périodes. La première partie du tome qui se situe en décembre 2000, juste avant la fin du monde, est assez lente et sert à regrouper les neuf, comme l’on pouvait s’y attendre suite au message d’AMI à la fin du tome précédent.
Urasawa nous amène lentement vers cette date fatidique du 31 décembre 2000, on va enfin savoir comment ils ont sauvé l’humanité … et c’est là qu’en repassant par le début du tome un, il nous propulse en 2014 pour concentrer la deuxième partie de son récit sur Kanna.
Un rebondissement surprenant et une fin de tome prodigieuse pour un tome de transition un peu plus lent que les précédents (surtout la première partie).
5ème volume de cette superbe saga, nous voici de retour en compagnie de Kenji, Kanna…
Ce tome est divisé en deux parties. D’une part, Kenji qui va essayer de regrouper ses neufs amis dont il est question dans le message d’Ami et d’une autre part, Kanna, après le grand bain de sang. La première partie est la suite logique des épisodes précédents avec quelques alternances entre la jeunesse de la bande à Kenji et l’an 2000. On est pris par le récit qui est encore une fois très bien construit, avec ses enchaînements qui se font tous seuls et le suspens qui est toujours au rendez vous pour nous donner l’envie de continuer cette histoire. Les éléments de l’histoire sont distillés petit à petit ce qui peut être assez frustrant puisqu’au final, on jongle sur 3 époques sans vraiment savoir ce qu’il s’y est passé.
La deuxième partie du récit, en plus de ces qualités narratives, surprend assez puisqu’elle se situe 14 ans après l’an 2000. A travers les différentes informations que l’on a, on souhaite savoir ce qu’il s’est passé à l’époque précédente mais Urasawa garde beaucoup de ses cartes en main et ne dévoile pas tout d’un coup. Donc, on assiste à la vie de Kanna, ce qu’elle est devenue, son quotidien… C’est vraiment très intéressant mais en même temps frustrant car on aura voulu avoir le fin mot de l’histoire d’avant. En tout cas, cette époque, bien que nouvelle, est très intéressante également.
Je ne voudrais pas trop en dévoiler donc, je dirais juste que c’est captivant et à lire !