Troisième tome (n°97) de cette série parallèle de la saga principale, "Donjon Zenith", dont la numérotation décroissante peu surprendre. Cette époque Potron-minet (niveaux -99 à 0) racontant l’avant du Donjon se concentre sur l’histoire d’Hyacinthe de Cavallère, qui deviendra plus tard le Gardien du Donjon.
Ce troisième album pourrait se résumer comme une simple péripétie, menant Hyacinthe de Cavalère à Nécroville, en passant par de lapins Zautamauxime. Pourtant, derrière cette simplicité apparente, les auteurs développent admirablement le personnage principal de cette série parallèle, tout en abordant des thèmes intéressants. Ainsi, Hyacinthe de Cavalère va perdre un peu de sa naïveté et gagner en maturité au fil de ses désillusions. Ses sentiments pour Alexandra vont venir bousculer sa vision sur l’amour et le sexe, tandis que le personnage d’Eustache Ravin et les passages à Nécroville et chez les lapins de Zautamauxime vont modifier sa vision de la justice. Des événements qui vont influer sur le sens des valeurs d’un Hyacinthe dont on connaît la destinée.
Le dessin de Christophe Blain rend d’ailleurs très bien l’atmosphère d’époque, proche de celle du début de la renaissance. Afin de coller à ce scénario qui transforme Hyacinthe de Cavallère, alias "La chemise de la nuit", en meurtrier et met en scène les terribles Brous, tout en abordant des thèmes tels que le trafic d'êtres humains et les maladies sexuellement transmissibles, le dessinateur va également assombrir l’ambiance de son univers moyenâgeux. Malgré cette atmosphère plus noire, Blain parvient également à accompagner efficacement les passages plus humoristiques.
Un très bon épisode à dos d'escargot laineux qui contribue à faire avancer l’univers de Donjon.
Dans ce tome, Hyacinthe est de plus en plus mature et lucide. Ce tome pressent ce qu'il deviendrai par la suite. On retrouve donc un peu moins de naiveté des 2 premiers tomes mais cela reste tout de même une Bd amusante et touchante. A lire absolument. On attend la suite avec une grande impatience !!!
Troisième livraison de la genèse du donjon qui porte bien son titre : "une jeunesse qui s'enfuit" met en scène un Hyacinthe qui perd de sa candeur.
Le ton est moins léger que dans le premier album, mais déjà dans le précédent on sentait que le justicier était plus aguerri. Cette fois, Hyacinthe saute avec agilité de toit en toit, fait fuir des voleurs en les menaçant avec une belle assurance et va perdre son innocence dans d'autres domaines... Il y a donc une réelle évolution du personnage, ce qui est bien sûr intéressant : le jeune héros va découvrir qu'il n'est pas tojuours facile de suivre les grands principes et que la vie de justicier emprunte des chemins tortueux.
Le récit se renouvelle avec intelligence. On s'amuse à suivre ces aventures et à découvrir la foule de personnages secondaires qui fait tout le sel de la série. On retrouve encore les brous, qui semblent un fil rouge de "Potron-Minet" et qui sont joliment exploités dès qu'ils ont passé les portes de la cité. Les étranges tabacs offerts à Hyacinthe sont eux aussi bien employés.
Christophe Blain est encore aux commandes de cette livraison. En menant de front Donjon et son "Isaac le pirate", on voit mal Blain réussir à livrer les 99 tomes prévus par ses comparses ! En tout cas, ne boudons pas notre plaisir : le dessin est chouette, stylé et efficace. Alors tant pis si on ne lit pas autant de "Potron-Minet" qu'on le voudrait, mais si Blain poursuit seul l'aventure, on n'en sera pas déçu.
Série décidément très sympathique, à découvrir de toute urgence si vous n'avez jamais mis le moindre pied dans le donjon (quelle que soit sa déclinaison : vous n'avez que l'embarras du choix parmi les cinq sous-séries).
Un très bon donjon, encore un...
Potron-Minet est ma série préférée, et c'est vrai que celui-ci est moins poétique, mais il reste plus poussé dans son analyse des personnages et de leurs sentiments que les autres séries.
Beaucoup d'humour en tout cas, même s'il est plus proche de Zénith pour ça. Les dialogues en particuliers sont parfois très bons.
Le dessin est aussi à la hauteur (Blain est décidément le meilleur dessinateur de donjon !), avec des ambiances très réussis. Les attitudes des personnages sont bien aussi, voire parfois très drôle.
Bref, un donjon à ne pas manquer, qui raconte un tournant essentiel de la vie du futur gardien.
Encore un Donjon ! Cette fois c’est encore au tour du maître du Donjon, et on avance un peu plus dans le récit de ses aventures nocturnes en tant que « la chemise de nuit » et diurne en tant que petit universitaire bourgeois.
Blain fait encore une fois une véritable démonstration de talent, d’autant plus bonifié par la mise en couleur de Walter, cette dernière est sublime, envoûtante, gracieuse et diversifiée. Le graphisme général est un peu brouillon, mais c’est le style propre à Blain. J’aime vraiment ces cases en extérieur, dans les champs… ou les intérieurs pleins de petits détails. Mais le plus beau pour moi sont ces grandes cases représentant le bar avec ces tons mauves et ces cases fantastiques, oniriques et qui s’enchaînent à merveille.
Encore une fois, les femmes ont un rôle important dans ce dernier tome de Donjon Potron Minet et notre héros en fait un peu les frais. C’est agréable de découvrir que trois auteurs masculins y portent tant d’intérêt car elles sont dans la série des héroïnes à part entière et non pas la vulgaire princesse seulement bonne a élever les « beaucoup d’enfant » qu’ils eurent avec le prince charmant. Au contraire, l’aimée du héros est plutôt de la mauvaise graine qui ne rechigne pas devant un petit assassinat par ci par la… Et l’autre personnage féminin du tome est prêt à braver moult danger pour retrouver son amant alors que dans une série plus classique c’aurait été le contraire.
L’intrigue, si elle est encore assez légère, m’a dans l’ensemble assez plut. Hyacinthe, comme c’est dit dans le titre, mûrit et découvre la vraie vie ; sexuelle comme plus psychologique. Il gagne en prestance et devient un valeureux adversaire qui arrive même à dompter les monstres qu’il rencontre. Le cycle prend de l’ampleur et avec un peu de recul on découvre les facteurs annonciateurs du règne de ce bonhomme sur le futur Donjon.
La dernière page laisse songeur et annonce une suite rocambolesque et captivante.
Du bon Donjon ! De toute façon, dans le Donjon tout est bon…