Je vais peut-être me faire des ennemis en disant cela tant la grande majorité des coinBDéphiles n’ont dit que du bien de cet album. Mais tant pis, je prends ce risque, car je ne peut pas, même après avoir lu tous ces avis et avoir essayé de comprendre leurs points de vues, dire du bien de cet album…
Tout partait pourtant d’une bonne idée, prendre comme héros un fossoyeur étrange dans un monde non moins étrange. Mettre un peu de magie, un peu de violence, et transformer tout ça en quelque chose de loufoque. Seulement la mayonnaise ne prend pas, pas avec moi en tout cas… Je trouve le scénario sans véritable sens, il n’est qu’une suite d’événements sans véritable lien entre eux. Les personnages sont pas très réussi, certains très caricaturaux, d’autre sans aucune personnalité. Le monde est lui plutôt banal, et rien ne le démarque particulièrement d’un autre monde de fantasy, si ce n’est sa pauvreté, du moins à la lecture de ce premier album. Peut-être s’étoffera t’il par la suite.
Les dessins ne sont pas vraiment à mon goût, et les couleurs me donnent envie de refermer l’album à chaque nouvelle page tournée. Les dialogues ne sont ni drôles ni pertinents… Bon j’arrête là je crois que j’en ai dit assez…
Voilà je n’ai pas aimé, pas du tout, mais cela n’engage que moi, et à la vue des nombreux avis positifs présents sur ce site je pense que je dois être un dissident, un réfractaire. Et bien qu’il en soit ainsi…
Je reste mitigé après avoir refermé ce premier tome.
C'est sûr que c'est drôle, on se marre en traquant les détails humoristiques, les personnages sont loufoques et décalés comme l'univers dans lequel ils évoluent. Le scénario regorge d'originalité tout comme le choix des personnages principaux. Certaines situations sont drôllissimes mais j'ai l'impression que c'est toujours le même humour et que certains gags se répètent. De plus le scénario, malgré son originalité, n'est pas tonitruant et le rythme du récit est très inégal.
Le dessin est envahi de petits détails et de scènettes au second plan qui alimentent le coté humoristique du style de Milhiet qui est déja très axé sur la parodie et le burlesque. Ce style caricatural à souhait est plaisant pour la description des personnages mais je ne le trouve pas au top en ce qui concerne les décors.
J'avoue avoir eu du mal à être transporté dans cet univers, dommage.
Bref c'est un album plaisant qui plante le décor d'un univers complètement loufoque, mais il ne casse pas des briques ! J'en attendais certainement trop...
Quel engouement ! "Spoogue" a su récolter un nombre impressionnant de chroniques pour une série aussi récente, et un nombre de 5/5 proprement incroyable. C'est donc CoinBD et ses ouvriers qui m'ont poussé à investir dans "Kougna", tome inaugural de cette délirante série d'Olivier Milhiet.
Vous ne connaissez pas Milhiet ? Pas de panique : c'est un tout jeune auteur. "Spoogue" est son premier album, pour lequel il endosse tous les rôles de la création : dessinateur, scénariste et coloriste. Cela devient suffisamment rare pour être souligné. Et moi qui peste parfois contre les dessinateurs talentueux qui s'obstinent à ne pas prendre de scénariste alors qu'ils en auraient besoin, je dois reconnaître qu'Olivier Milhiet a suffisamment de talent pour être seul maître à bord.
Maître de son dessin et de ses couleurs ? Oui. Beaucoup de chroniqueurs ont établi avant moi un parallèle avec la patte de Masbou dans "De cape et de crocs". L'hommage n'est pas des moindres ! Je confesse avoir une nette préférence pour Masbou. Milhiet n'est pas encore aussi mature, aussin fin, et quelques attitudes sont trop exagérées (l'apparition des inquisiteurs en planche 15) et nuisent à l'effet comique. Cependant, il y a un sacré potentiel chez Milhiet et sa mise en couleurs est d'ores et déjà une réussite. On doit saluer la qualité graphique de cet album en rappelant que ce n'est pourtant qu'une première oeuvre.
