Au niveau du scénario, ce deuxième tome continue de puiser dans notre histoire afin de pointer du doigt les dérives de notre système politique et juridique et les conséquences environnementales des abus de grosses multinationales sans scrupules. Ce n'est certes pas très novateur et contient quelques clichés (indiens amadoués avec de l'eau de feu, chauffard
italien, etc.), mais le tout est rondement mené, très efficace et contient quelques références amusantes à Star-Wars (Carlo et son Stromboli).
On a également le plaisir de découvrir deux personnages intéressant avec Béa, la journaliste, et Carlo, l'italien. Après Fritz, le grand mercenaire blond à l'accent allemand, Cailleteau continue donc dans les personnages caricaturaux avec ce chauffard italien et mangeur de pizza. Un personnage qui colle parfaitement à l'humour et à l'action, qui caractérisent cette série.
En nous amenant sur Terre, ce deuxième tome va malheureusement nous éloigner du décor agréable d'Aquablue. Mais, malgré ce décor d'une Terre futuriste, le dessin de Vatine reste toujours aussi explosif et dynamique et pourvu d'un découpage efficace qui suit à merveille l'action du scénario. Notons que, tout comme pour le premier tome, la première édition de l'album aux couleurs un peu dépassées de Cailleteau a été ensuite recolorisée par Araldi.
Bref, malgré quelques facilités au niveau du scénario (comme les retrouvailles de Nao et sa copine sur Terre), ce tome augmente encore l'intérêt de cette série dynamique et efficace.
Y'a quelques ressemblances sur la fin. Le stromboli ressemble étrangement au faucon millenium et Carlo le rital, me rappelle étrangement Han Solo. pilote emérite, rebelle mais au grand coeur.
OK, y'a des reprises...Mais toutes mises ensemble, faut avouer que ça a de la gueule non ?
Aquablue s'en va en guerre mediatique et financière, les dérives et la critique des systèmes financiers, des lourdeurs de l'administration judiciaire. Facile de créer un monde futuriste qui présente les mêmes défauts qu'aujourd'hui !
Mais pareil, n'allez pas croire que je critique méchamment. Au contraire. Toutes ces similitudes nous plongent plus facilement dans cet univers où seule l'intrigue devient importante.
En dehors du crash de la dernière page miraculeusement au même endroit que la troupe de Nao, y'a pas de hasard trop facile. Vu que Nao travaille à Europolis que les méchants sont aussi à Europolis, il peut paraitre normal que Mi-Nuee et Nao réussissent à se retrouver ''presque'' miraculeusement.
Le dessin est un tout petit peu plus fin, les couleurs faites à la main manquent toujours de pêche, mais l'ensemble reste agréable.
Marrant ma critique est négative quand on la lit, mais j'adore cette série !
Un super second tome qui donne envie de lire la série. Il n'y a pas de doute c'est une série culte. J'ai adoré le premier tome et le deuxieme je l'ai dévoré. Ici on change un peu de décore nous visitons la terre futuriste, et bien j'avais hate que Noa retroune sur aquablue, le dessin est agréable sur ce fond bleu.
Le scénario est rempli d'intrigue, et on à envie de savoir la suite. Donc un scénario bien construit, des dessins agréable, et un environnement excellent.
"Planète bleue" change Aquablue d'environnement puisque c'est essentiellement sur Terre que se déroule cet épisode des aventures de Nao et du peuple qu'il veut sauver. Vous allez être paumé si vous n'avez pas lu le premier volet, même si avec quelques efforts vous devriez pouvoir reconstituer les grandes lignes de l'intrigue. Pour ceux qui aiment commencer par le commencement, voilà donc la suite du prix Alph'Art Jeunesse d'Angoulême 1989 (déjà !!).
Cette suite se lit aussi bien que l'original. Le trait de Vatine est toujours vivant et esthétique, dans un style semi-réaliste dont plusieurs dessinateurs actuels ont su s'inspirer. Le dynamisme et le mouvement du graphisme servent le récit de Cailleteau, les scènes d'action ayant une efficacité bienvenue.
Les couleurs assurées par Cailleteau paraissent un peu ternes aujourd'hui, mais son scénario n'a rien perdu de son éclat ! Les références à Star Wars sont toujours présentes (Carlo et son Stromboli fleurent bon le Han Solo à bord du Faucon Millenium), ce qui n'est pas pour déplaire à l'amateur de SF qui est la cible d'Aquablue. Le personnage de la journaliste ajoute une dimension aux relations entre les protagonistes et devrait se retrouver dans les prochains volumes. Quant aux ficelles scénaristiques (ce "hasard" qui fait bien les choses...), elles ne sont ni plus grosses ni plus fines qu'ailleurs. L'intervention opportune de Tony n'a rien d'incroyable dans un neuvième art où les coups de théâtre font partie intégrante du plaisir du lecteur (relisez "XIII", vous en aurez plus qu'il n'en faut...).
Bonne série, devenue classique depuis sa sortie, et que vous auriez franchement tort de bouder.
Bon, c’est quand même mieux que le premier tome. On n’évite pas un certains nombres d’artifices faciles : la copine de Nao débarque sur Terre, et le premier mammifère marin qu’elle rencontre se trouve être le grand pote de son petit ami, qui l’attend justement sur la bonne plage. Ensuite ils retournent sur aquablue et se posent pile au pied du campement de leurs tribu qui était pourtant paumée au fin fond de la banquise. Il y a de ses hasard tout de même.
Mais il faut prendre cet album et cette série pour ce qu’elle est : une BD écolo militante qui, mine de rien assène quelques vérités pas toujours agréable à entendre quand on transpose tout dans notre histoire (massacre des indiens, colonisation, rôle des grandes entreprises etc…).
On finit même par s’habituer au style tout en traits de Vatine, qui s’est bien amélioré par rapport au premier tome.
Donc une série qui donne envie de connaître la suite.