Morris et Goscinny mettent en scène Billy the kid, mais celui-ci apparaît comme un garnement colérique plus que comme un redoutable bandit. Toute la population de Fort Weakling a peur devant lui, et cela donne lieu à des scènes amusantes (notamment avec l'épicier et le malheureux qui lui lit des histoires sur un ... gentil roi). Billy fait la loi dans sa ville (il impose au tenancier du saloon de ne servir que du chocolat chaud). Personne n'ose se rebeller contre lui, sauf peut être un journaliste.
Ce dernier trouve un appui de taille avec l'arrivée de Lucky Luke qui n'a pas peur du garnement. Il se met en tête de l'arrêter, mais lors du procès aucun villageois ne veut témoigner contre le bandit, et Billy est relâché. Lucky Luke n'abandonne pas pour autant et change de stratégie. Il se fait passer pour un desperado et cela déroute la population qui se retourne vers ... Billy the Kid.
L'album est donc très drôle du début jusqu'à la fin. Billy pourrait même se poser comme un grand ennemi du cow-boy, au même titre que les Dalton. Dommage cependant qu'il n'apparaisse dans la suite que dans un unique album (L'escorte), un poil moins bon, mais excellent quand même. Un très bon album dans la continuité du précédent.
Un des albums les plus inventifs de la série. Billy The Kid, l'insupportable gamin arrive à effrayer la population d'une petite ville, où personne n'ose lui résister. Ce thème reviendra souvent chez les auteurs, celui de la lâcheté d'une ville face à des bandits, ne serait-ce que l'Empereur Smith ou Jesse James.
Ce qu'il y a d'amusant, c'est que Lucky Luke saura punir Billy en le sermonnant et en le traitant comme un enfant. L'histoire de la fée racontée à Billy par un des habitants de la ville est une scène particulièrement réussie. Il est à noter que le personnage avait un réel potentiel et qu'il ne fut exploité qu'une autre fois par les auteurs. Dommage...