Maîtrise du scénario ? Oui, même si, là encore, Milhiet n'est tout de même pas à la hauteur d'Ayroles (scénariste incroyablement taelntueux de "Garulfo" et "De cape et de crocs"). Il y a plein de points positifs : l'univers est original, les situations comiques sont foisonnantes et nécessitent une lecture attentive pour en apprécier tous les détails, les personnages sont atypiques et réussis et l'on a bien souvent le sourire aux lèvres. Néanmoins, après un départ en fanfare (les quinze premières planches mériteraient un 5/5), l'intrigue s'essouffle un peu en milieu d'album avant de retrouver du tonus. L'ensemble du récit reste drôle, mais il est perfectible.
Belle introduction d'une série et album prometteur d'un jeune auteur, "Spoogue" mérite d'être dans votre bibliothèque. Ce n'est pas encore un chef d'oeuvre à mon avis, mais il est certain que j'irai soulager mon libraire du tome deux pour voir ce que Milhiet a su faire de tout son petit monde.
Un homme étrange arrive dans le royaume de Kloug où il est fort mal accueilli. Prétendant être peintre, il s’installe à coté du cimetière. Mais Spoogue, fossoyeur de celui-ci, se méfie de lui et invoque un démon afin de protéger les morts dont il a la garde.
Olivier Milhiet nous présente tout d’abord ses personnages, et leur univers. Les personnages sont tous très attachants, les situations dans lesquelles ils se retrouvent assez drôles, et leur personnalités assez inattendues (surtout celle d’Albrecht, le bourreau). L’univers dans lequel se déroule cette histoire est assez normal à première vue. Un château avec son roi, sa princesse, un bourreau pour satisfaire les caprices du roi en manque de distraction, les curés de l’inquisition, mais aussi une sorcière. Dans cette ambiance moyenâgeuse, la vie suit son cours avec ses petits plaisirs mais aussi son lot de trahisons aux conséquences fâcheuses. Un scénario assez captivant où l’on se plait à suivre les différents personnages.
Au niveau du dessin, Milhiet a choisi de donner un aspect peu commun à ses personnages. Peu réalistes, ils collent très bien à l’univers. Les décors sont quant à eux assez soignés avec assez de détails. Les couleurs donnent parfois une impression de fouillis, sans doute lié à la diversité des teintes choisies dans une même case.
Un premier album intéressant et prometteur dont j’attends la suite pour voir ce qu’elle nous réserve. En tout cas, Olivier Milhiet a réussi une bonne introduction.
Quand j'ai lu les nombreux avis qui précèdent, je me suis précipité sur cette bd. Evidemment, vu l'enthousiasme général, la barre était placée très haut. Trop haut sans doute et me voilà relativement déçu.
Alors, oui, le contexte et les personnage sont pour le moins originaux ; et à part Pierre Tombal, je ne connais pas beaucoup de fossoyeurs...
Dessin et couleurs sont réussis.
Le scénario est plaisant, sans être prenant, les retournements de situation sont nombreux, mais relativement prévisibles. On ne peut pas dire qu'il y aie de grandes trouvailles.
Par contre, il y a plein de petits détails marrants. Mais au petit jeu des comparaisons dans la même collection, 'Garulfo', 'De capes et de crocs' et autre 'Nef des fous' ont un humour autrement plus subtil et percutant.
Le tout est donc agréable à lire, mais pas vraiment mémorable.
Un excellent 1er tome d'introduction pour cette série qui s'annonce prometteuse. L'auteur a apparemment beaucoups aimé une histoire de père noel qui est une ordure avec quelques références bien marquées comme le royaume de Klug ou encore la croûte du soi-disant peintre. En tout cas j'ai très envie de lire la suite et ça c'est bon signe.
J'ai ouvert le tome 1 de Spoogue en entrant dans le métro, pensant que j'aurais le temps de le lire avant de descendre. J'ai tout de suite été pris dans ce tourbillon bariolé, cette ambiance foutraque et ces personnages fortement marqués. Dans ce royaume directement issu de sous mes aisselles (Kloug, ça ne vous dit rien ?), un fossoyeur affligé d'une tête de radis fricote avec une princesse à la dentition proéminente. Difficile de ne pas se marrer en voyant le curé Bourak et ses (con)frères, employés par la Sainte Inquisition (je suis en train de lire en roman les aventures d'Eymerich, impossible de ne pas faire le lien), partis en croisade contre l'hérésie qui se manifeste dans le cimetière (fort bien travaillé, il faut le reconnaître), en la "personne" du démon Talbakaze.
