Suite et fin de la première aventure d'Algernon Woodcock, et j'ai toujours cette impression d'inachevé.
Algernon va chercher à comprendre la raison du mal qui l'atteint à l'oeil, et ce que l'on pressentait dans le tome précédent est confirmé : l'étrange famille Penduick doit y être pour quelque chose.
Si les dessins de Sorel sont de plus en plus remarquables (c'est beau et souvent ingénieux), je dois avouer que le dénouement ne m'a pas totalement convaincu. L'histoire devient en effet un peu onirique, mais aussi pour le coup, un peu plus incompréhensible. J'avoue ne pas avoir tout saisi et de nombreuses zones d'ombres subsistent. Mon appréciation globale restera donc assez mitigée, bien que l'album soit magnifique et bourré de qualités.
Algernoon Woodcock médite sur l’étrange maladie qui le frappe et sur les moyens d'en guérir. Tout semble lié à l'étrange femme de John Penduick qu’il a accouché et dont personne n'a jamais vu le visage.
Graphiquement on continue de prendre son pied avec la deuxième partie de ce diptyque. Les paysages pluvieux d’Ecosse aux couleurs froides alternent avec l’intérieur chaleureux et rustique des bâtiments. Une ambiance mystérieuse s’installe et est également entretenue par de magnifiques vignettes sur deux pages.
Algernon est moins jovial, plus soucieux, mais toujours aussi intelligent. Petit à petit le lecteur commence à comprendre, et même si tout ce tient parfaitement, les réponses entretiennent tout de même un certain mystère.
Guillaume Sorel et Mathieu Gallié nous plongent dans une réalité fantastique, dans un monde parallèle au notre et concluent avec brio et une petite touche d’humour ce premier cycle d’une série que j’ai mis du temps à commencer, mais dont j’étais fan dès la deuxième page.
Eh bien je ne regrette pas d'avoir acheté ce dyptique et j'achèterai les suivants !
A la lecture des avis, on voit qu'ils sont très divergeants : quand c'est original, en général on adore ou on déteste. Eh bien moi je suis partisan d'Algernon Woodcock et je ne me suis pas ennuyé un instant dans ce tome 2. Autant le tome 1 souffre de quelques longueurs au début, autant celui ci est passionnant de bout en bout.
Le scénario est à la hauteur de mes espérances et je ne voit pas ce qu'il y a d'incompréhensible dans cet album. Il suffit de contempler la double page 96-97 pour avoir l'explication des phénomènes étranges qui subsistent dans ces landes à la fois inquiétantes et féeriques. Mais bon c'est mon avis et c'est purement subjectif. Ceux qui aiment les histoires sombres dans lesquelles règnent le mystère et le surnaturel devraient apprécier.
Sorel continue de m'impressionner car ce tome 2 est encore meilleur que le précédent. Les illustrations nous plongent au plein coeur de ce récit fantastique d'une façon remarquable. Les différents lieux et paysages dégagent à merveille le côté "légendes enfouies" de l'histoire et on se sent vraiment balancé entre réel et imaginaire. Bravo !
Une petite merveille de BD fantastique qui méritent relecture pour ceux qui n'ont pas apprécié. Changeront-ils d'avis: ptet ben qu'oui, ptet ben qu'non...
rien à dire sur le dessin qui est sublime. cependant le scenario risque d'en dérouter plus d'un, à commencer par moi.
j'étais moi aussi comme tout le monde préssé de lire le tome 2 après un tome 1 prometteur , mais j'avoue que j'ai eu du mal à le finir tant le scenario s'enfonce dans l'incompréhensible.
soit c'est moi qui suis neuneu, soit gallié devrait arreter de prendre le lecteur pour un extralucide capable de comprendre ses enigmes mystiques...
Quel gachis !!
J'avais adoré le premier tome et je me régalais à l'idée de lire le second.Je m'attendais à lire un nouveau diptyque de Sorel encore meilleur que les précédents.
