Avec cet épisode, nous découvrons la Rome galactique, transposition toujours démesurée de la Rome antique.
Le scénario se bonifie encore avec le temps. Les nombreuses pistes ouvertes par le tome précédent se clarifient, sans pour autant que la trame soit simplifiée. C'est là un tour de force que d'avoir réussi à garder une telle cohérence, malgré la complexité des intrigues croisées. C'est effectivement parfois un peu dur à suivre, mais une courte réflexion, éventuellement associée à un petit retour en arrière, permettent finalement de comprendre et d'apprécier ! Surtout qu'au delà des querelles de pouvoir dans l'empire, de l'affrontement des 2 civilisations, des interrogations sur la nature de Flavia/Kerka, on sent poindre lors de la scène de la Basilique, une trame encore plus vaste...
Je ne reviens pas sur le dessin, toujours assez époustouflant !
Ce troisième tome de la série maintient vraiment un haut niveau de qualité !
Ce troisième tome donne encore plus de profondeur au scénario.
Alors qu’on avait démarré la série dans l’optique d’une transposition de l’histoire antique dans un univers science-fiction intergalactique, ce tome va enfin donner un passé à cet univers sorti de nulle part à la base. Valérie Mangin va ainsi donner des racines à son univers grâce à un cours d’histoire sur l’empire que donne Galla Placidia, la mère de l’actuel empereur romain, à Flavius Aetius, en milieu de tome.
En plus l’univers assez manichéen déployé en début de série, avec l’affrontement du bien et du mal, des romains et des huns, de l’ordre et du chaos, va évoluer vers un équilibre plus complexe suite aux nombreux rebondissements et trahisons.
Bref, la trame de cette histoire devient de plus en plus intéressante, et ce n’est pas la révélation en fin de tome qui va atténuer cet intérêt grandissant.
Maintenant, Flavia connait tout des trahisons de tout le monde. Dur d'accepter la vérité, mais au moins, elle qui ne savait pas très bien où elle en était dans les premiers tomes à maintenant trouver une raison de vivre : se venger d'Attila.
Et la "déesse" Huns décide d'aider leurs ennemis Romains en se rendant à "Rome" demander le commandement des armées impériales.
Seulement à Rome, là-bas dans un univers 10000 ans plus vieux que le notre, comme chez nous il y a 2000 ans, ce n'est que magouille et compagnie. L'empereur actuel n'est qu'un enfant manipulé par le maitre de cérémonie qui brigue le pouvoir absolu et qui a réussi à faire croire à l'enfant que sa mère était dénué de raison et que Flavius (dont Flavia a pris l'armure) ne désire que finir se qu'il a commencé : prendre le commandement absolu.
Ca part dans tous les sens. Mais malgré les multiples rebondissements, je n'ai jamais eu de mal à suivre. Vraiment un scénario très très bien géré !
On apprend notamment enfin, si l'histoire se passe dans un univers parallèle, dans un monde imaginaire, dans notre passé ou notre futur.
On apprend aussi que les Dieux sont beaucoup plus vivants qu'on ne l'imagine.