Olivier Milhiet a réalisé là un premier album particulièrement bien maîtrisé, tant au niveau des cadrages (toujours au service de la situation) que de la narration, à la fois linéaire et très accrocheuse (on s'attache instantanément aux personnages - j'ai eu de la peine en voyant l'un des personnages principaux se faire écrabouiller), ce qui démontre une intelligence de la mise en scène suffisamment rare pour être soulignée. Au niveau du graphisme, Milhiet semble jubiler à croquer des trognes toutes plus croquignolesques les unes que les autres, au milieu de centaines de tons ocres du meilleur effet dans ce type de récit.
Finalement le personnage de Spoogue n'est pas si présent que ça dans ce premier tome, où l'on découvre (et c'est bien normal) tout un univers, sans pour autant s'appesantir. L'action est omniprésente, les personnages brutaux et hauts en couleurs, les références discrètes (Hellraiser, par exemple). J'ai eu envie de passer au tome 2 tout de suite.
J'ai levé la tête en le sortant de mon sac ; j'avais raté ma station...
Spoooooooguinesque!!
en premier l'originalité déjantée du scénario m'a touchée, le suspens qui règne, trépident et haletant, m'a boulversée...
Les gueules pleines de caractères m'ont interloquée dès les premières cases!! l'univers ultra cartoon est agrémenté d'un trait marqué, Milhiet a sa patte niveau coup de crayon!
L'histoire mèle habilement les personnages issus d'un monde glauque mais tellement touchant!!
J'ai rapidement pensé à un dessin animé que j'adore: "L'étrange noël de Mr jack!!" Flagrante inspiration je dois dire mais réellement passionnante...
Spoogue est une bd primordiale dans une biblio, le malsain règne au côté de saines valeurs d'amour et d'amitié et le mélange est harmonieux, L'auteur a réussi un magnifique tour de force... je décerne mon galon d'or de la littérature illustrée à Spoogue qui n'est pas arrivé assez tôt dans ma vie! mon seul regret!!
Miam miam, quelle ambiance! L'histoire de ce fossoyeur est vraiment sympathique! Les personnages sont marquants, aux caractères bien trempés, c'est loufoque et burlesque comme j'aime et le dessin présente des influences cartoon qui sont vraiment les bienvenues dans cette ambiance déjantée.
Avec ce 1er tome, Olivier Milhiet nous offre une série qui s'annonce comme très très bonne même s'il se cherche un peu dans son dessin qui reste prometteur, comme la suite des aventures de Spoogue.
Après deux semaines d'attente(c'est long la fnac à livrer...), j'ai enfin Spoogue tome 1.
Milhiet pose le décors: Kloug, un royaume complètement fou ou les sorcières s'en donnent à coeur joie pour transformer des enfants de coeur en dinde a collerette ou des curés en chaudrons.
Il nous présente aussi les personnages: Albrecht bourreau depresif qui ne supporte plus de torturer, Spoogue fossoyeur aimé et aimant de Glénouille princesse de Kloug et fille de Dafal sans gants, et d'autres personnages encore plus fous...
Le dessin est maGnifique, les traits sont précis, un peu caricaturaux.
L'ambiance est délirante, et les couleurs sont en parfaite harmonie avec le dessin et avec l'ambiance.
Le scénario, parlons en, je me suis pissé dessus en lisant cette BD, c'est hilarant, les personnages deconnent tout au long de la Bd, et les détails en arrière plan ont fini de m'achever.
Ah, spoogue! J'ai repoussé de nombreuses fois la lecture de cette bd, malgré tout le bien que j'avais pu en lire sur coinbd. Dernièrement, cédant aux instances de notre inestimable Piehr, j'ai enfin sauté le pas, et j'ai commencé mon exploration de la série d'Olivier Milhiet. Et là...
... révélation. Cette bd est diaboliquement ficelé. Tout vient s'y compléter avec un brio sans équivoque, et on se retrouve au final avec un album comme on en lit malheureusement epu souvent, surtout pour un premier album d'un auteur jusque-là inconnu, scénariste-dessinateur-coloriste de surcroit !!
