Ce 102ème tome de la série est somme toute mitigé.
Avec un début assez lent, il décolle progressivement afin de retrouver tous nos héros aux sommets de leur forme et de leur caractère.
Marvin, toujours un méchant dragon Zen, Marvin le Rouge toujours un méchant lapin bête, Herbert dont nous apprenons comment il est arrivé à cette position délicate et en complet décalage de la série mère "Donjon Zenith".
L'introduction de nouveaux (mais éphémères ?) personnages décalés, poussant un peu plus loin auto dérision et la parodie des classiques BD médiévales fantastiques.
Pour autant, si ces qualités sont bien là, je trouve toujours que cette série parallèle manque d'un franc humour qui nous pousserait à l'hilarité. Non, ici, les scènes sont certes fort sympathiques, mais ne me décroche pas mieux que quelques sourires.
L'ambiance reste studieuse et sérieuse, toujours un chouia nostalgique.
Ce n'est pas pour me déplaire, mais ce n'est pas ce que j'attendais de cette série.
Le dessin pour sa part fait toujours simili brouillon avec de gros et gras traits apparents et imprécis typique de l'auteur, noircissant l'image et ajoutant ce coté sombre à l'histoire.
Mais pour autant, cela passe bien et l'on s'y habitue vite.
En gros, le dessin colle à l'histoire et les deux sont, et ça c'est un fait, hors des sentiers battus de la BD !
Deuxième tome de cette série parallèle à "Donjon Zenith" qui se situe dans le futur et retrace la fin du déclin amorcé dans "Donjon Zenith" en un univers sombre et pessimiste.
Le début de l’histoire montrant Marvin le rouge et sa copine Nicole, ainsi que Pipistrelle et un Roi Poussière plus vivant que jamais gambadant dans les bois ou mangeant des biscuits est assez lent et pas vraiment intéressant. Une fois les retrouvailles entre les deux amis d’antan, Marvin (le Roi Poussière) et Herbert (Le Grand Khân), l’histoire va cependant devenir prenante et permettre de glaner plus d’informations sur cette époque du donjon.
Le lecteur découvre ainsi que le monde s'est arrêté de tourner et que l'humanité survit dans la mince bande de crépuscule située entre le grand désert où il fait perpétuellement jour, et le côté obscur et froid de la planète, plongé dans la nuit. Il va également faire connaissance avec les enfants du Grand Khân (Papsukal, le fils et Zakûtu, la fille). Une descendance qui dirige une ville peuplée d’ingénieurs et spécialisée dans les armes à feu et les explosifs, comme la nitro.
Une première partie de tome assez faible, largement compensée par une seconde moitié plus dynamique et riche en informations.
Holala, c'est long à démarrer ! J'ai trouvé l'esprit du début du livre infantile, simpliste et pas drôle.
Heureusement, ça se rattrape sur la seconde partie, avec des combats, des événements endiablés et des personnages plus riches.
Ouf ! J'avais eu peur, et finalement c'est un ouvrage dont on a envie de connaître la suite, ce qui montre une certaine qualité.
Alors, faut-il du temps pour s'imprégner de l'atmosphère de "Donjon Crépuscule" ? (surtout pour ceux, comme moi qui sont des non-spécialistes).
Sûrement, certes, mais il me semble quand même que cet ouvrage souffre d'irrégularités dans l'intérêt, le rythme et la qualité.
A la décharge des auteurs, les univers qu'il côtoie ne sont pas des plus simples, mais je les ai connus plus pertinents.
Allez, j'ai du mal à ne pas leur demander beaucoup, car je sais qu'ils peuvent donner plus.
Alors, Messieurs, à vous de jouer.
Deuxième tome des chroniques de la chute du Donjon…
Cette fois-ci on découvre un peu plus ce qu’est devenu Terra Amata depuis que le grand Khan règne en maître sur la terre de Crépuscule. Marvin, de retour au Donjon, rencontre son vieil ami ainsi que sa descendance : son fils et sa fille. Marvin le rouge quand à lui suit son modèle avec fierté, et cherche par tous les moyens à en apprendre plus sur celui dont il porte l’illustre nom…
Les illustrations de Sfar sont toujours un peu brouillon et un peu grossier. Il est difficile dans un premier temps de s’accoutumer à ce trait si particulier. Mais très vite, pris par le flot de l’histoire et envoûté par l’univers du Donjon, on fait abstraction de tout ceci pour découvrir que le style de Sfar correspond plutôt bien au récit de l’effondrement du Donjon…
Le roi poussière est de retour au Donjon et retrouve son ancien ami maintenant devenu maître des lieux Herbert. Mais on découvre aussi toute sa petite famille : ses deux fils et sa fille. Mais au delà de cette chronique familiale, c’est un nouvel univers que l’on découvre également. Celui engendré par ce seigneur noir qui porte le destin de Terra Amata sur ses épaules. Oh joie que d’en apprendre encore sur la chute du Donjon. J’adore ce mode de narration et ce ton qui instrumente parfaitement un récit plein de surprise et d’aventure. C’est je le pense assez obscur pour celui qui ne connaît pas le reste de l’intrigue mais c’est délectable pour le connaisseur.
Du nouveau et du bon donc dans ce tome dense et dynamique. Ca avance encore et ça promet !!
Le dessin est un des plus spécifique qu’il m’est été donné de voir. Ca ne ressemble à aucun style. C’est brouillon et un peu sale, les cases ne sont pas droites et les personnages vraiment bizarres avec des visages et des corps parfois disproportionnés. Le tout avec une palette de couleurs extrêmes et inhabituelle. Le travail de Sfar est un tout, il faut voir le voire globalement pour en tirer son essence et ce génie. Une maîtrise totale d’un style vraiment difficile mais quand ça marche c’est énorme !!
Je reste bouche bée devant ce graphisme.
J’aime et je pense que j’aimerais toujours Donjon. Ca influence sûrement mon jugement mais j’ai relativement aimé cet album et ceci conforte mon point de vue sur la série.
Attention, si vous vous laissez tenter par Donjon, il y a de gros risque de dépendance… mais c’est si bon.