Nous voici plongé en plein conte à la lecture de ce premier tome de "Mangecoeur".
Le petit Benjamin va vivre une formidable aventure, à la recherche d'un papillon (un mangecoeur) lui permettant de guérir son grand-père subitement tombé malade. Ce grand-père marionnettiste qui raconte tant d'histoires extraordinaires à Benjamin.
L'album est juste magnifique, Andreae nous plongeant dans une ambiance onirique notamment dans la deuxième partie de l'album (à la fête foraine).
Mangecoeur est une série (pas si connue que cela, finalement) qui débute de belle manière. A découvrir.
Un premier tome qui donne dès les premières pages le ton de la série : de par ses dessins ainsi que ses textes, on ressent une poésie et une douceur à couper le souffle.
Les graphiques sont d'une netteté et d'une précision incroyable, tout en restant extrêmement émouvants.
Les couleurs, totalement en accord avec la Bd, restent principalement dans des tons sombres ou pastels, ce qui ne fait que rajouter, semble-t-il, du rêve à cette ambiance féérique.
Enfin, j'ai tout de suite adoré cette univers magique, magnifique et décalé (je pense par exemple ici à la foire interdite aux enfants); où nous plongeons dès le premier coup d'oeil posé sur cet album. Sans pouvoir expliquer pourquoi, cet album me procure des émotions incroyables, et me laisse flotter dans son monde de rêve et de nostalgie...
Bref, c'est avec impatience que l'on attend la suite, car en un seul tome, nous nous attachons déjà énormément aux héros ainsi qu'à leur monde!
Mangecoeur est un conte leger et pleins de féeries, accompagné par de magnifiques dessins.
L'histoire est fraiche et douce, mais pas enfantine. Gallié a su mettre en valeur la frontière entre le rêve et la réalité, l'enfant et l'adulte.
L'univers forgé par le scénariste est très féerique et magique, et nous emporte dans une imagination très dense.
Les dessins sont très légers et collent parfaitement à l'atmosphère de Gallié, avec des couleurs vives mais pas trop, et des traits simples mais précis.
« La frontière est parfois ténue, qui sépare le rêve de la réalité. »
Cette phrase, tirée de ce magnifique conte, illustre parfaitement l’univers dans lequel le lecteur est appelé à pénétrer.
Benjamin passe une enfance dorée, bercée par la voix chaude et grave de son grand-père qui lui raconte quantité d’histoires. Tous deux partagent le goût du rêve et de la féerie. Ils ont créé un théâtre ambulant de marionnettes et se produisent de village en village, au cours d’un spectacle où ils donnent vie à leurs pantins de bois, pour le plus grand plaisir des foules.
Lorsque le vieil homme tombe subitement malade, Benjamin se retrouve seul avec sa marionnette préférée : le chat qui vole. En rêve, ils ont déjà vécu de merveilleuses aventures dans des endroits oubliés et magiques.
Pour sauver son grand-père, l’enfant et son compagnon ailé partent à la recherche de l’éleveur de mangecoeurs. Le mangecoeur est le plus beau et le plus funeste de tous les papillons, né un jour de l’infinie tristesse d’un homme abandonné…
Je me suis laissé emporté avec bonheur par ce conte plein de poésie, servi par un très beau dessin et des couleurs chatoyantes.
MangeCoeur est une invitation à la magie de la nuit. Loin d’être infantile, le récit dépeint de manière allégorique l’univers insouciant et coloré de l’enfance, où l’imaginaire occupe une place prépondérante, en contraste avec le monde plus terne et contraignant des adultes.
Grâce à sa mise en scène sensible sur les thèmes du songe et de la féerie, MangeCoeur est l’un des coups de cœur de ma modeste bibliothèque.
Alors entrez, mesdames et messieurs ! Prenez place et laissez vagabonder votre esprit. Le rideau va se lever...