Les dessins et la couleur posent d'emblée l'atmosphère déjanté de spoogue. Dans cette fantasie héroique a forte teneur humoristique, le design des personnages, qu'il s'agisse des humains ou des créatures autres, est assuré par un trait qui marie avec habileté courbes et ligne droite, un dessin qui peut parfosi rappeller des séries comme Garulfo. Mais cantonner Spoogue à ce genre de comparaison serait bien réducteur. La couleur se pose comme un des autres points fort de l'album. Milhiet maîtrise les jeux de lumières et les utilise à loisir, notamment lors d'épisodes savoureux (le marteau de l'inquisiteur dégage une lumière surnaturelle de plus bel effet). Les tons ocrés de l'album pose clairement l'univers tarabiscoté où évolue les héros, univers où les humains cohabitent avec des espèces étranges, parfois plus mortes que vivantes.
Le scénario et l'humour de l'album ont achevé de me conquérir. Avec un humour décalé et franchement communicatif (qui n'est pas sans me rappeller La Nef des Fous), Milhiet fait passer au lecteur un moment de déconnade des plus agréable. Les mésaventures de Spoogue le fossoyeur, amoureux de la princesse Glenouille (Mon loup!!) auront tôt fait de coqnuérir votre coeur. C'est accrocheur, rythmé, sympathique et surtout drôle. L'humour dépasse même le cadre de l'histoire de premier plan, l'auteur ayant distillé dans ses cases de très nombreuses petites saynètes d'arrières plans à l'humour cocasse pas piqué des hannetons. Ce qui fait qu'au final, on lit de façon attentive cet album, de façon à ne pas rater la petite case qui nous fera rire.
Spoogue... Non, franchement, vous feriez une bien belle erreur de passer à côté...
Oh la la, mais pourquoi je n'ai pas lu cette BD plus tôt (certains ont la réponse mais chut...) ???
Scénario superbe ! On peut lire et relire avec autant de plaisirs et, rien que ça, c'est génial !!!
Il y a tout pour charmer dans cette BD et c'est ce que j'aime !!! D'autant plus qu'il y a des détails en arrières plans à ne point négliger car ils sont d'un humour à vous faire faire pipi dessus :8...
Rhâ la la, et les dessins, que puis-je dire pour les dessins ??? Qu'ils sont tout simplement BEAUX !!! Attention ! Pas le beau : "mouais c'est beau" mais le BEAU : "Ouaouh ! Quelle splendeur !!!" Nuance… .
Et je ne parle pas des couleurs… Allez si, on y va ! Pour une fois que tout est bien, on ne va pas se priver de le dire ! Les couleurs...ahhh...quelle joie de dire que les couleurs sont très spooguiennes et rien que ce mot définit amplement ce que je veux exprimer...
Ben voilà, je suis prise au piège de la SPOOGUE ATTITUDE mais...c'est un vrai bonheur...
Intrigué par le nombre impressionnant d'excellentes notes que "Spoogue" récoltait, je le cherchais depuis un certain temps déjà, mais impossible de le trouver en bon état. Finalement, je le dénichai tout simplement chez mon libraire la semaine dernière...
Prenant tout de même le temps de lire "L'artiste de la famille", de Larcenet, je me jette dessus avec avidité, prêt à dépiauter chaque case pour y voir les gags d'arrière-plan, admirer le dessin, m'ébahir sur l'histoire et rire à en avoir mal.
Euh... Je parle bien de "Spoogue", là ?
Parce qu'en fait, les gags il y en a pas mal mais ils sont... ce qu'ils sont, le dessin est pas mal du tout mais encore un peu jeune de temps à autre (même s'il est très prometteur), l'histoire est quelque peu originale mais sans plus, et j'ai dû sourire une ou deux fois au maximum (page 38, ça je m'en souviens !)... Et puis, j'aime bien l'humour pipi/caca/prout, genre Gaudelette, mais ici je ne le trouve ni fin, ni subtil, ni surprenant (bof, allez, le coup du curé transformé en marmite et qui se retransforme est pas mal).
Alors voilà, je suis un peu déçu. Je suis à peu près sûr que Milhiet va faire de très bonnes choses à l'avenir, mais là, "Spoogue" me laisse plutôt froid.