Et là, patatras !!
Tout se casse la gueule, si j'ose dire.
Attention, ne vous méprenez pas sur cet album.Je ne critique pas le dessin de Sorel(admirable comme toujours) mais bien le scénar qui part totalement en live et gâche ce qui aurait pu être le meilleur album de l'année.
ça dégénère bêtement dans une histoire qui n'a plus ni queue ni tête, on se perd dans un univers qui se veut tellement imaginaire qu'on y comprend plus rien.
Du coup, la fin est nulle à mourir et on se dit qu'on va revendre rapidement cet album en occasion pour se racheter un bon vieux Blueberry(je ne veux pas jouer au vieux con, j'ai 27 ans, mais là je regrette Charlier !!)
A bon entendeur...
Le tome 1 nous laissait avec la fuite assez mystérieuse d’Algernon Woodcock, que nous retrouvons au début de ce deuxième tome.
Autant le dire d’emblée : la rupture de ton et de rythme est ici très marquée. Le personnage d’Algernon n’a a priori pas grand-chose à voir avec celui que l’on connaissait : d’abord plus caractériel, puis plus mystérieux, introverti.
Le ton de l’album également est très différent. Là où on découvrait un mystère, une histoire quelque peu étrange, ici le mystère trouve une réponse, mais de manière très mystérieuse et étrange. On comprend à la fois beaucoup et peu, c’est assez étonnant. Étranges également, les interrogations sur le scénario par les personnages… On dirait qu’ils ont lu le début du scénario, et qu’à l’instar du lecteur ils se demandent « mais comment cela va-t-il donc pouvoir finir ? ». Mise en abyme fort déroutante, parfois peut-être un peu alambiquée, mais au final originale et efficace…
Les auto-références abondent dans ce tome 2 (« Mais comment ai-je pu faire pour ne pas voir tous ces indices » dit en somme Algernon à un moment, s’identifiant ainsi au lecteur), et si le fin mot de l’histoire paraît assez clair et son résumé facile à faire, en revanche la forme est très complexe et toutes les réponses ne sont pas données…
J’ai pour ma part beaucoup aimé ce côté mystérieux, et relirai « L’œil Fé » avec intérêt. Ceci dit, faites attention, ce côté bizarre vous rebutera peut-être…
A noter, le coffret est peut-être un peu cher, mais il est beau, et les quatre superbes illustrations vendues avec justifient largement son prix.
La douche froide, voilà ce que je ressens après la lecture de ce deuxième tome! Sérieusement, je me suis presque ennuyé en lisant cette fin d'histoire. En tous les cas le découpage est franchement bizarre, je l'ai trouvé très mal équilibré : le 1er tome est très lent, la première partie du 2° tome aussi puis tout s'accélère. Alors oui le dessin est superbe, vraiment très très beau, peut être plus encore que dans le tome 1, mieux maîtrisé en tous cas! Alors oui l'ambiance est sympathique, originale, mais alors non, désolé, les personnages ne me sont guère sympathiques. Ils ne sont pas chaleureux, je ne me suis jamais attaché à ces deux médecins. Il faut les voir évoluer dans cette histoire : Algernon est le petit malin qui comprend tout, qui vit tout, et l'autre dégingandé un peu niais qui est le parfait faire-valoir! Il y a vraiment des comportements peu crédibles dans l'action, notamment sur la fin, lorsque Algernon est sur la falaise... C'est vraiment de l'archi classique (Uderzo & Goscinny pour ne citer qu'eux nous l'avaient déjà fait le coup du petit malin et du grand niais). Enfin les phrases toutes faites qui agrémentent cette bd ont un goût de lues et de relues, et c'est peut être le point majeur qui m'a fait bloquer sur cet album. C'est trop froid, trop impersonnel, à trop vouloir en faire, je trouve que le scénariste obtient finalement le résultat contraire, et on n'est même pas loin de la parodie sur certains textes...