Le dessin est si porteur que je me suis lancé tranquillement dans ce tome.
Et, peu à peu, la vie, les références des journées, la famille, tout est dépeint avec tant de justesse, de subtilité et de finesse, que je me suis laissé porter, paisiblement.
Je ne me souvenais plus qu'un livre de la série "Julien Boisvert" véhiculait forcément des valeurs, des engagements.
Julien, personnage en pleine construction, pas étranger aux contradictions internes, apporte une dose de sagesse en choisissant un monde d'amitiés et de relations plutôt qu'une façade.
Combien ont désiré changer de vie ? Combien l'ont fait ? Le courage manque, les attaches limitent.
Julien, lui, ose, pour nous.
Un témoignage, un moment de sagesse et de réflexion.
Se poser un peu, ça fait du bien, ça cautérise.
Premier tome d'une série qui se révélera attachante, plaisante, où j'ai suivi Julien et ses "deux saisons de la vie".
Le postulat de départ ?... Julien c'est d'abord un gars un peu falot, un jeune homme de bonne famille qui ne "s'en fait pas trop". Je l'ai d'abord suivi en Afrique, où ce séjour va lui enlever pas mal d'illusions.
C'est d'ailleurs à ce stade là que l'ensemble va devenir plus réaliste dans son textuel et son graphisme ; adoptant même un ton dramatique peu usuel dans ce genre de BD.
J'ai également découvert un graphisme au trait original, bien "attaché" à ces aventures que l'on qualifiait "avant" d'exotiques ; mais où -ici- la psychologie joue également un rôle très important.
J'aime beaucoup. Mais ce n'est que mon avis...
Hum…
C’est plein de bon sentiments cette petite histoire, mais c’est quand-même très gentillet, oserais-je dire puéril ?
Notre cher Julien Boisvert est un gars de bonne famille, pas très souriant et qui n’a jamais appris à aimer, pour des raisons familiales peu développées dans ce premier tome.
Et voilà que quelques pages et un crash d’avion plus loin, il est recueilli par une tribu de nomades où il va enfin découvrir le bonheur, le rire, etc. La suite est plus mouvementée mais le récit reste assez « bateau ».
Les personnages sont, quant à eux, très caricaturaux.
En outre, des commentaires « off » viennent nous donner, de manière plutôt mièvre, quelques explications sur ce qui se passe, ce que ressent Julien… On aurait franchement pu s’en passer ; à croire que l’auteur veuille s’assurer que le lecteur comprend bien l’évolution des sentiments du personnage central.
Reste une histoire dépaysante par son côté africain et sa nature sauvage.
On notera aussi que le dessin gagne en maturité au fil des pages.
Voilà donc, selon moi, une bd à réserver à un public plus… enfantin.