Je serais moins ditirambique que mes prédecesseurs. Ce premier tome de Spoogue est peut-être une lecture plus plaisante que désagréable mais je ne trouve pas que cela soit un album d'une qualité exceptionelle. Je trouve cela plutôt moyen en fait. L'humour et les dialogues ne sont pas toujours des plus fins, le dessin ne casse rien et l'intrigue générale se laisse suivre mais sans grande passion. Je ne garderai, je crois, pas un grand souvenir de cette lecture, pas un souvenir désagréable non plus, mais rien de bien particulier, rien ne me touche vraiment en fait, j'aime les histoires qui me prennent, m'emportent dans l'aventure ou bien dans les sentiments des personnages. Ici, j'ai juste eu l'impression que l'auteur s'est bien amusé à faire un truc (un peu) déjanté, mais il n'y a aucune recherche particulière, aucune profondeur, ni dans l'humour, ni dans le récit... Je suis peut-être devenu trop vieux pour ce genre de délire gratuit, je n'avais pas aimé une bd comme Kran pour les mêmes raisons, en fait. Si vous avez aimé Kran, vous aimerez, je pense, Spoogue...
Je me présente : eusèbio, premier Lapin Spooguiste autoproclamé, nommé Grand Architecte de l’Expansion Spooguesque par mon Maître, le Grand Gourou Milhiet Lui-même. Ce premier point pour vous aider à comprendre mon "léger" enthousiasme à la lecture de ce premier opus.
Je vais être honnête, je ne l’ai pas acheté à sa sortie... je l’avais feuilleté, ça avait l’air marrant, mais sans plus. Je l’ai donc laissé de côté quelque temps. Mais à force d’en entendre parler, j’ai fini par m’y plonger sérieusement.
Et ce fut LA révélation...
Tous mes sens étaient en éveil. J'étais comme touché par la Grâce tellement c'était magnifique. J'étais devenu un des privilégiés à se régaler de cette histoire.
J’avoue avoir buté un petit peu sur les couleurs au début, elles ne sont pas fantastiques, mais je m’y suis très vite habitué, et le coup de crayon s’améliore de planche en planche. Les petites erreurs de proportions du début s'estompent rapidement. O. Milhiet a une maîtrise impressionnante du lieu d’action : tout reste à sa place malgré les changements d’angles de vue (tiens, ça me rappelle le boulot de Guarnido sur Blacksad). C’est bourré de petites scènes en arrière-plan, de gags à la con, parfois préparés plusieurs cases à l’avance (interception en plein vol d’un piaf page 40), de trucidages en règle de nos amis les bêtes (taupes et oiseaux notamment).
Quant à l’histoire en elle-même, c’est un pur chef-d’œuvre : de l’érotisme... torride ("Mon loup ! Mon loup !"), de l’amour pour son prochain ("Et l’impôt sur la mendicité, vermine ?"), de l’action à revendre ("Sapin pour tout le monde !"), des dialogues percutants ("Viens te mesurer à moi si tu en as les bourses, maudit barbare !"), de la finesse ("Il va me faire rendre, ce conaud"), un humour sans pareil ("Je vais encore faire une dépression si je torture quelqu’un que je connais")... c’est du tout bon, on tape sur tout le monde, sans distinction, méchants comme gentils (je me demande d’ailleurs s’il y en a vraiment, des gentils).
Tout de même, réussir à nous rendre un bourreau sympathique et nous refourguer le héros le plus laid de l’univers de la BD... trop fort le Maître ! Il parvient même à donner un peu d'épaisseur à ses personnages en quelques pages, ce qui, avouons-le, n'est pas très évident en BD (en un tome de surcroît).
Je vous conseille donc très fortement ce bouquin, extrêmement bien servi par un humour très frais... noir et cynique d'accord, mais très frais. Le seul regret est que la série ne devrait pas compter plus de trois tomes (voire quatre?). On se consolera donc en pensant à ce véritable concentré de bonheur BD qui nous attend.
Vous trouverez peut-être mes propos excessifs, mais ce bouquin m'a vraiment beaucoup plu, et quand on adore, on ne compte pas, voire on exagère.
Et puis comme je dis toujours: Spoogue, c'est de la poilade à retardement... plus on y pense, plus on trouve que c'est con, et plus on a envie d'y retourner!
Pour finir, je ne peux m’empêcher de vous rapporter les propos qu’a tenus mon frère sur Spoogue. Et je pense que ça se passe de commentaires. Cela donne à peu près ceci : "c’est vraiment trop naze... ’faut absolument que je me l’achète !".
Spoogue fait parti d'une de mes très bonnes dernières suprises, et ce pour de grandes raisons ! Milhiet m'a particulièrement épaté sur ce coup la !
Tout d'abord, par l'atmosphère très particulière de cette bd : on y percoit un mélange de Nef des Fous et de De cape et de Crocs, c'est a dire un univers au fort pouvoir comique, engendrant le n'importe quoi sans tomber dans le n'importe comment. tout le monde suit ?
