Emballé par le premier tome de cette série, c'est avec une certaine exigence que j'en ai abordé la suite. Et autant le dire tout de suite : on continue de suivre cette histoire avec plaisir !
Côté scénario, la trame se complexifie. Le contexte est le même bien sûr, à savoir l'affrontement de l'ordre romain et du chaos barbare symbolisé par les Huns, le tout transposé à l'échelle galactique. Mais sur ce fond d'histoire avec un grand H, les intrigues personnelles se développent. On découvre les motivations réelles, les personnalités surgissent au grand jour... Cependant, on a un peu une impression de fouillis : comment savoir ce qui est sincère, ce qui est seulement montré, et les objectifs de beaucoup de personnages apparaissent beaucoup moins francs qu'ils ne veulent bien le montrer. Attila révèle une vrai personnalité de Hun (ce qui n'est pas franchement un compliment), Flavia tente de prendre la direction de sa vie mais semble rester le jouet des forces en conflit, Ebarse apparait bizarrement plus attaché à Flavia qu'à son roi ou sa nation... Mais tout cela peut très bien n'être que des faux semblant, la suite nous le dira sans doute !
Le dessin n'a pas évolué d'un tome à l'autre, et reste donc de toute beauté, avec les mêmes qualités (nombreuses !) et défauts (rares !) que précédemment. Les tons choisis, le flou savamment artistique de certaines planches, la noirceur d'une civilisation mise en contraste avec le netteté de l'autre, rendent admirablement la violence globale du choc des civilisation, et la cruauté particulière des affrontements et des sacrifices...
En définitive, un space-opéra coloré d'antiquité efficace, et donc le scénario n'est pas éclipsé par l'action. Bref, on aura plaisir à continuer à découvrir cet univers (ça tombe bien, il y a 6 tomes !)
Valérie Mangin continue de servir l’histoire romaine avec une bonne dose de science-fiction.
Attila continue sa conquête de l’Orbis romain, alors que sa déesse, partagée entre ses pouvoirs divins et son origine romaine, décide de retourner sur Sirmium, sa planète natale.
Si le premier tome m’avait laissé plutôt sceptique, malgré un graphisme de toute beauté, celui-ci a également su me convaincre au niveau du scénario.
Il y a d’abord cette dualité qui déchire Flavia Aetia et l’histoire de sa famille, qui ajoute à cette guerre intergalactique sans pitié une dimension dramatique intéressante.
Ensuite il y a toute la fourberie et la noirceur du caractère d’Atilla qui sont dévoilées en fin de tome, avec en prime des rebondissements prometteurs pour la suite de cette série.
Et Hop ! J'avais tendu la joue droite pour le premier tome, ici je tends la joue gauche et j'ai une deuxième claque. Le dessin et les couleurs sont toujours aussi magnifiquement époustouflants.
Je dois avouer que le résumé fourni pour cette BD n'est pas racoleur. Je vous fourni donc le mien.
Dans le premier tome : Après avoir été envoyé au sacrifice par les siens, la romaine Flavia, sans sort "miraculeusement" indemne et est élevée au rang de déesse par Attila qui cherche a détrôner son père Rua. Réincarnation de "Kerka" déesse du Chaos, Flavia est prise en charge par le grand prêtre qui lui livre tous les secrets des Huns. Dont le langage secret qui permet de voyager instantanément à l'autre bout de la galaxie.
Dans ce deuxième tome, Attila qui a pris le pouvoir reprend la guerre contre l'empire impérial romain. Il détruit les planètes, pille, viole...des Huns quoi...tout cela en le plaçant sous l'action et la bénédiction de kerka. Kerka elle, ne se sent pas bien dans son rôle et tente de retourner la situation à son compte.
C'est sans se douter que dans cette BD, tout le monde essaie de retourner la situation à son compte et que manigance, trahison, haine, vengeance, n'ont de secret pour personne.
Honnêtement, le scénario virevolte avec brio. Chacun des protagonistes rencontre son heure de gloire en pensant arriver à ses fins, juste au moment de se faire griller la politesse par son plus proche allié. Bon je ne devrai pas le dire parce que maintenant vous le savez...
Néanmoins, croyez moi, ce tome n'est peut être pas le meilleur de la série, mais il vaut son pesant de cacahuètes...
D'autant plus que nous aurons les explications sur la rapidité de déplacement des Huns dans l'univers et la vérité sur la véritable nature de Flavia alias "Kerka".