La série continue sa route.
Ce tome est dans la lignée, sans éclat particulier, sans relief.
Reste Venise et ses décors, avec lesquelles le récit s'accorde bien (mais qu'est ce qui ne s'accorderait pas avec Venise ?) pour donner un peu le change et affirmer la part d'exotisme.
J'ai trouvé fatigants les passages sur le pétrole, avec la compagnie Dirigée par Largo, avec des explications longues et lourdes comme ça a déjà été le cas dans cette série pour le côté financier ou la drogue.
C'est sûr, désormais, tous les thèmes du monde de la production et des gros sous vont arriver à tour de rôle, épisode après épisode.
Arrivé au tome 9, le processus de production est bien organisé, mais il tue un peu le désir de surprise ou de renouvellement.
J'avoue ne plus attendre grand chose de cette série, si ce n'est un bon divertissement d'un instant, car, je dois le concéder, les livres continuent à se parcourir agréablement (avec une préférence graphique en ce qui me concerne pour les décors plus que les personnages).
Comme un produit brassé en (grande) série, de production multiple, le goût est régulier, mais l'amertume résiste.
Un "Largo Winch", patron ?
Alors que dans l’histoire précédente Largo Winch volait à la rescousse de son ami Simon Ovronnaz en Birmanie, c’est cette fois sa compine Charity Atkinson qu’il va sauver à Venise.
Ce neuvième tome ne réintègre pas seulement le personnage de Charity à la série, mais également Robert B. Cotton, l’ex-président de la division pétrole. De plus, avec Tyler, le nouveau majordome de Largo Winch, Jean Van Hamme va créer un personnage fort réussi et très attachant.
Par rapport au diptyque précédent, uniquement porté sur l’aventure, Jean Van Hamme nous donne également un petit cours sur les cartels pétroliers dans ce tome-ci.
Au niveau graphisme, Philippe Francq tient maintenant ses personnages parfaitement en main et nous livre quelques décors somptueux en passant par Paris (Tour Eiffel, Notre Ddame), Venise et New-York.
Un tome un peu ennuyeux, et dans lequel on apprend pas grand chose ...
On sait que cette fois, le complot habituel va toucher le monde du pétrole : la parenthèse sur cet univers par le nouveau directeur de ce secteur est d'ailleurs extrêmement pénible à lire, ce qui joue beaucoup sur la mollesse de cet opus.
On a bien droit à une scène d'action pour combler tout ça, mais ça reste assez vague (mention spéciale tout de même au nouveau majordome qui devrait nous réserver quelques surprises) ...
Les dessins sont toujours dans la même veine, mais lorsque le scénario ne tient pas trop la route comme ici, on a plus l'opportunité d'en remarquer les petits défauts ...