Album moyen qui met de nouveau en scène les frères Dalton. Il apparaît d'autant plus moyen qu'il fait suite à l'excellent Les dalton dans le blizzard.
Cette fois les auteurs nous livre deux histoire de longueur inégale (une de 10pages et une autre de 30pages). La première pré-figure l'excellent album que sera Les dalton se rachètent. Effectivement dans les deux cas, une mesure du sénat les remet en liberté, et encore dans les deux cas, les Dalton essayent de se faire passer pour des gens honnêtes. Ce court récit n'a cependant pas la saveur qu'aura le futur album 26. Cela est peut-être du à la taille réduite du récit. Un détail cependant amusant dans cette aventure est l'histoire des tunnels pour trouver la banque.
La deuxième histoire, plus longue, met en scène les indiens et marque le retour de Ran Tan Plan (absent de la première histoire et qui apparaîtra désormais toujours avec les Dalton (du moins pendant la période Goscinny). Histoire plus longue dit histoire plus développée, mais elle n'en demeure pas moins assez monotone. Elle est surtout sauvée par les exploits de Ran Tan Plan (quoi que Averell en sorcier faisant tomber la pluie est pas mal non plus).
On a donc un album avec deux histoires tournant autour des Dalton, mais étant entouré par Les Dalton dans le blizzard (album 22) et les Dalton se rachètent (album 26), il donne l'impression d'un retour en arrière.
Inutile de tourner autour du pot: déception !
En un mot c'est dit, les dés sont jetés.
Ce livre, composé en fait de 2 récits sans titre qui se rejoignent (une amnistie puis les apaches) est centré sur les Dalton, la cavalerie, les apaches, le pénitencier et Ran Tan Plan.
Les Dalton sont loin de leur meilleure forme, c'est du convenu, du classique, et sans trouvaille particulière renouvelant le genre (encore à ses débuts ici c'est vrai).
La cavalerie est aidée par Lucky Luke contre les indiens. Elle sert surtout de faire-valoir.
Les apaches sont basiques aussi, avec un vocabulaire bien pauvre à bas d'onomatopées, toutes plus débiles les unes que les autres (kennedi, adada, molomolo, etc, ...).
Finalement, Ran Tan Plan s'en sort nettement mieux, bête à souhait mais sympathique, allant même jusqu'à mordre Joe Dalton, lui arrachant un morceau d'uniforme de bagnard.
Pour une fois, Ran Tan Plan est utile, ce n'est peut être pas si courant.
Et si Jolly Jumper a raison de souligner son manque d'intelligence, pour une fois, c'est presque lui qui porte le récit, et qui sort l'histoire d'une routine qui sans cela aurait pu être triste.
Vous l'avez compris, je ne me suis pas follement amusé avec ce tome, il faut bien le dire. Ce n'est pas qu'il soit mauvais, mais c'est sans hauteur, ça ne revendique pas grand chose et ça ne propose guère d'idées.
Il n'y a guère que les Dalton creusant des souterrains à Awful Gulch, et le plan qui en découle qui m'ont arraché un franc sourire, et qui m'est apparue comme une vraie innovation.
Le reste est conventionnel, dans la continuité de la série. Mais pas pour son meilleur, loin de là.
Un album qui n’est pas très bon, il faut dire que son origine est un peu particulière. L’histoire n’est pas passée dans Spirou, mais dans le journal quotidien le Parisien libéré.
Les auteurs ont essayé de relier deux histoires de manière assez grossière. Ce n’est pas très passionnant. Il n'y a pas d'inventivité. Les Indiens sont vus de manière très caricaturale. A réserver aux seuls vrais fans.
Comme indiqué dans le résumé, il y a 2 histoires dans ce Lucky Luke : 1- Les Daltons sont amnistiés par le nouveau président des Etats Unis (ce qui va donner du boulot à notre cowboy) ; 2- Le pénitencier, où les Dalton sont à nouveau enfermés, est attaqué par les indiens.
Le problème, c'est que l'album est présenté comme un tout (sans réelle distinction entre les histoires). Ce qui nous donne un album dont l'histoire est hâchée. Certains passages sont assez amusants, on retrouve de nombreux ressorts comiques (avec l'absurdité d'Averell, celle de Rantanplan, héro malgré lui).
Mais ces ressorts seront bien mieux exploités dans les albums suivants, car ce tome reste très moyen. A noter une couverture assez horrible (avec un lucky Luke en arrière plan étrangement flou).