J'aime beaucoup cette série, plus romantique et chevaleresque que les autres séries alternatives de Donjon.
Ici, Hyacinthe s'émancipe, mais on est encore bien loin de découvrir le personnage qui deviendra le maître intraitable du Donjon : le Gardien.
Bien des développements ont lieu ici : sa condition de "super héros" prend son envol, son amour pour Alexandra gagne en intensité, et le "Le mal" se répand dans la ville à vitesse grand V, Hyacinthe devant jongler entre amour de la justice et loyauté envers sa famille.
Christophe Blain possède un trait fantastique qui à lui seul mérite qu'on s'attarde à cette série. Son dessin donne encore plus de romantisme à l'histoire (et ce dès la couverture de l'album, épique) : c'est un régal.
Voici donc un bon tome d'une série bien surprenante, et dont on a encore bien du mal à imaginer les développements futurs..
Deuxième tome (n°98) de cette série parallèle de la saga principale, "Donjon Zenith", dont la numérotation décroissante peu surprendre. Cette époque Potron-minet (niveaux -99 à 0) racontant l’avant du Donjon se concentre sur l’histoire d’Hyacinthe de Cavallère, qui deviendra plus tard le Gardien du Donjon.
L'ambiance est celle des histoires de cape et d'épée, dans une ville proche de celles du début de la renaissance. C’est dans cet univers moyenâgeux que les auteurs vont se concentrer sur les péripéties d’Hyacinthe de Cavallère, alias "La chemise de la nuit", et sur ses déboires sentimentaux. Le dessin de Christophe Blain rend d’ailleurs très bien l’atmosphère d’époque et sied parfaitement au caractère plus romantique de ce tome, où l’on retrouve un héros principal ballotté entre ses sentiments pour la redoutable Alexandra et la présence de la belle et douce Alice. Le côté naïf d’un Hyacinthe encore bien jeune est d’ailleurs assez attachant.
Ce deuxième tome va également introduire de nouveaux personnages et des éléments intéressants à l’univers Donjon, notamment Horus, ainsi qu’une pipe dont Hyacinthe continuera à faire usage par la suite.
Encore un album de plus pour cette saga fleuve des Donjons.
Le personnage de Hyacinthe de Cavallère prend de l'épaisseur en même temps qu'il perd un peu de la naïveté qui le caractérisait dans le premier tome. Des personnages récurrents de la série font leurs apparition, notamment Horus ou encore Zongo.
Cet album pose aussi une des première pierre d'une des nombreuses sous histoires qui sont en arrière plan des Donjons, la trame des magiciens, que l'on retrouvera dans "La nuit du tombeur" ou encore "Mon fils le tueur" et qui conduiront à la création de Cochonville.
Quasiment aussi bon que le premier ce qui était très difficilement réalisable. Mais pas impossible pour Blain, ce génie du dessin et de la narration. Les Potron Minet sont pour l'instant mes Donjons préférés sans compter les hors série Monsters. J'aime beaucoup le coté naif de Hyacinthe de cette époque. Blain arrive toujours a capter le coté touchant et fin de ses personnages (comme dans Isaac le pirate).
Pas facile de décliner une série en autant de ramifications et de sortir des albums à un rythme aussi incroyablement soutenu. N'empêche : "Un justicier dans l'ennui" est encore un album plaisant à ajouter à la longue liste des réussites de ce trio d'auteurs de la nouvelle bande dessinée.
Si vous n'avez jamais rien lu de la série Donjon, sachez que vous êtes ici dans le deuxième tome de Potron-Minet, c'est-à-dire à une époque où le donjon n'est pas encore créé. Vous pouvez commencer par là si vous êtes un maniaque de la lecture chronologique, mais sachez que vous pouvez tout aussi bien vous lancer dans Zénith ou dans Crépuscule : vous ne serez pas paumé.
Pour les connaisseurs, ce deuxième volet met en scène un Hyacinthe plus hardi, qui commence à réellement tenir son rôle de justicier et derrière lequel on peut deviner le personnage de la période Zénith. On retrouve beaucoup de ceux qu'on avait rencontrés dans le tome -99 : les lutins, le docteur, l'ignoble Jean-Michel, la vénéneuse Alexandra ou les brous. Le lecteur est donc en terrain connu mais l'intrigue est totalement renouvelée et permet à ce tome d'être lu seul.
On s'amuse, c'est inventif, il y a de nouveaux personnages très réussis (mention spéciale au nécromant). Seul problème : l'album se lit trop vite et on en redemanderait !
Les aventures de Hyacinthe et de la chemise de la nuit continuent…
Une nouvelle fois c’est Hyacinthe le héro. Sfar et Trondheim continu leur récit de la création du Donjon, et dans cette optique, les aventures de son futur gardien. Encore une fois le scénario est habile et plaisant, et c’est avec bonheur que l’on retrouve des allusions à la série Zénith (comme la pipe du gardien), un peu comme c’est le cas dans Crépuscule…
Blain toujours aux crayons, nous offre comme à son habitude un univers graphique étonnant et pas toujours attrayant, mais qui au final se laisse regarder avec un certain plaisir. On peut toujours lui reprocher d’être trop confus, ou bien de trop surcharger l’image de trait, la rendant ainsi moins lisible, mais cela fait partie de l’aspect Blain, on aime ou pas… On pourra regretter les dessins de Trondheim, mais cela participe à la diversité de l’univers Donjon…
Voila encore un des multiples albums que compte cette série on ne peu plus prolixe (17 albums entre avril 1998 et mars 2003). Cette fois il retrace les aventures de Hyacinthe de Cavallère, le futur maître du Donjon, qui est un justicier masqué au doux nom de « la chemise de nuit ». Et c’est encore Blain qui dessine, et cela pour mon plus grand plaisir !
Rien à redire donc au niveau graphique, c’est toujours aussi spécial voire dérangeant mais ça donne une réelle âme au graphisme, a l’ambiance et aux décors. Même si cet album est moins riche que les autres au niveau création graphique pure (des nouveaux monstres par exemple), il n’en reste pas moins assez original et nous présente plus les personnages qui côtoient notre héros.
Voici donc une intrigue qui tourne autour d’une affaire de magouilles politiques et de légendes urbaines. Le scénario est plaisant puisque du fait de leur jeunesse, les personnages se retrouvent souvent dans des situations assez cocasses et les auteurs en profitent pour laisser libre cours à leurs délires. J’adore Horus en apprenti nécromancien qui se trompe et sort les poumons du corps de Hyacinthe au lieu du cœur. Où notre petit héros qui un peu malgré lui devient une véritable légende. On retrouve aussi quelques détails amusant comme celui de la pipe avec ces tabacs magiques aux effets étonnant et dont Hyacinthe aura encore usage même à l’époque de Donjon Zénith !
Bref, Donjon est une sorte de tout. Soit on accroche et alors, chaque album est un régal ou l’on se plait a découvrir les petits secrets de cet univers immense, soit on ne supporte pas le dessin, ou l’humour et c’est vraiment dommage parce que dans son entier, cette série promet quelque chose de grandiose, dans le burlesque et l’humour peut être, mais aussi sûrement au-delà. Moi je trouve tout cela vraiment bon et je recommande vivement cette lecture.