Album qui marque le retour de Billy the Kid. Le garnement fait là sa deuxième, et malheureusement dernière apparition dans la série (si l’on excepte ses petites apparitions comme dans l’album Jesse James).
L’histoire est un nouveau parcours à embûches pour notre héros qui doit conduire son prisonnier jusque dans le Nouveau Mexique où il doit être jugé pour des crimes qu’il a commis. Le garnement fera tout pour s’évader, et va jusqu’à se trouver un complice dans la personne de Bert Malloy).
L’histoire montre la peur des habitants des nombreux villages devant Billy the Kid, ce qui donne lieu à des répliques savoureuses (« Je suis de retour banquier. Apporte moi l’argent ou je vais le chercher », « Apporte moi la caisse et plus vite que ça »), ce qui provoque des réponses de la part des habitants toutes aussi drôles (« Mais Mr Billy a dit », « Si Mr Billy veut des caramels, je lui en donne »).
Cependant cette peur s’efface dans le dernier quart de l’album, quand Billy se retrouve dans une ville qui n’a peur de lui. Comme il le dira lui même : « Il n’y a que les fous qui n’ont pas peur de Billy the Kid ». Cette dernière partie est donc assez drôle, car à la fois surprenant et assez contrastante avec les ¾ précédents de l’histoire. Billy fera alors tout pour montrer qu’il n’est pas un « petit homme ».
L’album ressemble malheureusement beaucoup à son prédécesseur, et finalement c’est sa dernière partie qui donne son originalité à cette histoire. Mais comme c’est la dernière aventure avec Billy the Kid, il ne faut pas bouder son plaisir et apprécier cet album à sa juste valeur : un très bon album.
A noter le parfait passage dans la ville de Bulbous Town, avec ses trois seules constructions : le saloon, la prison et les pompes funèbres qui est une pure merveille.
C'est avec plaisir qu'on retrouve Luck Luke en vadrouille.
Certes, Billy The Kid est un peu énervant, et on reprend un peu toutes les ficelles du livre éponyme.
Mais le périple avec Luke, les villageois rencontrés, souvent soumis ou couards (ou les deux), le bandit de base qui tente de délivrer Billy, sont autant de réussites.
J'ai même ri franchement (ce qui n'est pas si courant pour Lucky Luke) à l'épisode de la ville de Bulbous town, avec son saloon et sa prison.
J'ai apprécié aussi particulièrement les commentaires off, qui renforcent l'aspect sympathique, particulier, parodique, de l'histoire.
Bon, c'est vrai autrement que le scénario est assez linéaire et relativement sans surprise (sauf peut être la condamnation de Billy dans une ville où, enfin les habitants n'ont pas froid au yeux).
Mais la lecture se passe bien, coule de source, ce qui dénote déjà de belles qualités.
(Et puis, j'ai trouvé le dessin assez soigné aussi avec plus de détails que d'habitude, les expressions des chevaux ou des vaches, par exemple).
Je dirais au final que ce livre est agréable, et qu’il est plus qu’une reprise simple, il possède ses qualités propres. Pourquoi le bouder, alors ?
Les auteurs utilisent pour la deuxième et dernière fois le personnage de Billy The Kid. Comme souvent, dans les albums de Lucky Luke, c'est sur le principe du convoi à embûches que l'album est structuré. Lucky Luke doit sortir Billy de prison pour qu'il soit juger dans une autre ville.
Cela donne lieu à un road movie plutôt sympathique. Cependant, je n'ai pas trouvé cet album aussi bon que le premier Billy The Kid. Le personnage est pourtant bien exploité, le méchant Bert Malloy plutôt bien trouvé, mais l'histoire a eu du mal à me convaincre. Je trouve que l'on reprend une nouvelle fois le thème de la lâcheté des populations face à un bandit qui n'est en fait qu'un gamin.
A noter que le final est assez intéressant puisqu'il délivre une morale assez drôle : pour une fois une communauté n'a pas peur de Billy et n'hésite pas à le condamner pour de petits larcins.
Aaahh, relire un Lucky Luke de la grande époque, c'est se replonger en enfance et savourer la fraîcheur inaltérable des scénarios du regretté Goscinny.
Je me suis énormément amusé avec ce tome. Plus que je ne l'aurais cru, à vrai dire, en relisant ce 28e épisode d'une série à succès dont je pensais avoir fait le tour.
Car les dialogues et les situations sont vraiment drôles. D'une finesse cruelle pour les scénaristes qui ont tenté de succéder à Goscinny et qui, pour certains du moins, se sont lamentablement vautrés dans un humour à vingt centimes.
Il faut dire que Goscinny savait créer des personnages riches : Billy the Kid est un modèle du genre, mais le desperado de seconde zone Bert Malloy n'est pas mal non plus. La foule des poltrons qui tremble en voyant le Kid, superbement exploitée, donne matière à beaucoup de gags réussis.
Morris, dans les années 1960, est au sommet de son art. Le graphisme est plus plaisant que dans les premiers épisodes, et pas encore bâclé comme dans les derniers albums. Bien sûr, la mise en couleurs n'est pas travaillée, mais c'était le parent pauvre à l'époque et on ne peut donc pas en vouloir à Morris.
Au final, c'est un bon Lucky Luke, à redécouvrir avec un plaisir intact. Quand même, ce Goscinny, c'était quelqu'un.