Après deux premiers volumes très différents mais réussis, ce troisième tome de "Phénix" peine à atteindre leur niveau de qualité.
Tezuka livre cette fois deux histoires dans lesquelles le phénix est évidemment présent. Toutefois, c'est à peu près leur seul point commun !
"Yamato", le récit le plus long, est proche par son ambiance du premier épisode de la série. Agréable à lire, il peine cependant à surprendre et paraît un peu convenu. Entre aventure et bon sentiment, le ton hésite et se cherche.
La seconde histoire, plus réflexive, n'est pas inintéressante et a le mérite d'être originale. Cela ne suffit pas à la rendre captivante. Sans doute aurait-il fallu qu'elle se déploie sur davantage de planches. On voit venir d'assez loin la conclusion, ce qui lui enlève pas mal de force. Là encore, lecture pas désagréable mais qui laisse sur sa faim.
On lira tout de même les autres, à la fois parce que les deux premiers étaient réussis et que ce troisième n'est pas si mauvais. Mais on attendait un peu plus de Tezuka.
Il comporte deux histoires.
La première suit d'assez loin les évènements du tome 1 en y ajoutant de nouvelles données historiques en rapport avec le Japon, données sur lesquelles se basent ce nouveau scénario.
La seconde est un petit conte dans un décor médiéval japonais avec une grosse part de magie.
Le dessin de Tezuka est toujours similaire aux premiers tomes, avec à nouveau pas mal d'originalités dans la mise en page.
Mais je dois avouer que non seulement ce dessin me plait guère mais en outre je peine à lire ces histoires : elles ne m'intéressent pas, la narration m'ennuie, je n'accroche pas vraiment.
Pourtant, globalement, ce sont des scénarios sympas et originaux encore une fois. Et la manière qu'a Tezuka de les traiter est toujours aussi particulière et spéciale.
Une oeuvre vraiment à part dans le monde de la BD, une curiosité à lire sans aucun doute, mais rien de vraiment captivant à mon goût.