Alors que le premier tome s’attachait principalement à camper la psychologie de Matthew Montgomery, cette suite nous en apprend plus sur Cauldray, l’auteur présumé du double meurtre commis à Washington.
Si l’on pouvait regretter le manque de rythme dans le tome précédent, il n’en va plus de même ici : le récit s’emballe et toute l’action se déroule en l’espace d’une nuit.
Desberg réserve quelque surprise au niveau de l’intrigue ; son scénario prend une nouvelle dimension, de même que plusieurs personnages. Les textes, aussi bien la voix-off que les dialogues, sont très réussis.
On admirera, enfin, le magnifique trait de Marini et sa science du découpage.
Voilà un western qui sort des plaines battues de l’ouest américain… et je men réjouis !
Depuis ses premiers coups de crayons, Enrico Marini rêvait de dessiner un western. Stephen Desberg lui a offert un scénario dédié à cette page mythique de l’histoire américaine: la conquête de l’ouest. C’est ainsi qu’est née, L’étoile du désert, bande dessinée en deux volumes qui met en scène l’univers brutal des pionniers, peuplé de brigands à la gâchette facile et d’esclaves indiennes qu’on enivre pour mieux les prostituer. Dans ce monde encore sauvage mais déjà corrompu par la volonté de dominer, les hauts fonctionnaires pétris de certitudes ne savent plus faire la différence entre le bien et le mal…
Enrico Marini et Stephen Desberg signe ici un superbe diptyque qui rappelle les romans de Cormac McCarty, et en particulier sa Trilogie des confins. Ce dernier volume est, certes, un peu déroutant, mais c’est là que réside tout le génie du scénariste: la vérité, au fond, n’est-elle pas toujours à double face? Un scénario tout en subtilité donc, et magnifiquement illustré par Enrico Marini. Ses dessins aux couleurs sombres donnent indéniablement plus de profondeur à l’ensemble: un peu comme si, la noirceur des hommes couvrait de son ombre menaçante tout le ciel du Far West. Aux dernières pages enfin, pointent les nuances vives du jaune, alors même que Montgomery a levé le voile sur la mort des siens et que les premières lueurs du jour saluent son arrivée en terre indienne...
Matt Montgomery, fonctionnaire américain tranquille et respectueux des lois, a retrouvé sa femme et sa fille assassinées dans leur maison familiale. Seul indice pour cette boucherie incompréhensible et apparemment sans mobile : une étoile gravée au couteau sur la poitrine de la jeune femme. Sur la piste des meurtriers, Montgomery se retrouve aux frontières de la civilisation, là où le chemin de fer est en train d'être construit. Il en apprend davantage sur l'énigmatique Cauldray, qui dirige d'une main de fer les travailleurs du rail, et retrouve la jeune indienne qu'il avait croisée dans la diligence. Belle et farouche, Wakita pourrait bien détenir la solution de l'énigme...
Suite et fin de "L'Étoile du desert", ce second tome est à la hauteur du précédent qui m'avait fait découvrir Marini. Ce dessinateur a su s'imposer en l'espace de quelques années comme l'un des plus doués de sa génération (voir Gipsy ou Rapaces), et on ne peut qu'admirer la qualité de son trait et des couleurs au fil des planches. Desberg ne doit cependant pas être effacé par son illustrateur : le scénario qu'il livre est un modèle du genre. Qualité de l'écriture, sens de la narration, profondeur psychologique des personnages, rien ne manque à cette histoire attachante et originale. Du bel ouvrage, recommandé à tous.
Ce tome 2 est excellent ! L’histoire s’emballe enfin, l’intrigue progresse rapidement, l’action est incessante, bref, on est scotché ! Les sentiments des protagonistes ont toujours un part important, et c’est ce qui fait sans doute la force de cette BD.
Le dessin est toujours aussi superbe, quel talent, impossible de résister à la tentation de faire une pause dans sa lecture pour admirer les pages.
La fin est très bonne, sans être révolutionnaire. On tient ici un western culte, vraiment différent de tous les classiques du genre. Vous pouvez difficilement vous tromper en achetant cette série. Bravo Marini !
magnifique. le dessin de marini est comme d'habitude superbe et le scenario nous change des western classique avec des mechants sales et brutaux, et des gentils dont rien ne peut ebranler la coiffure !
la fin est surprenante et c'est ce qui fait tout le charme
Et bien cette fin m'a assez déplue ! Allons droit au but !
Je pense que plusieurs autres posibilitées de terminer, et installer une histoire un peu plus longue...Mais bon, elle est pas mal dans son genre, j'aime beaucoup cette narration, c'est le personnage principal qui raconte et qui nous fait partager ses émotions...les dialogues sont vraiment pas mals !
Les dessins, sublimisime ! Ahhh oui, mais c'est du Marini, c'est normal !!! Des couleurs vraiment très bien magnées, elles donnent un athmosphère opressant... des formes réalistes, quoique...
Deuxième tome et dernier, cet album est un vrai petit chef d'œuvre. On ne pouvait s'attendre à cette fin qui est vraiment renversante. Pour les dessins, vous savez déjà comme j'adore Marini... donc no comment!!