Clôture de ce triptyque très agréable pour qui recherche une série de Science Fiction dotée d'une bonne dose d'action.
Le scénario parfaitement maîtrisé de Duval permet à Bess de se lâcher et d'offrir quelques belles pages d'innovation technologique digne d'un "Akira" ou autre "Ghost in the shell".
Bref, depuis le début de l'aventure, l'action ne parvient pas à s'essouffler et c'est toujours sur un rythme très élevé que les deux auteurs nous promènent dans cette lutte contre la mafia Japonaise.
Jusqu'au bout, on se laisse entraîner avec plaisir dans les péripéties de héros auxquels on ne peut que s'attacher. Le combat final sur l'île satisfera les plus exigeants et surtout satisfera sans difficulté ceux qui auront aimé les deux premiers opus.
Le coup de crayon de Bess n'évolue malheureusement pas concernant les personnages et les mêmes critiques peuvent être faites quant à la précision des visages. Pour autant, l'ensemble est homogène et je ne suis nullement déçu du voyage en la compagnie de la charmante Carmen.
Une bonne série qui n'a pas beaucoup vieillie et fait la nique à encore bien de nouvelles BDs.
Troisième tome de la série, "Intrusions" est aussi la conclusion du premier cycle de "Carmen Mc Callum". A ce titre, il donne beaucoup de réponses sur l'intrigue générale que les lecteurs suivent depuis l'introduction de cette histoire.
Rien à redire sur ce plan : Duval connaît son affaire et parvient à surprendre le lecteur par le biais d'un scénario très cinématographique. Découpage vif, retournements de situations à tout va, rien ne manque pour réaliser de la BD d'action pop-corn de qualité.
Graphiquement, Gess est plus à l'aise, lui aussi. Il connaît mieux ses personnages et est très créatif dans le design de véhicules et batiments futuristes.
C'est par contre du point de vue de la couleur que rien ne va plus. Florence Breton a laissé sa place à Isabelle Rabarot, qui applique des aplats de couleurs fades mélangées à des effets photoshopés très peu attrayants. La couverture en est d'ailleurs la preuve : la texture pâteuse plaquée sur le muret est en elle-même une faute de goût, et un témoin du contenu de l'album. Dommage…
Conclusion correcte d'une histoire pas prise de tête, ce troisième album de Mc Callum ne bénéficie pas, hélas, de couleurs de qualité. Les amateurs de sensations fortes en auront tout de même pour leur argent.
Conclusion dynamique de ce triptyque dédié à l’histoire de Naoko Sonoda.
Si comme les deux tomes précédents, l’action est toujours au rendez-vous, le fond de ce troisième tome est également soigné. La rivalité entre Naoko Sonoda et Carmen Mc Callum, les sentiments de Naoko pour son frère et la relation entre Bugg et Belinda donnent un peu plus de profondeur à l’histoire.
L’action proposée est également un peu plus recherchée et ne se limite plus à des tirs croisés dans tous les sens. Un combat final au sein du réseau mondial plonge cette série un peu plus vers la science-fiction et permet à Gess de se laisser aller graphiquement.
Bref, un rythme toujours aussi endiablé, mais un peu plus de profondeur au niveau du scénario dans un tome qui qualitativement surpasse les deux premiers de cette trilogie.