Les différentes situations sont abracadabrantesques, les évenements particulièrement droles, et la relecture de cette bd est meilleure à chaque fois. que du bonheur
L'humour est assez fort, jamais vulgaire, et (heureusement) souvent drôle. Tant mieux !Toutefois, si je ne classe pas cette série comme "culte", c'est peut etre qu'elle souffre de la comparaison que j'en fait avec "La nef des fous", ou le tout me semble un peu plus mature... J'attend donc le tome 2 avec impatience pour revoir ma note !!
Les différents personnages sont tout bonnement géniaux. Leur physique, leurs mimiques, tout pousse à rire ! Spoogue, Kougna, Glenouille, ne sont que des exemples des différents personnages ultra-travaillés, qui ont tous un rôle assez tordant dans l'histoire.
Les dessins de Milhiet sont pour le moins...personnel. Difficile de trouver des inspirations dans ce style à la fois assez fouillés, et chargé par une colorisation assez dense... on aime ou on aime pas. Sans être particulièrement charmé par le style, je dois avouer que j'aime assez !
De toute facon, la grande force dans illustrations réside dans le fourmillement de détails hilarants que l'on découvre à chaque relecture... du tout bon
En bref, Spoogue démarre sur les chapeaux de roues et risque fort pour moi de devenir culte avec le temps...
Alors là, grosse claque à la lecture de cet ouvrage.
Si grosse que j'en ai peur de foirer ma critique et de ne pas savoir quoi dire tant mes jugements peuvent paraitre puérils !
Enfin bref .... Spooogue, c'est un concentré de qualités ! Un concentré tellement corsé que je n'arrive pas à croire que ce soit la premiere oeuvre du génial MONSIEUR Milhiet.
Ce dernier a réussi en un album a nous conquérir avec son monde déjanté.
Oui DEJANTE ! car ici tout est poussé à l'extréme !!
Que ce soient l'humour extremement grincant, l'univers loufoque, tout droit sortie des dessins animés les plus fantasmagorique, la beauté extréme des illustrations, ou l'histoire survitaminée ( que d'actions ! ) on est completement depayssée par ce monde aussi comique qu'étrange et brumeux !
Le héros, le barbare, le roi, tous je dis bien tous on un aspect délirant renforçant l'ambiance de " part en vrille " que l'on sent dès la première page de ce premier opus ! et pourtant on sent malgré un désordre logique ! on est nullement choqué par l'aspect d'un seul perso, on les sent tous s'accorder entre eux !
On pleure de rire en voyant le bourreau, on s'esclaffe en repensant aux coléres du roi ! depuis Garulfo, je n'avais pas autant ris !
C'est dire le niveau ! et le dessin n'étant pas en reste .... Jetez vous dessus !
Il me tarde quelle trame va être mise en place dans le deuxieme opus, car que de choses se sont passées en 1 seul album !
Milhiet, il a l'air d'avoir le génie au niveau de l'imagination pour l'ambiance d'un Ayroles, et le talent artistique d'un Masbou ! Un mec à suivre, au même titre que ce culte naissant, de très prés !
Yes ! ca c'est de la bd originale, fun, drole et tout et tout !...
Nan serieusement le scenario est bien (sans plus) mais qu'est ce c'est drole ! on ne s'ennuie vraiment pas tout au long de la lecture !
je suis sur qu'avec la suite, bah spoogue deviendra une bd culte !!
Hum...ce premier tome quel plaisir vraiment ! On ne peut pas dire que je me suis ennuyée pendant la lecture de Spoogue bien au contraire, les yeux toujours bridés ou en larme (de rire) un intérêt grandissant de page en page, des yeux grands ouverts, bref ! en état de lecture intensive, synonyme de très bonne série bien sûr !
