Le rythme était monté d’un cran dans le tome précédent ; disons même de 2 ou 3 crans. Que dire de cet épisode final où il souffle un petit vent de folie sur le Bois Sauvage ! Après la pétillante cavale de Crapaud, l’heure est à l’offensive pour reprendre le manoir du batracien des mains des belettes, fouines et autres hermines.
La série se clôture sur un véritable feu d’artifice mettant en avant l’excellent découpage de Plessix.
Au final, je comprends parfaitement que cette histoire en 4 volumes puisse ravir les plus jeunes. J’ai plus de mal à saisir l’immense enthousiasme auprès des plus grands. Tant mieux pour eux, tant pis pour moi…
Suite et fin de cette très belle série.
On abandonne la contemplation de la Nature dont on avait l'habitude dans les autres tomes pour s'orienter vers l'action et l'humour : c'est la guerre ! et quelle guerre !!! je vous laisse le plaisir de découvrir vous-même ces planches réussies...
Le dessin, la narration, le découpage sont excellents et permettent vraiment de passer un agréable moment de lecture.
Ne vous privez surtout pas de cette série, c'est un régal !
On sent un Michel Plessix totalement libéré dans ce dernier tome du cycle. S’il avait commencé la série en se concentrant sur la délicate narration d’un charmant conte pour enfants, dans ce 4ième tome il prend plaisir à divertir avec humour et finesse et à interagir avec le lecteur, lui proposant même de tourner l’une des pages.
Si le tome précédent mélangeait encore la quiétude de la vie dans la nature aux aventures rocambolesques de Crapaud, ce tome ci sera quasi entièrement voué à l’action. Crapaud est de retour parmi ses amis et met tout en œuvre pour récupérer son domaine, provisoirement squatté par des hermines et furets.
Le dessin reste extraordinaire, détaillé et léger et la scène d’action où l’acte de propriété passe d’un animal à l’autre, telle une scène de Tom & Jerry, est plus que réussi.
Personnellement, la quiétude, la lenteur et la sensibilité du récit, que Plessix m’avait fait découvrir dans les tomes précédents, m’ont manqué dans ce tome de grande qualité, axé sur l’aventure du vaniteux Baron Tétard, mais moins contemplatif que les autres.
Dans le premier album on fait connaissance avec les personnages l'ambiance est calme, les personnages sont souvent en train de parler, se promener.
Dans le deuxième tome on a à peu près cette sensation de calme, on rencontre à nouveau des personnages. Puis lorsque Crapaud rentre dans cette histoire, et qu'il commence à avoir une passion pour les voitures, c'est toute l'ambiance de cette histoire qui change. Cette tranquillité va faire place à de l'intrigue dans le 3e tome, et à beaucoup d'action et de mouvement dans le 4e tome.
Le narrateur prend vie, il nous envoie des petits clins d'oeils. Il y a donc un lien entre le lecteur, le narrateur, et les personnages de la BD. Cela instaure une certaine complicité, c'est assez magique de pouvoir rentrer dans ce monde.
Il y a de l'action dans ce troisième tome, PIF!! CLAC!! BOUM!! ça se castagne au manoir. J'ai beaucoup apprécié la scène où le titre de propriété du manoir passe de main en main.Tout le monde se poursuit, on s'assome, les chaises et autre meubles volent. C'est très bien réalisé, bravo à l'illustrateur.
Une série vraiment excellente pour les petits mais aussi pour les grand (ben oui il n'y a pas de raison, on ne va tout de même pas se priver).
La fin du troisième épisode avait laissé Crapaud en bien fâcheuse position, inanimé dans une rivière qui le recouvrait peu à peu comme un gigantesque linceul. Cessez vos tremblements, rangez vos mouchoirs, retrouvez le sourire : le batracien le plus vaniteux de la création n'est pas mort ! Les enfants de Loutre, amateurs de pêche, vont trouver un drôle de poisson au bout de leur hameçon.
A peine ramené à la vie, Crapaud apprend une terrible nouvelle : son château est squatté par une horde de belettes qui revendiquent la propriété de l'immense bâtisse. C'en est trop : ce foutoir au manoir, ô désespoir... on va voir ce qu'on va voir !
Pour ce quatrième et dernier volet du Vent dans les Saules, Plessix et ses héros lâchent la bride : la conclusion sera en apothéose ou ne sera pas ! Nettement moins contemplatif que les précédents, beaucoup plus tourné vers l'action et l'humour, cet album permet à Michel Plessix de dévoiler un sens comique assez réjouissant. Son utilisation de l'ellipse dans ces cases successives où le titre de propriété de Crapaud change sans arrêt de main, est hilarant. Servi par un graphisme toujours aussi exceptionnel, qui nous fait d'ailleurs regretter un plus grand format qui l'aurait mieux mis en valeur, le récit se déroule avec un entrain communicatif. La mise en scène de la bataille au manoir est vraiment superbe et diablement efficace.
A moins que votre fin de mois ne s'annonce particulièrement difficile, il n'y a donc aucune raison valable pour vous priver de cet album (voire de l'intégrale de la série !).