WOW!
Ce tome là, il est balaise !
Après avoir mis toutes les pièces sur l'échiquier, sacrifié une tour afin de sauver le roi, voilà que les noirs sont blancs, les blancs sont noirs que le roi n'est qu'un simple fou que le roi adverse met échec et mat tout le monde.
En fait, les echecs représentent mal ce tome.
Il faudrait plus aller dans les dames chinoises où plusieurs partis s'affrontent et même si un joueur élimine un autre joueur, il reste toujours celui que l'on attendait le moins pour manger tout le monde.
Je suis pas très inspiré ce soir, c'est un peu confus ?
Faut bien avouer que ça part dans tous les sens. Même si la trame du tome se devine rapidement, on n'ose jamais se dire que ce que l'on pressent va réellement se passer.
Toutes les pièces du premier tome sont maintenant hors jeu. Et ce sont les pièces importées lors du T2 qui sont maintenant maitresses du plateau.
Corbeyran s'amuse avec nous, certains diront qu'il mélange les cartes inutilement, qu'il traine en longueur.
Moi j'aime me laisser porter au fil de l'histoire, sans jamais à la fin d'un tome pouvoir deviner ce qu'il adviendra dans le suivant. Chaque tome est une surprise par rapport au précédent.
On ne voit toujours pas où Corbeyran veut venir, au moins, on ne peut pas dire que le scénario soit linéaire !
La série commence enfin à exploiter tous les personnages développés dans les tomes précédents et fait lentement sortir les Stryges de l’ombre dans ce troisième tome. Abeau, le fils de Payen forme la convoitise des chimères en quête de liberté depuis une éternité, mais également de Cylinia, sa demi-sœur, à la recherche du pouvoir absolu et avide de vengeance envers Payen. Ce troisième tome lance la série pour de bon et a plus de profondeur que les précédents. Les Stryges sont enfin parmi nous dans cette série !
“Après avoir intrigué pendant des années pour s’accaparer les terres de son cousin, le Seigneur de Hauteterre est sur le point de parvenir à ses fins. Un ultime duel l’oppose à payen, combat incertain dont l’issue décidera pourtant du sort du domaine. Adémar sera-t-il le nouveau maître de Rouebrune ?
De son côté, Cylinia, fille bâtadre de payen, vole au secours d’Abeau et l’arrache in extremis des griffes du Clan des Chimères. les intentions de la donzelle semblent louables, mais ses desseins restent flous. Abeau n’est-il qu’un des rouages de sa vengeance contre ceux qui ont envoyé sa mère au bûcher ?”
Voilà un très bon résumé de l’intrigue de ce troisième opus. Un troisième album qui marque la maturité de la série. la couverture, montrant tous les protagonistes de l’album, est superbe dans sa composition comme dans sa réalisation. En ce qui concerne l’intrigue, elle se développe enfin, même si l’on ne voit pas encore clair dans le jeu de tous les acteurs. Quel est le but véritable de Cylinia, fille de sorcière ? Quels sont ceux des Chimères, qui prétendent à Abeau qu’il est le fruit de dix générations d’expériences ? Le personnage de gwenaldren, un peu fade jusqu’à présent, commence à prendre chair. la fin de l’album est d’une grande intensité, atteignant un point de non-retour, un basculement vers la mort et la folie que rien ne pourra arrêter.
Le dessin de michel Suro est plus sûr, il maîtrise à présent tous ses personnages. Il a dit récemment ne pas aimer trop dessiner les Stryges (ou Chimères), mais c’est pourtant dans cet exercice qu’il se montre intéressant (car ce sont les personnages centraux de l’histoire). On a hâte de lire la suite.