Je découvre ici, bien que forcée, le petit monde de Paracétamol, un univers illustré sublimement et écrit fort bien par le sieur Milhiet qui, il faut l’avouer, à de gros talents ! Et il a le mérite de travailler seul car il est pas du tout facile de se motiver, de colorier, de faire le découpage etc. dans son coin comme un sans-ami ! Donc, première constatation Olivier Milhiet est seul et arrive à sortir un album hors du commun et surtout truffé d’humour, de jeux de mots, de détails…
Les dessins sont vraiment sublimes et on peut faire un rapprochement avec le style bien spécial de Masbou, comme disais les autres « critiqueurs » des formes variées et je trouve (mais c’est discutable) que les personnages, l’architecture sont souvent allongés deux exemples flagrants que l’on peut voir ne serait-ce que sur le couverture : le château pour l’architecture et le héros Spoogue bien sûr ! Pendant que nous sommes sur la couverture : je trouve aussi les couleurs de la mini-colline et de Spoogue pas folichonnes, l’aquarelle n’est pas très bien maîtrisée ici, mais on va pardonner tout de même ce jeune auteur qui débute seulement. Spoogue est un fossoyeur (peu banal comme métier pour un héros de BD) et tombe amoureux d’un cageot : la princesse du royaume : Glenouille, qui est l’une de mes héroïnes BD’s préférées mais le brave Spoogue rencontre Kougna qui cherche à se servir de ses morts pour monter une armée rien que ça donne lieu à des scènes totalement cocasses, je pense notamment aux planches 16&18&19 : éclatant tout d’abord la reine un peu niaise : « oh mais qu’elle belle croûte messire Kougna, puis le vilain monsieur qui vient espionner Spoogue et Glenouille en train de faire des choses pas très catholiques qui dit à Kougna, qui se fait passer pour un peintre afin de rentrer dans le cimetière : « Oh la belle croûte » en passant en vitesse pet enfin le garde qui passe en cheval « oh la belle… »Kougna désespéré « Rhââ » mais la suite était « …toile », enfin bref, avouer que c’est assez marrant, comment ça non ? je raconte mal ? Bon, à part ce gag pas drôle il y a des cases vraiment sublimes où grâce à la peinture il arrive à donner un atmosphère les couleurs ne sont pas les-mêmes pour la région du cimetière et le château ! Des traits qui manquent quelques fois d’assurance mais cela n’ampute pas énormément la qualité général du dessin ! Les personnages sont aussi très caricaturés, je pense aux évêques du PIB ( Pontifical Bureau de l’Inquisition) qui ressemble aux Daltons en un peu plus musclés et plus laids. Des détails marrant comme toi, par exemple planche 3 avec le chien qui s’en prend plein la tête. Les illustrations sont très bien réussis, mention bien mais ils gagneront sans aucun doute d’assurance et d’esthétique aux fur et à mesure que les années passent.
Vous l’aurez compris, même si je l’ai déjà un peu raconté avant, j’ai pas pu me retenir, que Spoogue est une série qui mêle humour déjanté et aventure fantastique, moi de mon côté je vois la quête de Kougna comme étant l’instrument de Milhiet pour faire part de son humour…mais ce n’est que mon humble avis, des situations cocasses, comme vous avez put vous en rendre compte avant, préfère pas en parler, c’était trop lamentable J… Une narration qui sert seulement à situer le lieux et le temps ce qui rend l’histoire plus fluide. Les dialogues sont vraiment éclatants, enfin…surtout les personnages qui les prononcent, il arrive habilement à rendre ceux-là attachants par leur remarque, leurs attitudes etc. qui des fois ressemblent à des Cartoons. Mais j’aimerai tout de relever un petit défaut qui fait hélas passer de 5/5 à 4/5 l’album : je ne vois pas beaucoup d’avenir en Spoogue, quoi ? deux tomes au maxi, et encore je me demande bien ce que ça va donner je pense qu’il ne sait pas donner assez de matière pour un second opus, c’est bien dommage, nous sommes promenés en ne sachant pas où l’on va, je ne sais pas vous mais moi ça me donne une impression assez bizarre, c’est désagréables, voilà le mot que je cherche ! Ce défaut non négligeable fait office de conclusion sur le scénario, qui à part cela est très bien, je le répète !
En fait je ne vois pas d’avenir en Spoogue mais plutôt en son créateur, j’ai nommé Olivier Milhiet, c’est plutôt un très bon premier album, voilà !
cet univers medieval fantastique dejanté m'a enormement plu, et meme plus : J'idolatre Spoogue.
Les perso sont attachants comme dans peu de BD. L'histoire va à 3000 à l'heure, on ne s'ennuie pas une seconde. Le tout ponctué de petits gags delirants.
le dessin en couleurs directes est sublime, maitrisé.
Pour une premiere BD, Monsieur Milhiet, c'est une grande reussite !